Premier bilan pour le contrat d'insertion bruxellois

Posté le 12/02/2018  —  Actualité précédente / suivante

En avril 2016, le ministre bruxellois de l'Emploi, Didier Gosuin, lançait le contrat d'insertion. Après un et demi, un premier bilan s'impose.

Pour rappel, le contrat d'insertion est proposé à tout jeune bruxellois de moins de 25 ans inscrit chez Actiris depuis 18 mois. Ce contrat permet un engagement de 12 mois dans le secteur non-marchand ou public.

Ce type de contrat a certains avantages pour l'employeur :

  • un système calqué sur le dispositif ACS (Agents Contractuels Subventionnés);
  • une prime de 24 000 euros à 27 000 euros par an et par jeune;
  • des réductions de cotisations sociales.

Malgré cela, Actiris met en évidence une difficulté importante à trouver des jeunes, le public éligible étant particulièrement fragilisé et très éloigné du marché de l'emploi. Ainsi, moins de 50 % des jeunes infraqualifiés (n'ayant pas le CESS) se présentaient aux rendez-vous consacrés aux contrats d'insertion. En fin 2017, une amélioration été constatée en grande partie grâce à un travail d'information du public concerné. Au 30 novembre 2017, 354 jeunes avaient été mis à l'emploi auprès de 112 employeurs.

Mais ces chiffres restent trop faibles. Alors, pourquoi un jeune considéré comme prêt à s'engager dans un emploi à court terme ne reçoit pas de contrat d'insertion?

Deux raisons sont mises en avant:

  • le cas du jeune qui a un projet professionnel qui ne correspond pas la mesure, limitée aux emplois du secteur non-marchand et aux pouvoirs publics;
  • le fait que l'employeur peut refuser la candidature d'un jeune, ce qui arrive dans environ 15 % des cas.

Alteréchos, 12 février 2018


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