Adel Louzani,
Opérateur de photocopieuse

Interview réalisée en juin 2013

Quelle formation avez-vous suivie ? 

Je n’ai pas suivi de formation particulière. À la base, j’ai commencé à travailler comme étudiant puis, j’ai continué en attendant de trouver mieux. Le responsable du copy shop m’a expliqué les grandes lignes du travail  et le technicien envoyé par le fabriquant de photocopieurs les bases techniques très simples que je devais connaître pour remédier aux petits problèmes techniques. Mais, dès que la panne est plus sérieuse, c’est lui qu’on appelle. 

Depuis combien de temps travaillez-vous à ce poste ?

Ca va faire deux ans, maintenant. Mais bon, il est clair que c’est un job d’appoint. Il ne demande aucune qualification particulière et est donc assez mal payé. On ne peut pas faire ça toute sa vie. La seule perspective d’évolution dans le secteur est de reprendre l’affaire à son patron… Franchement, ce n’est pas très enthousiasmant.

En quoi consistent précisément vos fonctions ? 

C’est assez simple. Le matin, j’allume les photocopieuses, pour qu’elles soient prêtes à l’emploi quand les clients arrivent. Je range un peu la boutique, je vérifie les niveaux d’encre et de payer des machines. Ensuite, je prends les commandes des clients. Généralement, ils font leurs photocopies eux-mêmes et je n’ai qu’à vérifier les compteurs des photocopieuses pour voir le tirage effectué. Parfois, j’interviens plus, lorsque le client demande un travail particulier comme une reliure, une couverture spéciale, un pelliculage…

Quel est le profil de vos clients ? 

Dans leur immense majorité, ce sont des étudiants qui viennent photocopier des cours ou des notes de cours. Les mois de décembre et mai-juin sont des périodes de rush à cause des examens tout proches. Le reste de l’année, le public est assez mélangé.

Quelles sont les qualités nécessaires pour occuper ce genre de fonction ? 

Honnêtement, le métier demande peu de compétences. Les qualités se situent plutôt au niveau physique, et encore. Il faut pouvoir porter des fardeaux assez lourds (bidons d’encre, rames de papier…). Mais, le plus éprouvant, c’est le bruit continuel, les flashes et l’odeur de l’encre et des solvants.

Il y a aussi des aspects positifs, non ? 

Oui, le contact humain, notamment. Mais, ça dépend des circonstances… Si le client est pressé, si un problème technique se pose…  Les horaires sont assez intéressants aussi. Ici, par exemple, les heures d’ouverture sont calquées sur les horaires scolaires. Ce qui laisse quand même pas mal de temps libre.

Combien de temps travaillez-vous par semaine ? 

Entre 18 et 40 heures, voire plus. Normalement, je travaille à mi-temps mais il m’arrive fréquemment de faire des heures supplémentaires en période d’affluence, lors des mois d’examens, surtout. Les vacances scolaires sont en général beaucoup plus calmes. L’activité reprend vers la mi-août, avec l’approche des secondes sessions. 

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.