D'Hoore, Directeur d'hôtel

Monsieur D'HOORE est directeur de l'hôtel Albert 1er.

Pourriez-vous nous parler de votre profession ?  Quels sont les avantages et les inconvénients de celle-ci ?

Les avantages de ma profession sont que nous sommes en contact permanent avec la clientèle, que nous leur offrons des services, que nous prenons soin de nos hôtes, que nous rendons leur séjour plus agréable.  Nous aimons que nos clients se sentent chez eux.  Les désavantages ?  Ce n'est certainement pas un job de fonctionnaire de 9 à 17 heures ; il arrive souvent qu'en soirée, je dîne avec un client ou que je fasse une visite de l'hôtel.

En résumé, je considère mon travail comme une réelle passion, les gens qui désirent gagner beaucoup d'argent ne devraient pas travailler dans le secteur HORECA.

Quelle a été votre formation ?

J'ai un diplôme de Gradué en Tourisme (CERIA).  Vous rencontrez dans le secteur hôtelier des personnes qui ont étudié le Tourisme et inversement, dans le secteur touristique des personnes qui ont étudié l'hôtellerie.

Pensez-vous qu'il y ait un élément indispensable à la formation d'une personne pour accéder à ce poste ?  Ou des qualités absolument requises ?

La formation est une base nécessaire.  Le plus important est votre enthousiasme pour la fonction.  Etre prêt à commencer au bas de l'échelle et à gravir les échelons progressivement grâce à vos prestations et votre ambition.

Quel type d'hôtel gérez-vous ?

Pour l'instant, l'hôtel Albert 1er est un hôtel 3 étoiles dont la clientèle est très touristique (autocars).  Le groupe Scandic Hotels a repris le management de l'hôtel fin décembre 99 et va le rénover totalement pour en faire un véritable 4 étoiles.

Comment est-il possible de rentabiliser un hôtel ?

L'expliquer en deux mots est impossible; les éléments principaux sont : la vente, le contrôle rigoureux des coûts, le travail efficace et, le plus important, les gens qui travaillent au sein de l'hôtel.

Quelles sont les qualifications de votre personnel ?

Les qualités les plus importantes du personnel sont le sourire, les langues et l'intérêt qu'il a pour son travail.  Bien sûr, la formation est aussi très importante, mais de plus en plus, nous engageons des personnes "spontanées", qui ont du caractère et qui sont serviables.

Ces qualités peuvent difficilement être enseignées à l'inverse, par exemple, du programme Fidelio qui lui est dispensé sur place.

Quelles recommandations feriez-vous aux jeunes qui veulent se lancer dans une carrière hôtelière ?

Premièrement, une connaissance des deux langues nationales est primordiale, celle-ci augmente vos chances de trouver du travail ultérieurement et, de plus, chaque langue étrangère apprise est une source de développement personnel.

Deuxièmement, la volonté, le sourire, l'intérêt et l'envie de vouloir commencer au bas de l'échelle en se donnant des objectifs.

Quelles modifications Internet a-t-il suscitées et en quoi fait-il aujourd'hui partie intégrante de votre secteur ?

Internet est l'avenir de chaque entreprise; nous sommes capables, aujourd'hui, d'envoyer des e-mails et de surfer sur Internet, mais les générations futures seront des utilisateurs avertis.  Internet est l'avenir en ce qui concerne les réservations de toutes sortes ainsi qu'un formidable outil de recherche.  De plus en plus d'interfaces sont créés entre nos logiciels et Internet.  Une réservation peut déjà être effectuée directement dans notre système informatique.

Comment voyez-vous l'avenir de votre secteur ?

Le secteur hôtelier en Belgique est encore en pleine expansion.  Un accroissement considérable du secteur tout comme l'est, actuellement, l'industrie de l'aviation est certain, mais ceci reste le challenge de l'avenir.

Que pensez-vous des formations de l'enseignement du tourisme ?

La principale difficulté de l'enseignement reste de s'adapter à la réalité du monde du travail.  Pour résoudre cela, il n'y a qu'une solution : les périodes de stages doivent être de minimum 2 x 6 mois pour les écoles de niveau secondaire et de 9 mois pour les écoles de niveau supérieur.  Parfois, on nous demande pourquoi il y a tellement de néerlandophones dans les hôtels.  La réponse est simple : si, en tant qu'hôtelier, vous avez le choix entre une personne qui a une expérience de 9 mois et une autre qui en a 2, le choix est vite fait.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.