Eric Van Den Berghe,
Prospecteur en Commerce Extérieur

Interview réalisée en novembre 1999

Quelle est votre formation scolaire ?

J'ai fait mes études secondaires en sciences-langues puis j'ai fait un graduat en commerce extérieur.

Pouvez-vous nous décrire un peu les études en commerce extérieur que vous avez effectuées ?

J'ai effectué ce graduat, appelé maintenant « Bachelier professionnalisant » suite à la réforme de Bologne, à l'EPHEC (Ecole Pratique des Hautes Etudes Commerciales) à Bruxelles. Les études sont fortement axées vers une formation « pratique » via un apprentissage sur le terrain (recherches, stages, études de marché, études complète à l'importation et à l'exportation, ...). Le programme comprend une formation aux techniques financières à l'exportation (financements, garanties, crédits, ...), de nombreuses heures de cours pour les langues (anglais, néerlandais, espagnol), les différentes approches à l'importation et l'exportation, la gestion de l'entreprise (comptabilité, gestion commerciale et budgétaire), ...   Dès la 1ère année, j'ai dû faire un stage d'un mois au siège central de la « Fortis Bank » à Bruxelles. Mais le premier stage spécifiquement orienté vers le commerce extérieur, je l'ai fait en 3e année. Durant quatre mois, j'ai travaillé comme Assistant de l'Attaché Economique et Commercial pour la Région de Bruxelles-capitale (« Bruxelles Export ») à Montréal.

Quel a été votre parcours professionnel ?

Commercial en porte-à-porte a été ma première expérience professionnelle. Ensuite, j'ai travaillé deux ans en tant que technico-commercial avant d'intégrer la structure de « Bruxelles Export » là où j'avais fait mon stage. J'y suis depuis un an. 

Pouvez-nous nous parler de votre organisme ? 

« Bruxelles Export » est un organisme regroupant la « Chambre de Commerce et d'Industrie de Bruxelles » (C.C.I.B.), l' « Union des Entreprises de Bruxelles » (U.E.B.) et la « Direction du Commerce Extérieur de la Région de Bruxelles-Capitale ». Ma fonction de prospecteur en Commerce Extérieur dépend et est rémunérée par la « Direction du Commerce Extérieur de la Région de Bruxelles-Capitale ». En fait « Bruxelles Export » aide les entreprises à exporter leurs produits et/ou services. L'aide proposée comprend un réseau d'Attachés Economiques et Commerciaux répartis à travers le monde, des incitants financiers à l'exportation et l'organisation de diverses actions auxquelles les entreprises peuvent participer (foires, salons, missions, séminaires, ...).

Pouvez-nous nous décrire votre fonction ? Quelles sont vos tâches ?

Ma fonction a pour but de rencontrer les entreprises qui exportent ou qui souhaitent exporter afin de dresser leurs profils d'exportateur et ainsi définir la manière la plus appropriée pour les aider. Ces profils sont introduits dans une base de données confidentielle, accessible directement par nos Attachés à l'étranger. Par ailleurs, cette base de données permet aux entreprises répertoriées d'être systématiquement au courant des actions que nous organisons.

Combien de langues parlez-vous ? Lesquelles ? Les utilisez-vous dans le cadre de votre métier ?

Je connais trois langues : le français, le néerlandais et l'anglais. Bien que le français soit la langue la plus utilisée dans ma fonction, il n'est évidemment pas rare d'utiliser le néerlandais. L'anglais est surtout utilisé lors de rencontres internationales : séminaires, accueil de délégations étrangères, ... Certaines visites d'entreprises sont parfois faites en anglais.

Pouvez-vous nous décrire une journée type ?

Une journée « type » se compose de deux visites d'entreprises ainsi que des prises de contacts téléphoniques afin de fixer les visites de la semaine suivante. Suite aux visites, un rapport pour chaque entreprise est élaboré dans la base de données.

Qu'est-ce qui a vous motivé à travailler dans le domaine du commerce extérieur ?

Les principales motivations étaient la découverte de nouvelles cultures et l'apprentissage plus ou moins complexe des techniques de ventes « à l'internationale ». L'approche marketing au sens international a également joué un rôle prépondérant.

Quelles qualités doit avoir une personne qui travaille dans le domaine du commerce extérieur ?

L'ouverture d'esprit (au niveau culturel) et le respect des cultures, la pratique des langues, la connaissance des techniques commerciales-financières-logistiques des ventes internationales. Etre conscient de l'importance de l'image que l'on transmet. On représente son entreprise, voire son pays.

Quels sont les aspects positifs et négatifs de votre profession ?

Au rayon positif je rangerais notamment :

  • la diversité des rencontres : les entreprises visitées sont de secteurs variés et différents. Au sein d'un même secteur, cette profession permet de percevoir différentes manières de gérer une entreprise ou d'aborder un marché étranger.
  • les contacts avec des Attachés à l'étranger. Ceux-ci peuvent apporter une description d'un pays ou d'une culture parfois méconnue.
  • Informer les entreprises des aides disponibles et pouvoir les aider dans leurs démarches.

Au rayon négatif, ce serait assurément le manque de feed-back de la part des entreprises lorsqu'elles ont pris contact avec les Attachés ou participé à certaines actions.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.