David Hernie, Architecte réseaux

Interview réalisée en mai 2009

Aujourd’hui chez Microsoft, David Hernie a travaillé durant 15 ans dans l’architecture réseaux. Pour lui, celle-ci doit être performante, sûre et simple.

Pourriez-vous nous décrire le métier d’architecte réseaux ?

L’architecte réseaux a pour fonction de trouver une solution fiable et efficace aux problèmes de transmission d'informations qui se posent à une entreprise utilisatrice, et cela au moindre coût. Cela suppose de sa part une démarche globale, pour résoudre tous les problèmes de communication liés à la distance des équipements.
Ses activités sont donc fort nombreuses. Bien évidemment, il se doit premièrement d’analyser les besoins des utilisateurs des différentes entités de l’entreprise ainsi que les flux d’informations. Mais il doit aussi définir des fonctionnalités d'ensemble du projet et élaborer des solutions d’architecture, en les évaluant sur le plan technique et financier.

Sa fonction le conduit à configurer le réseau et donc forcément à effectuer les choix d’utilisation des types de réseau public ou privé en fonction des contraintes de débit. C’est également lui qui doit résoudre les problèmes de compatibilité des équipements et les différents modes d’accès.

Dans certains cas, il peut être amené à rédiger un appel d'offres. S'il travaille chez un fournisseur ou prestataire, il présentera une étude détaillée accompagnée d'une proposition commerciale.

Lors de la réalisation du projet, il a un rôle d'assistance et de conseil auprès des équipes techniques, internes ou externes à l'entreprise utilisatrice. Il peut aussi assurer la direction des équipes, gérer les plannings et les coûts, superviser les relations avec les fournisseurs et négocier les contrats au meilleur prix. Enfin, il coordonne la mise en place du projet, vérifie la cohérence globale et décide des corrections éventuelles.

 

A quelles difficultés peut être régulièrement confronté un architecte réseaux dans l’exercice de son métier ?

 

Elles sont de deux sortes :

  • la technologie évolutive qui implique donc une formation constante
  • les performances des intrusions : celles-ci sont de plus en plus nombreuses et impliquent donc une plus grande et meilleure protection des réseaux.

 

Quels sont les critères d’excellence que l’on demande à toute architecture réseaux ? 

Elles doivent être performantes, efficaces, fiables, simples mais aussi sûres. Toute la complexité du travail se situe là.

Quels sont selon vous les côtés les moins reluisants de cette profession ? 

Concevoir puis maintenir une architecture réseaux nécessite beaucoup de temps. Il faut aussi pouvoir être disponible 24h/24. En effet, une intrusion d’un virus est possible à n’importe quel moment de la journée.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune intéressé par ce métier ?

Au  niveau  des études, un bachelier en Informatique et systèmes  finalité réseaux et télécommunications semble tout indiqué pour débuter mais des formations complémentaires, en Centres de compétence par exemple, sont indispensables par la suite. 

De quelles qualités doit-il faire preuve ?

L’architecte réseaux doit impérativement être en éveil. Il doit aussi se tenir au courant de toutes les évolutions technologiques relatives à son domaine, et se projeter dans l’avenir, c’est-à-dire essayer de prévoir les développements possibles du réseau. Il doit aussi se montrer très réactif par rapport aux problèmes qui pourraient survenir. Il faut donc être un véritable passionné pour s’intéresser aux nouvelles technologies, aux nouveaux types d’intrusion… Il ne doit pas oublier qu’une technique peut être bonne un jour et être dépassée le lendemain.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.