Les métiers lourds toujours plus masculins

Posté le 11/03/2017  —  Actualité précédente / suivante

Une étude révèle que la présence des femmes dans une série de métiers dits « lourds » est en baisse depuis 2011.

Acerta, une société spécialisée dans les ressources humaines, s’est penchée sur la présence des femmes dans le monde du travail et en particulier dans 17 métiers dits « lourds ». Ces derniers regroupent les fonctions dans le domaine de l’industrie du métal et du bois ou encore des métiers manuels, souvent considérés comme typiquement masculins.

On savait que les femmes étaient très minoritaires dans ces secteurs professionnels mais l'étude montre que la présence des femmes a encore tendance à s'amenuiser. La diminution de la présence féminine est particulièrement significative dans l’industrie du métal, où la gente féminine n’est presque plus représentée, passant de 5,1 % de femmes en 2011 et moins de 1 % en 2017. Ce fait est d'autant plus surprenant que l'on pourrait supposer que les évolutions technologiques et des mentalités auraient pu augmenter la part de femmes actives dans les métiers réputés durs. 

Seul le secteur de la construction fait figure d’exception, avec une légère hausse du nombre de travailleuses. Elles étaient 1,14 % en 2011 contre 1,38 % aujourd'hui, ce qui reste très anecdotique.

Si l’analyse montre que la part des femmes est en diminution dans chacune des trois régions du pays, elle met aussi en évidence des différences importantes. La Wallonie est la moins égalitaire avec 4 % de femmes dans les secteurs lourds tandis que la Flandre et la région bruxelloise comptent respectivement 10 % et 12 % de femmes actives dans les secteurs étudiés. 

 

Références, 11 mars 2017

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.