Anne Morlion, Assistante de gestion

Interview réalisée en janvier 2009

Anne Morlion est management assistant DQA (Direction Quality Affairs) depuis 8 ans dans une société pharmaceutique du secteur non-marchand. 

En quoi consiste votre activité au quotidien ? 

Je suis la personne de relais pour tout ce qui touche au « Plant Management », c’est-à-dire à la sécurité, à l’entretien, au catering. Je passe aussi les commandes de matériel de bureau et j’assure le suivi du budget. Dans le cadre de mon travail, je suis en contact avec les partenaires technologiques, l’inspection pharmaceutique, les fournisseurs et les collègues de la maison mère à Amsterdam. Je rédige et je traduis en néerlandais, français et anglais du courrier, des courriels et des procès-verbaux pour le comité de direction et le conseil d’administration. J’assure le suivi de divers dossiers relatifs à l’environnement, aux formations pour nos secouristes, des abonnements à diverses revues… J’organise des réunions. Je rédige l’ordre du jour, je fais le procès-verbal, je trouve et réserve la salle, je prévois les repas… J’organise aussi des voyages pour la direction et le management. Je m’occupe du transport, de l’hôtel, des devises étrangères, de la location de véhicules sur place, de l’inscription à des congrès ou à d’autres événements. 

Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer votre profession ? 

Je pense que ce métier demande des talents d’organisatrice, de la rigueur, du bon sens, de la loyauté, de la discrétion et une grande conscience professionnelle. Il faut être proactif, savoir faire face au stress, prendre des initiatives, avoir le sens pratique et être créatif dans la recherche de solutions. Un bon assistant est diplomate, il a du tact : il est le lien entre la direction et le personnel. Il faut aussi être disponible et accepter de faire des heures supplémentaires. Enfin, je suis trilingue, ce qui est nécessaire. 

Quels sont les avantages et les inconvénients de votre métier ? 

J’ai certaines responsabilités mais rien de trop lourd, contrairement aux directeurs, ce qui me plaît. Je ne vois pas d’inconvénients, sauf le nombre d’heures supplémentaires. 

Quel est l’horaire de travail ? 

En général, je travaille de 8h du matin à 17h, mais il m’arrive de commencer à 7h30 et de finir à 18h en fonction de ce que j’ai à faire. 

Quelles études avez-vous faites pour accéder à votre profession ? 

J’ai terminé des humanités gréco-latines. J’ai ensuite commencé le droit mais je n’ai pas terminé. 

Quel a été votre parcours professionnel ? 

J’ai débuté ma carrière il y a 30 ans comme employée administrative. Après quelques années, j’ai été promue secrétaire, puis secrétaire de direction, et enfin, « management assistant ». 

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ? 

Je n’ai pas vraiment choisi ce métier. Après ma tentative d’études supérieures, travailler comme employée administrative était la seule voie possible. Mon handicap était que je ne connaissais pas la dactylographie, mais j’avais un atout : j’étais bilingue. Petit à petit, j’ai appris sur le tas et j’ai fait mon chemin. J’ai, en outre, eu la chance d’avoir des patrons qui ont décelé chez moi des capacités dont j’ignorais l’existence ! 

Que diriez-vous à un jeune qui souhaite se lancer dans cette voie ? 

C’est un beau métier, indépendant, valorisant, très varié et enrichissant. 

Avez-vous une anecdote à raconter ? 

Un jour, j’ai été témoin d’un délit de fuite sur notre site. Un camion avait arraché une partie de notre système d’accès. J’ai pu le rattraper et je lui ai fait remplir une déclaration d’accident. Le travail de secrétaire n’est donc pas toujours un travail de bureau ! Un autre exemple illustre la polyvalence de mon profil. Un jour, mon patron avait oublié d’enlever l’étiquette du nouveau costume qu’il portait. J’ai heureusement pu l’en avertir discrètement avant qu’il n’entre en réunion !

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.