Fabrice Collignon,
Entrepreneur en économie sociale et solidaire, Fondateur de la coopérative « Vin de Liège »

Interview réalisée en décembre 2015

Comment définiriez-vous le rôle d’un entrepreneur en économie sociale et solidaire ?

C’est un entrepreneur comme un autre, mais qui veut défendre des valeurs particulières. Il a les mêmes contraintes que tous les entrepreneurs mais doit en plus mettre ses compétences techniques et managériales au service d’une cause. Il doit posséder un idéal, une vision, en plus des capacités à gérer une entreprise. N’importe quel entrepreneur ne peut pas devenir entrepreneur social, et l’inverse est vrai également car un entrepreneur social n’acceptera probablement pas de travailler uniquement pour de l’argent.

Pouvez-vous nous présenter l’histoire de la coopérative « Vin de Liège » ?

J’avais créé auparavant une ASBL [1] du nom de « La Bourrache », qui travaille à la resocialisation (EFT [2]). Cette ASBL utilise comme outil le maraîchage biologique, qui n’est pas une fin en soi puisque l’objectif principal est d’aider les stagiaires à se réinsérer dans le circuit du travail. Certains terrains exploités par « La Bourrache », situés sur les coteaux au-dessus de Liège, étaient destinés à la production de légumes. Mais celle-ci était relativement faible, par rapport à la taille de l’espace cultivable. Le maraîcher formateur m’a expliqué que le terrain, trop pauvre et caillouteux, n’était pas adapté aux légumes et conviendrait mieux à la vigne. En tant qu’amateur de vin, l’idée m’est venue de développer un vin à Liège. J’ai passé deux ans à réaliser une étude de faisabilité, période qui m’a été nécessaire pour valider les différents éléments du plan d’affaires : possibilité de cultiver la vigne, de produire du vin de qualité, d’en vendre et de générer des bénéfices afin que la structure puisse s’autofinancer complètement, etc. Je suis arrivé à la conclusion que c’était réalisable soit sous la forme d’une activité supplémentaire pour l’ASBL déjà existante soit sous forme d’une activité beaucoup plus importante, une entreprise. C’est cette dernière option qui a été retenue : une société coopérative. J’ai baigné dans le milieu altermondialiste et j’ai la conviction qu’un autre monde est possible, qu’on peut mettre en place des alternatives à la mondialisation. J’ai créé « Vin de Liège », avec une trentaine de personnes, en décembre 2010. En tant que diplômé dans le domaine de la gestion, je suis à un moment arrivé au bout de mes compétences et j’ai eu besoin de l’expertise d’un viticulteur œnologue pour continuer avec moi l’étude de faisabilité sur le plan technique. Ensuite est venue la phase de levée des capitaux pour financer toutes les activités. L’idée se voulait ambitieuse : en partant de rien, on voulait développer un vignoble de dix hectares, ce qui signifie 100 000 bouteilles produites par an. Cela réclame des investissements importants pour planter les vignes, mettre en place le chai (lieu où se déroule la vinification), etc. La plantation a eu lieu en 2012 et les premières vendanges en 2014, un an plus tôt que nos prévisions. Il y a un décalage entre les investissements et les premières rentrées financières, ce qui explique la nécessité d’un plan de levée de capitaux auprès de particuliers, d’institutions et de banques. Nous avons récolté pas loin de trois millions d’euros au total. Actuellement, « Vin de Liège » fait toujours des pertes, et c’est normal, c’est prévu dans le plan d’affaires. Mais, à terme, nous ferons des bénéfices. Notre trésorerie reste positive et la situation financière est saine. Cela a pris beaucoup de temps pour établir ces schémas, ces scénarios, valider le plan d’affaires, convaincre les investisseurs, etc. La différence avec une entreprise classique, c’est qu’on ne leur vendait pas qu’un plan financier, on leur vendait aussi une aventure humaine et la possibilité d’y participer. Nous proposons aux coopérateurs de s’investir réellement, ils peuvent participer de manière concrète.

Le climat liégeois est-il adapté à la culture du vin ?

Un des éléments déclencheurs a été le changement climatique. Un de mes amis, qui est géographe à l’ULg, m’a montré des courbes et des schémas : c’est indéniable aujourd’hui qu’il y a un changement climatique sur le long terme. Il m’a également aidé à obtenir des données de la station météorologique de Bierset, que nous avons comparées à celles d’une station alsacienne. Les températures liégeoises actuelles sont similaires à celles des années septante en Alsace. La culture vinicole devient possible plus au nord, tandis que certaines zones d’Espagne et du sud de la France commencent à devenir trop chaudes, ce qui rend leurs vins plus sucrés et plus alcoolisés. De plus, les cépages que nous utilisons ne viennent pas de France mais d’Allemagne et sont parfaitement adaptés à notre climat. Ce choix a découlé de nos études comparatives. Les cépages hybrides que nous utilisons ont été développés par l’Institut national de Viticulture de Freiburg et sont également très résistants aux maladies, ce qui permet de cultiver un vin biologique, sans recours aux produits chimiques de synthèse.

