Christophe Cagnina,
Fraiseur / opérateur sur commande numérique

Interview réalisée en septembre 2006

Agé de 22 ans, Christophe Cagnina est fraiseur sur commande numérique. Il travaille depuis plus d'un an chez Precical. Située à Hermalle-sous-Argenteau, cette société est spécialisée dans la conception et la réalisation de matrices d'injection de haute précision pour l'industrie.

Quelle est votre formation ?

J'ai fait mes études à l'institut Don Bosco en tant que tourneur-fraiseur en technique de qualification. J'ai eu une excellente formation mais l'école reste une base. Elle n'est pas assez impliquée dans l'industrie que pour répondre au mieux aux besoins.

Quel est votre parcours professionnel ?

Il y a deux ans et demi, j'ai commencé dans une petite entreprise à Herstal. Après une semaine, Cockerill m'a contacté pour me proposer un emploi. J'ai accepté tout de suite et j'ai travaillé pendant un an en tant que rectifieur sur commande numérique - programmeur sur rectifieuse - et pontier cabine. Ensuite, j'ai trouvé un emploi chez Precical. Je travaille ici depuis un an et demi.

En quoi consiste votre travail ?

Je programme à l'aide d'une machine commandée par ordinateur. On me transmet un plan que je dois interpréter et traduire en langage numérique. J'introduis les données dans la machine qui effectue alors le travail demandé.

Quelle est l'importance des mathématiques dans votre métier ?

Les mathématiques ont une grande importance. Quand les plans sont donnés, il faut parfois calculer certains points, certaines trajectoires, et la trigonométrie est souvent nécessaire dans ce cas.

Quelles sont les qualités nécessaires dans votre travail ?

Il faut avant tout connaître la machine et les outils. Il est également nécessaire d'avoir une vision en trois dimensions, de bien se représenter la pièce et le plan pour pouvoir interpréter au mieux et satisfaire le client.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

L'une des difficultés est le manque d'écolage, pour gagner du temps et de l'argent. Quand je suis arrivé ici, j'avais une formation de base. On m'a mis sur une machine à commande numérique et j'ai dû beaucoup apprendre par moi-même et essayer d'évoluer le plus vite possible sans avoir pour autant les aides nécessaires.

Une autre difficulté porte sur la différence de nuances dans les outils, dans les pièces, etc. Il y en a tellement qu'il faut du temps et de l'expérience avant de s'y connaître et de pouvoir aller de plus en plus vite.

Quelle est l'importance de la formation continuée ?

A l'école, je travaillais sur des machines qui avaient 20 à 25 ans d'âge avec des outils qu'on n'utilise plus maintenant. Aujourd'hui les machines et les outils sont dix fois plus rapides, plus précis, et ils continuent d'évoluer. En entreprise, pour rester à la pointe, il faut constamment progresser et se tenir au courant des évolutions. La formation est donc toujours nécessaire.

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous au jeune qui souhaite exercer cette profession ?

Il ne faut pas négliger l'école et ne pas avoir peur de se lancer dans une entreprise ou une formation. Si on ne trouve pas de travail, il vaut toujours mieux suivre une formation pour rester à niveau.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.