Donatienne Guillaume, Infographiste

Interview réalisée en juin 2013

Quelle est votre profession exacte ?

Infographiste mais aussi photographe.

En quoi cela consiste-t-il ?

En tant qu’infographiste spécialisée en identité visuelle d’entreprises je crée des logos et des chartes graphiques mais aussi toutes les mises en pages des différents supports de communication destinés à l’impression ou au web. Exemples : cartes de visite, papier à lettres, affiches, flyers, triptyques, catalogues, brochures, plaquettes de présentation, etc. Je suis aussi amenée à réaliser la mise en pages de sites internet (webdesign).
Vu que je suis aussi photographe, il m’est souvent demandé de réaliser les prises de vues des produits, des locaux ou encore des portraits des employés de l’entreprise afin d’intégrer les visuels dans les documents cités plus haut.

Quelles études avez-vous suivies ?

J’ai suivi des études secondaires dans le général et j’ai obtenu mon diplôme en littérature et langues modernes. A cette époque, je dessinais beaucoup à la maison et à l’école dans mes cahiers. Ensuite, je suis partie en Angleterre avec un organisme appelé EF. Là- bas, j’ai pris quelques cours du soir de peinture à l’huile.
J’ai toujours aimé tout ce qui touche au monde de l’image en général (photographies, illustrations, images animées).
A mon retour d’Angleterre, je me suis inscrite à l’ACT (section “Infographie” = “Arts Numériques” aujourd’hui). Mis à part le cours d’infographie, je m’intéressais aussi aux cours de photo, dessin et graphisme. Je ne connaissais pas du tout l’infographie à cette époque mais ça m’a tout de suite plu !
Après avoir obtenu ma licence, j’ai suivi plusieurs formations plus techniques :
• PAO : au CEPEGRA
• Photo numérique, montage video, web design, calibration d’écrans : chez TECHNOCITE
• Illustrator CS4, Photoshop CS4 et InDesign CS4 chez Design Innovation.
J’ai également fait ma spécialisation en Identité Visuelle d’Entreprises chez Design Innovation.

Avez-vous travaillé dans d’autres secteurs de l’édition-imprimerie-communication ?

Non pas vraiment. J’ai fait des jobs étudiants et un stage.

Est-ce un travail pénible (horaires, charge de travail…) ?

Non car j’adore ça. Il m’arrive souvent de faire des heures supplémentaires et je dois me forcer à arrêter.
En tant que freelance, je travaille à la maison et je n’ai donc pas le stress des embouteillages. C’est un avantage je trouve. De plus, je gère mon horaire de travail comme je le souhaite et la charge de travail, c’est moi qui me l’impose.
Il m’arrive parfois de travailler les W-E et les jours fériés si j’ai une demande urgente, car mon but est de satisfaire le client avant tout.

Qu’est ce que vous appréciez particulièrement dans votre travail ?

J’aime le contact avec le client et arriver à me plonger dans son univers afin de répondre au mieux à sa demande. C’est très gratifiant lorsque le client vous dit “C’est tout à fait ce que j’imaginais !”. J’adore créer, réaliser et voir mon projet devenir réalité, le voir circuler dans le monde extérieur.

A contrario, qu’est-ce que vous n’aimez pas ?

Les périodes creuses. Ça peut semer le doute dans l’esprit. On se remet trop en question et on doute de soi. Les contrats potentiels qui tombent à l’eau, c’est frustrant !

À votre avis quelles sont les qualités nécessaires pour occuper un emploi comme le vôtre (graphiste) ? 

Je pense que savoir dessiner est un atout, être curieux, observateur, se mettre régulièrement à jour (logiciels, tendances graphiques, etc.), savoir accepter la critique, être persévérant.

Depuis vos débuts, le métier a-t-il connu beaucoup de changements ?

Il évolue beaucoup en ce qui concerne la technologie, mais je pense que les bases restent les mêmes.

Est-ce financièrement intéressant ?

En tant que freelance, pas toujours et pas au début. Il faut se faire un nom et une réputation, acquérir de l’expérience.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune désireux de se lancer dans la profession de graphiste ?

De ne pas abandonner son rêve et de ne pas se laisser décourager par les gens (famille, amis) quoi qu’il arrive. Il faut aussi qu’il mette son orgueil de côté et qu’il sache se remettre en question quand quelqu’un lui fait une remarque ou une critique constructive. Ce n’est pas toujours facile, mais c’est ça qui va l’aider à s’améliorer ! Il faut aussi qu’il observe énormément ce qui se fait autour de lui (que ce soit pour s’en inspirer et apprendre mais aussi pour ne pas plagier sans s’en rendre compte).
Il existe des organismes qui peuvent aider les créatifs qui souhaitent se lancer en tant que freelance tels que : La Maison du Design, Avomarc, Smart.be, etc.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.