Abilio Curado, Tuyauteur

Interview réalisée en septembre 2017

Quelle formation avez-vous suivie pour devenir tuyauteur ?

Une formation pour demandeurs d’emploi au FOREM.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

A la base, je m’étais inscrit pour une formation soudure, mais la période d’attente était trop longue. On m’a donc proposé de m’orienter vers la tuyauterie. Je n’éprouve aucun regret : j’ai très vite adoré les techniques liées à ce métier. 

Comment définiriez-vous votre métier ? 

Le tuyauteur fabrique et assemble des tuyaux de différentes matières (acier, inox, aluminium, cuivre, plastique etc.) et diamètres.

Quel a été votre parcours professionnel ?

J’ai travaillé pour plusieurs entreprises spécialisées dans la tuyauterie. J’ai commencé par effectuer des travaux simples puis, des plus compliqués pour ensuite devenir responsable d’un petit groupe. Mon parcours professionnel m’a permis de me perfectionner et de maîtriser l’utilisation du matériel spécifique employé par le tuyauteur : disqueuse, fraiseuse, chalumeau, foreuse, poste à souder etc. Je préparais principalement les tuyaux en atelier avant de les assembler en entreprise au moyen, entre autres, d’engins de levage (grue, clark, etc.). Aujourd’hui, je travaille également comme formateur au sein du centre de compétence  Technifutur. 

Quels sont les connaissances de base indispensables au métier ?

Une excellente lecture de plan conventionnel et isométrique, des connaissances en mathématiques (et plus particulièrement en trigonométrie) et, au niveau technique, il faut connaître les différents procédés de soudure. Le travail en atelier exige aussi de maîtriser des procédés de découpe, des prises de mesure, d’assemblage, de cintrage, de filetage,  etc.

Les tuyauteurs portent-ils un uniforme de protection ?

Oui. Un pantalon et une veste ignifugées de préférence, chaussures de sécurité, gants, lunettes mais aussi des bouchons pour oreilles car on travaille souvent dans un environnement bruyant.

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce métier ?

La diversité des tâches qui fait qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer ! Il n’y a pas de monotonie dans notre métier. A un moment, on s’occupe de la prise de mesures, à un autre on fait de la découpe ou de l’assemblage. De plus, comme je l’ai signalé, on travaille sur des matières différentes dont chacune a ses spécificités (cuivre, acier, aluminium, inox, plastique etc.) et sur des pièces dont les  diamètres sont complètement différents. On s’occupe de très petites tuyauteries de quelques millimètres à des tuyauteries parfois gigantesques ! Ce métier permet aussi de « voyager ». On ne reste pas tout le temps en atelier, on peut aller travailler également sur chantier et parfois même dans un autre pays ! En effet, l’installation de conduites à l’étranger n’est pas rare !

Et quels seraient les points plus négatifs ?

Les charges peuvent être lourdes et, si on est mal équipés, c’est le dos qui trinque. Nous travaillons souvent dans des endroits bruyants et poussiéreux.

Trouve-t-on facilement de l’emploi ?

Pour ma part, depuis ma formation, j’ai toujours travaillé dans ce domaine. Les stagiaires que nous formons à Technifutur trouvent assez facilement de l’emploi. D’ailleurs, nous faisons une fois par an une visite annuelle des agences intérim qui sont continuellement à la recherche de bons candidats.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.