Daniel Daelewyn,
Programmeur pour le service financier

Daniel Daelewyn est programmeur pour le service financier d'une administration publique provinciale.

Quel est l'intitulé exact de votre fonction ?

Je suis Programmeur, de niveau graduat.

Pouvez-vous nous décrire votre métier ?

Il s'agit de développement et de maintenance d'applications de gestion financière et d'exploitation de logiciels existants, pour la gestion quotidienne. Mais aussi de la gestion et de la maintenance d'un réseau d'une centaine de postes de travail. Je suis également assistant du responsable du service pour la réalisation de ses nombreuses tâches quotidiennes, en cas de besoins.

Comment se déroule une journée type ?

Dès l'arrivée au bureau, je m'atèle à l'ouverture des sessions (consoles, postes de travail), à la reprise des travaux d'impression sur les imprimantes réseau et au travail de développement et de maintenance des applications en cours. Ceci est suivi par la réalisation de travaux spécifiques : cela va du dépannage à l'assistance des utilisateurs, tout cela entrecoupé par la pause méridienne...

Quel a été votre parcours jusqu'à aujourd'hui ?

Après des études secondaires en langues modernes, j'ai fait une tentative ratée de licence en philologie germanique (un an seulement). J'ai trouvé mon premier emploi dans une université, avant de travailler dans un parc d'attractions, puis une banque, une société de télécommunications et enfin dans une administration publique où j'ai enfin pu obtenir un emploi de programmeur à plein temps à partir d'octobre 1996. Parallèlement à ma période « RTT-Belgacom », j'ai suivi des cours du soir en informatique de gestion, puis en communication/GRH, niveau graduat. J'ai également suivi, puis donné des cours d'informatique chez Belgacom et dans deux centres de formation des classes moyennes. Aujourd'hui, j'ai réussi une formation interne me permettant d'accéder à l'examen d'accession au niveau 1.

Votre formation a-t-elle été suffisante pour exercer votre profession ?

Comme bien souvent, on ne possède que la base nécessaire en sortant des études et il faut de nombreux mois d'expérience et d'apprentissage pour devenir vraiment « une référence »... C'est le genre de profession qui exige une perpétuelle mise à niveau pour ne pas se faire dépasser, c'est aussi ce qui la rend passionnante.

Quel est le profil idéal pour ce type de fonction ? 

Quelle formation ?

Des études supérieures en informatique, une bonne connaissance des principes de gestion et une certaine pratique tant en technique (interventions « hardware ») qu'en utilisation de logiciels connus.

Quel savoir-faire ?

De bonnes capacités d'analyse et de programmation, ainsi qu'une certaine facilité d'assimilation et de mise en pratique...

Quelles qualités humaines ?

La rigueur, la logique et parfois du sang-froid pour garder sa concentration en toutes circonstances. Mais aussi le sens de l'écoute, une capacité à travailler en équipe et surtout savoir se mettre à la place de l'utilisateur.

Quelle connaissance des langues ?

La connaissance de l'anglais, du moins écrit, est fortement recommandée.

Qu'est ce qui vous plait dans votre métier ?  Y a-t-il néanmoins certains aspects négatifs à souligner ?

La satisfaction et la reconnaissance des utilisateurs est gratifiante. Mais la mise à niveau continue par rapport à l'évolution des technologies logicielles et matérielles, le travail bien fait en général, le défi des problèmes à solutionner (un peu comme un jeu) le relatif confort de travail et la grande diversité des tâches, me stimulent également.

Je pense cependant qu'au bout d'un certain temps, on souhaite prendre un peu de distance en visant un poste à responsabilités qui réduit la partie « manuelle » du travail. Passer ses journées à pianoter, les yeux rivés sur l'écran et exécuter des tâches subalternes (papier imprimantes, dépannages, ...), ça devient lassant à la longue ! Je pense qu'il faut être jeune pour rester efficace dans ce genre de fonction qui peut être fatigante tant au niveau physique qu'intellectuel.

Pourriez-vous nous donner une échelle de rémunérations inhérente à votre fonction ?

Un programmeur qui débute gagnera environ 1200 € net par mois ; en fin de carrière son traitement peut s'élever à plus de 2200 €.

Que pensez-vous des stages, est-ce un passage obligé ?

C'est une aide appréciable afin de se familiariser avec le monde du travail et se faire une idée des diverses possibilités du secteur. On peut aussi avoir de la chance et apprécier immédiatement son premier poste, tout en bénéficiant des formations et de l'encadrement nécessaire à un bon départ professionnel, voire pour une carrière complète.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaite se lancer dans ce métier ?

Ne pas se limiter au contenu des cours qui sont dispensés, se tenir au courant des diverses orientations possibles et essayer de trouver son créneau. Mais penser à son avenir professionnel, c'est aussi penser à son éventuelle reconversion. De même, un simple programmeur sans aucune spécialisation ni expérience professionnelle pourra difficilement décrocher un emploi vraiment intéressant (il faut se mettre à la place de l'employeur qui recherche la rentabilité immédiate).

Quel est votre meilleur souvenir professionnel ?

L'énorme satisfaction ressentie suite aux félicitations de hauts responsables quant à la qualité de mon travail et à ma compétence. Et aussi l'accession à une échelle de traitement supérieure au moment où j'hésitais à chercher un autre emploi au Luxembourg, notamment en raison du salaire...

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.