Toujours pas de reconnaissance pour le métier de psychomotricien

Posté le 16/10/2019  —  Actualité précédente / suivante

La Cour constitutionnelle a validé la procédure de non-reconnaissance de la psychomotricité comme profession paramédicale.

C'est un nouveau coup dur pour la Fédération des étudiants francophones (FEF) et l'Union professionnelle belge des psychomotriciens (UPBP), qui espèrent depuis longtemps une reconnaissance de la psychomotricité comme profession paramédicale.

Pour ces professionnels, le flou est total : ils ne peuvent pas avoir de numéro Inami et ne connaissent pas la liste exacte des actes qu'ils peuvent poser sans marcher sur les plates-bandes d'autres professions paramédicales (kinésithérapeutes, ergothérapeutes, etc.). A noter qu'il n'existe pas de formation équivalente en Flandre.

De son côté, la Cour de Justice européenne estime qu'il n'y a pas de préjudice pour les psychomotriciens belges désireux de travailler dans un pays étranger bien que, dans la pratique, il semblerait que le ministère de la Santé française ait donné des directives pour écarter les dossiers de psychomotriciens belges.

Conséquence directe de ces incertitudes : le nombre d'étudiant inscrits en 1re bachelier en psychomotricité a chuté de 70% entre 2012 et 2018.

L'Avenir, 16 octobre 2019

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.