Eric Simon,
Opérateur d’engins de manutention

Interview réalisée en février 2019

Pour quelle entreprise travaillez-vous ? 

Mondelez est une multinationale spécialisée dans l’agroalimentaire et est plus particulièrement active dans la production de fromages fondus (tranches, portions, barquettes) et de snacks. 

Quel est votre environnement de travail ? 

Je travaille principalement dans un entrepôt chauffé ainsi que dans des chambres froides. 

En quoi consiste exactement votre profession ? 

Au moyen de mon chariot élévateur, je transporte les marchandises du centre de production aux frigos, puis des frigos au camion. Je m’occupe également du chargement dans les camions. J’effectue mes tâches sous la supervision d’un chef d’entrepôt que nous appelons communément « team leader ».  

Portez-vous un uniforme de travail spécifique? 

Oui, un pantalon et une veste, des chaussures de sécurité, un bonnet de protection (vu qu’il s’agit de produits alimentaires) et un gilet jaune pour être visible par les autres membres du personnel. Lorsque j’exerce dans les chambres froides, je porte une plus grosse veste, un bonnet et des gants. 

Quel type de chariot élévateur conduisez-vous ? 

Un clark électrique, plus précisément un gerbeur.  

Quel est votre horaire de travail ? 

De nuit : 22h00-6h00. C’est mon horaire toute l’année, mais il m’arrive parfois exceptionnellement, selon les circonstances, de devoir faire 8h00-16h00.   

Avez-vous passé un brevet pour être conducteur de chariot élévateur ? 

Oui, je l’ai passé au sein même de mon entreprise. J’y ai appris le maniement de l’engin de manutention, comment charger et décharger des marchandises de poids différents, les charges, les mesures de sécurité, etc.  

Au fil des années, avez-vous vu le métier évolué ? 

Les chariots élévateurs ont bien évolué avec le temps. J’ai ainsi connu le temps où il n’y avait pas de direction assistée ni de siège ergonomique… Beaucoup d’ouvriers souffraient du dos ! De même, l’apport de l’ordinateur a considérablement simplifié le travail : toutes les actions d’entrée et de sortie des marchandises sont enregistrées dans un mini-ordinateur (CV60). Avant tout se faisait manuellement, ce qui prenait un temps fou ! 

Et qu'est-ce que vous aimez moins ? 

Travailler dans les chambres froides n’est pas ce qui est le plus plaisant mais on s’y fait vite… 

Y aurait-il un aspect du métier auquel on ne penserait pas et qui paraît important de mentionner ?

Le respect de la sécurité ! Il faut l’assurer à plusieurs niveaux. D’abord, le maniement d’un chariot-élévateur, même si l’on est formé doit s’effectuer prudemment pour veiller à sa propre sécurité et certainement pas à la va-vite. Le risque zéro n’existe évidemment et malheureusement pas. Il faut aussi être attentif aux collègues ! Il est hors de question de faire le fou dans les allées avec son clark ! Et puis, il y a la sécurité des marchandises à assurer, il faut les manipuler avec précaution.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.