Digital Age Design (DAD) est une agence Web composée de 65 personnes qui travaille au c'ur des réalités du marché Internet et implémente des solutions Internet, Intranet, Extranet et E-commerce. Elle a été fondée en 1995 sur l'initiative de Benoît Lips, auteur de plusieurs ouvrages qui ont contribué à populariser l'Internet en Belgique. http://www.dad.be/

En quoi votre activité consiste-t-elle ?

Après analyse, nous proposons à nos clients des recommandations qui permettent d'améliorer leur politique marketing et de communication sur le Web

Notre rôle consiste à comprendre et à identifier leurs besoins réels, à resituer clairement leurs activités, à voir pourquoi ils ont besoin d'Internet et à étudier ce que font leurs concurrents.

Cette analyse ne se borne pas aux besoins internet déjà envisagés par nos clients. Il s'agit d'aller plus loin que ce qu'ils imaginent, d'arriver a faire une proposition, une recommandation sur mesure dans un cadre long terme. Un site web doit évoluer pour survivre.

On peut distinguer deux type d'activité de marketing en ligne en fonction des étapes de création et de vie d'un site.

En phase de construction, d'analyse, il s'agit de faire en sorte que le message voulu par le client soit bien diffusé, qu'il touche sa cible, que le site soit visité et visionné conformément aux objectifs fixés.

Lorsque le site est en fonction, il faut en faire parler, le faire connaître à travers toile au moyen de différents outils, et notamment, du référencement.

Un utilisateur sur deux arrive à destination via un moteur ou un annuaire de recherche. Il est donc primordial de s'y enregistrer, de s'y référencer correctement.

Le marketing en ligne représente-t-il une nouveauté dans le domaine ?

Le media web est tout à fait spécifique. Les médias classiques, traditionnels, historiques sont connus. On sait comment y produire et distribuer un message. Le Net est nouveau, il grandit, change, évolue de jour en jour. On découvre de nouvelles technologies qui offrent de nouveaux moyens, de nouvelles opportunités.

Internet est un outil à haute valeur technologique. Il permet d'aller beaucoup plus loin dans des campagnes de communication de masse ou extrêmement ciblées.

Via le net on peut savoir qui est derrière l'écran, ce qu'il fait, ce qu'il cherche, ce qu'il veut. L'information obtenue permet d'établir des catégories, des profils d'internautes par type d'activité ou temps de connexion. Certains utilisent le Net pour se simplifier la vie, d'autres pour communiquer.

En fonction d'analyses et d'outils qui lui sont propres, le Web rend possible un service sur mesure, personnalisé, de très grande qualité, l'élaboration d'un marketing direct (one to one), une relation virtuelle de proximité avec le client.

Au niveau des campagnes de communication, comme le bannering, dérivé des campagnes d'affichage traditionnelles, Internet introduit la notion de temps réel. L'impact, la performance d'une campagne peuvent être évalués à tout moment.

Quels sont, selon vous, les aspects positifs et négatifs de votre métier ?

Actuellement, c'est un métier fantastique parce qu'il permet d'évoluer dans un monde passionnant où tout est nouveau, où tout évolue. On se remet perpétuellement en question.  Chaque instant surgissent de nouveaux acteurs, de nouvelles technologies, de nouveaux métiers, de nouvelles conceptions.

Ma fonction me permet de conjuguer mon métier historique qui est la communication à l'une de mes passions. C'est un mariage intéressant.

Bien sûr, en terme de timing on ne peut pas faire du 10/17. Ce genre de profession demande beaucoup de disponibilité,

Quel est, globalement, votre parcours ?

J'ai une formation de marketing/communication en école privée et en cours complémentaires à l'Ichec.

Après mes humanités, j'ai voulu rapidement connaître la réalité du terrain.

Le marketing et la communication sont des choses que l'on apprend, autant par la pratique que par la théorie.

Après mes études, je suis rentré dans une agence en tant qu'account manager. J'étais responsable d'un portefeuille de clients pour lesquels je faisais tout de a à z, depuis les recommandations stratégiques jusqu'au suivi de production, au suivi de campagne.

Ca va faire un an et demi que je suis chez DAD où j'occupe la fonction de responsable de la division Online Marketing.

D'après vous, quel est le profil idéal du webmarketer ?

Il faut comprendre deux métiers.

Comprendre Internet, c'est savoir ce qu'est un site, comment on en construit un, à quoi il sert, quelles en sont les utilisations possibles.

Il faut comprendre les aspects techniques même s'il n'est pas nécessaire de savoir programmer. Il est important de savoir quels types langages existent et à quoi ils servent.

Le marketing en ligne impose une connaissance du marché de l'Internet et de ses technologies, de pouvoir imaginer et anticiper leurs évolutions, de savoir ce qu'est la communication sur le web et de connaître le profil des internautes.

D'autre part, il faut savoir ce qu'est le métier de la communication, le marketing en dehors du web, dans les médias traditionnels.

Il faut être capable d'établir des stratégies de communication, de comprendre ce qu'est un message commercial, comment on en bâti un, comment l'améliorer.

Une expérience dans le monde de la communication via des agences de communication classiques est souhaitable.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaiterait se lancer dans le marketing en ligne ?

Etre très curieux, ouvert, vouloir apprendre, aimer communiquer, innover, s'intéresser à tout ce qui touche au métier.

Faire des études reste très important pour la connaissance générale du métier, pour l'ouverture d'esprit.

Aujourd'hui, le profil a la mode est d'être consultant. Conception généraliste, tout le monde est consultant, fait un peu de tout.

La notion est séduisante, un profil de pur spécialiste est souvent difficile à caser.

Il me semble pourtant que les gens qui trouvent les meilleures places, qui s'épanouissent dans ce métier ont une connaissance générale du secteur très poussée, savent faire plusieurs choses, certaines en profondeur et les autres, en surface.

L'idéal étant, ainsi, d'être généraliste et suffisamment spécialisé pour être indispensable à son poste.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.