S’expatrier pour réussir ?

Posté le 19/01/2013  —  Actualité précédente / suivante

D’après les chiffres du SPF des Affaires étrangères, quelque 560.000 Belges sont installés à l’étranger. Chaque année, 20.000 à 40.000 personnes quittent le territoire belge pour seulement 15.000 retours annuels. Ce qui fait minimum 5000 départs « nets » par an. 

Si la Belgique figure parmi les pays où travailler est le plus agréable (selon l’European Trade Union Institute), de nombreux Belges quittent le pays pour découvrir d’autres horizons, donner un coup de fouet à leur carrière ou tout simplement envisager d’autres manières de travailler, de créer et les possibilités de développement. De nombreuses expatriations sont également dues à des changements politiques et une ouverture de certains pays, comme la Chine ou la Russie. 

La France reste une des destinations phares suivie des autres pays européens, des Etats-Unis et du Canada. Ce dernier recrute d’ailleurs environ 1.000 Belges par an et recherche souvent des profils très qualifiés comme des ingénieurs, des géologues, des géographes mais aussi des chauffeurs routiers, des bûcherons ou encore des bouchers. 

Les métiers du domaine de la culture (architecture, mode, cinéma, danse…) sont les plus « internationaux ». Via Internet, mais aussi la multiplication des foires, salons et festivals étrangers, les influences artistiques et les artistes voyagent bien au-delà des frontières. Les ONG européennes accueillent également beaucoup de Belges dont le bilinguisme, et parfois le trilinguisme, constitue un atout, surtout dans les pays africains où l’on parle français. Enfin, les DOM-TOM restent également des pays attirants. On y manque souvent de professions techniques, de médecins ou encore d’infirmières. 

Victoire, 19 janvier 2013 

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.