Axel Janssens, Soudeur

Interview réalisée en juillet 2017

Quel a été votre parcours scolaire ?

J’ai suivi l’enseignement professionnel, option mécanique polyvalente dans le second degré. J’y avais un cours de soudure et c’était l’un de ceux que j’appréciais le plus. Je me suis donc orienté en 5e professionnelle dans l’option « métallier-soudeur » avant de compléter par une 7e année en chaudronnerie. Je savais que cette option était porteuse d’emploi et cela a aussi influencé mon choix. 

Avez-vous facilement trouvé un emploi ?

Oui directement ! En fait lors de ma 7e année,  j’ai fait un stage dans une société spécialisée dans le découpage des métaux, Dcoup Laser. Parmi ses autres services, on y retrouve le taraudage, le fraisage, le chanfreignage mais aussi le soudage (MIG-MAG, TIG).  Et, vraisemblablement parce qu’ils étaient contents de moi, ils m’ont engagé dès la fin de ma 7e ! J’ai commencé par occuper divers postes et aujourd’hui la soudure est l’une de mes activités principales. 

La formation que vous avez suivie en école secondaire était-elle suffisante pour exercer le métier ?

Oui, on peut dire que j’étais directement opérationnel même si on en apprend toujours plus au contact de ses collègues !

Quel est votre horaire de travail ?

Auparavant, c’était 8h00-16h30 mais depuis peu notre société a instauré un horaire à pauses : 6h00-14h30 et 13h00-21h30.

Quels types de soudage effectuez-vous ?

Le plus souvent, je soude à l’arc électrique. Ce procédé élève la température des métaux à souder jusqu'au point de fusion. Je soude tous types de matières de diverses épaisseurs, de la plus fine à la plus grosse, et ce à la demande d’entreprises (de construction par exemple) qui constituent notre clientèle. Souvent, celles-ci nous fournissent elles-mêmes des indications précises sur le type de soudage à effectuer. Nous choisissons donc le procédé selon ces indications, la pièce ou encore la matière.

Quel temps vous prend une soudure ?

Généralement, le procédé dure d’une trentaine de secondes à cinq minutes. Parfois, je les enchaîne sur une journée. 

Et qu’est-ce qui vous plaît dans votre métier ?

Le fait de travailler sur des pièces parfois uniques.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui serait intéressée par le métier de soudeur ?

Avant de choisir ce métier, il y a divers éléments à prendre en compte. Ainsi, il est nécessaire de porter un équipement de protection individuel (EPI) qui se compose de chaussures spécifiques, d’un pantalon ignifugé, de gants, d’un casque avec visière et de lunettes.

L’environnement est parfois bruyant mais on peut alors porter un casque anti-bruit.   

Le soudeur est souvent en position debout donc mieux vaut ne pas avoir de problèmes de dos ! Et puis, il faut savoir également que ce n’est pas un job sans danger. Il y a toujours le risque de se brûler. Il faut sans cesse être vigilant.  

Le métier a-t-il beaucoup évolué ces dernières années ?

Je suis un jeune soudeur et donc je ne suis peut-être pas le mieux placé pour répondre à cette question mais le matériel est apparemment bien plus performant maintenant. Je prends pour exemple l’apparition des nouveaux masques à souder « électronique » ou « automatique » avec systèmes intégrés de ventilation et de filtration de l’air. Ils permettent une meilleure protection lors des opérations de soudage et servent à éviter les méfaits des rayonnements ainsi que des risques de brûlure par les projections d’étincelles et de gouttelettes de métal générées par la soudure. Certains masques de soudure offrent également la protection des voies respiratoires.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.