Debaene, Electricien bobineur

Interview réalisée en janvier 2008

Entretien avec M. Debaene, électricien bobineur (Bobine Electric)

Quelle est votre formation ?

Je suis ingénieur industriel, orientation électromécanique.

Quel est votre parcours professionnel ?

Je me suis d’abord formé ailleurs. C’est un métier qui s’apprend sur le tas. Il n’y a pas d’école de bobineur. On l’apprend sur le terrain avec un moniteur au sein du compagnonnage.

Quelles sont les étapes de votre travail ?

C’est un travail tout à fait spécifique. Dans un secteur en pleine mutation, nous nous devons de rendre un service de qualité, de A à Z : dépannage sur site, conseils, transports, rebobinage, mécanique, équilibrage dynamique, …
Outre la remise en état, le dépannage ou l’entretien de moteurs électriques et du matériel qui y est associé, on assure aussi la promotion, la vente et le service de systèmes d’entraînement industriel tels que des motoréducteurs, des démarreurs, des variateurs de fréquence, freins…

Y a-t-il des dangers ? On parle beaucoup de sécurité dans le secteur, un bobineur est-il exposé à des risques particuliers ?

Il est exposé à des risques par lui-même. Si vous allez mettre votre doigt dans une prise électrique, c’est clair qu’il y a un risque mais en général, il n’y a quasiment pas d’accidents.

Que diriez-vous à des jeunes pour leur donner envie de s’intéresser à ce métier ?

Déjà, un métier où il n’y a pas de chômage est un métier intéressant, je pense. C’est un métier gai et varié et puis il y a l’amour du travail que l’on fait. Vous pouvez peindre une façade au rouleau ou en jetant le pot de peinture contre le mur ! Dans les deux cas, elle sera peinte mais elle ne sera peut-être pas aussi jolie ! Le bobinage, c’est pareil : il y a moyen de mettre tous les fils de cuivre dans un moteur et que ce soit très beau, comme cela peut ressembler à une poubelle ! Le moteur tournera quand même ! Le moteur ne va pas mieux fonctionner parce qu’il est très beau mais c’est agréable de voir que ce que l’on a fait est beau. Dans ce métier, il faut savoir réfléchir mais c’est tout de même 90% de travail manuel. Ce qui est fait à la main, c’est presque de l’art !

Quelles sont les qualités que ce métier exige ?

En vrac, je dirais : de la rigueur, comme dans tous les métiers ; il faut être soigneux ; avoir une volonté d’entreprendre et un esprit compétitif ; suivre une formation technique qualifiée ; adapter ses compétences ; posséder une connaissance élargie du matériel en tous genres, courants ou marques, etc. ; une rapidité d’intervention ; de la disponibilité et de la flexibilité (en cas d’urgence).

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.