L'homéopathie mieux encadrée

Posté le 13/07/2013  —  Actualité précédente / suivante

Un arrêté royal adopté par le Conseil des ministres en exécution de la loi Colla de 1999 définit des règles strictes pour encadrer l'exercice de l'homéopathie.

Désormais, seuls les médecins, les dentistes et les sages-femmes (pour des gestes qui concernent leur pratique) seront autorisés à pratiquer. Ils ne pourront toutefois le faire qu'à titre complémentaire. En outre, le prestataire homéopathe devra également posséder un diplôme en homéopathie de l'enseignement universitaire ou supérieur. Pour un médecin, il s'agira d'au minimum 600 heures de formation théorique et de 200 heures de stages. La Belgique ne proposant pas d'enseignement officiel de l'homéopathie, c'est la Chambre "homéopathie" de la Commission paritaire créée pour examiner la mise en oeuvre des pratiques non conventionnelles qui devra proposer à la ministre la liste des organismes reconnus. 

Pour exercer, les homéopathes devront également être enregistrés par la ministre de la Santé. La reconnaissance est assurée pour une durée indéterminée à condition de suivre une formation permanente. Des dispositions transitoires sont prévues pour la cinquantaine de kinés et d'infirmiers qui pratiquent actuellement (être inscrit depuis au moins un an dans une formation reconnue et s'enregistrer dans les cinq ans).

Quelque 340 homéopathes pratiquent en Belgique, dont 75% sont médecins, 3,5% infirmiers et plus de 20% n'ont aucune formation (para)médicale. 

L'Avenir et Le Soir, 13 et 14 juillet 2013 
 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.