Les premières bouteilles ont été vendues récemment …

Nous avons eu une petite production en 2014 mais c’est essentiellement en mars 2015 qu’ont eu lieu les premières ventes. L’accueil du public a été très positif, nous avons pratiquement tout vendu. Nous proposions trois vins blancs, un vin rosé et un mousseux. Les quatre premiers sont déjà épuisés, il reste seulement quelques bouteilles de mousseux. Nous avons organisé un week-end de ventes au Théâtre de Liège au mois de décembre 2015, 5000 bouteilles sont parties en deux jours ! La presse est aussi très élogieuse.

Quel poste occupez-vous actuellement au sein de la coopérative ?

Je suis président du Conseil d’Administration. Je ne suis pas impliqué dans la gestion quotidienne mais suis chargé de veiller à ce que le Conseil d’Administration fonctionne bien et de développer la stratégie de la société. Mon rôle est aussi de m’assurer que l’administrateur délégué, le directeur, ait tous les moyens à sa disposition pour que la société tourne correctement. Nous préparons ensemble les réunions du Conseil d’Administration, qui ont lieu une fois par mois. Il faut noter ici une caractéristique propre à l’économie sociale : les administrateurs sont tous bénévoles. J’ai donc créé une société dans laquelle je ne suis pas employé qui ne me verse aucune rémunération. Dans ce type d’entreprise, il n’y a pas que l’argent qui compte, je n’ai pas l’intention de faire fortune avec « Vin de Liège ». Cependant, je compte bien ne pas perdre mon argent non plus, j’ai moi-même investi dans le projet !

Combien de personnes participent ou travaillent à « Vin de Liège » ? Quels sont leurs profils ? Quelle est la proportion de bénévoles et de salariés ?

Les 30 personnes qui ont fondé la société sont des coopérateurs, des actionnaires. D’autres citoyens, entreprises ou ASBL sont venus les rejoindre et ont pris des parts de « Vin de Liège ». On en compte aujourd’hui 1300 ! Ils sont copropriétaires du domaine viticole. Nous avons trois employés, plus des travailleurs sous contrat grâce à un dispositif du CPAS [3] appelé « article 60 [4] ». Leur nombre varie comme ce sont des contrats d’une durée limitée dans le temps, ils sont actuellement cinq. Nous souhaitons ainsi aider à la réinsertion, même si « Vin de Liège » n’est pas une entreprise de réinsertion. Et ce système nous permet en outre de bénéficier d’une main d’œuvre supplémentaire pour peu de frais. Parmi nos trois employés, on retrouve le viticulteur œnologue (détenteur d’un BTS [5] en viticulture et d’un master en œnologie). Il maîtrise à la fois la culture du raisin, l’aspect agricole, et la vinification, la cave, qui est plus scientifique (chimie). Le second est l’administrateur délégué, c’est un gestionnaire comme moi. Il a étudié à l’ICHEC (Institut Catholique des Hautes Etudes Commerciales) à Bruxelles. Le troisième est un ouvrier agricole, ancien stagiaire de la bourrache et ancien « article 60 » à « Vin de Liège ». Son parcours est intéressant puisqu’il a suivi toute la filière de réinsertion. Nous engagerons prochainement un quatrième employé, au profil plus administratif et commercial. Nous aimerions que cette personne maîtrise le néerlandais et l’anglais ou l’allemand, parce que nous avons un potentiel de ventes à développer en Allemagne, en Hollande et en Flandre. A côté de ces travailleurs, nous avons 1300 coopérateurs bénévoles qui participent aux activités de la société. Par exemple, une fois par mois sont organisées des journées « coopérateurs » au cours desquelles ils viennent travailler aux vignes. Lors des vendanges et d’évènements spéciaux comme le week-end de vente, ils sont également sollicités. Je pense que cette participation est propre à l’économie sociale et solidaire, je n’imagine pas des personnes donner gratuitement de leur temps pour une société classique. Le but d’une entreprise est de faire de l’argent, sans quoi elle meurt. Nous n’avons pas que ce but-là, ce qui stimule le bénévolat car notre objectif n’est pas uniquement lucratif.

Quel a été votre parcours scolaire et professionnel ?

J’ai un parcours atypique. Mon parcours scolaire primaire fut assez moyen et j’ai été orienté vers l’enseignement technique durant mes études secondaires. J’ai suivi des cours de qualification en électromécanique jusqu’en 4e année. En 5e et 6e, j’ai obtenu une qualification en électronique à l’Institut Saint-Laurent à Liège. A l’issue de mes études secondaires, j’avais envie de me préparer aux études d’ingénieur et j’ai suivi une année spéciale maths pour me remettre à niveau. Mais cela m’en a dégouté et je n’ai même pas présenté l’examen d’entrée aux études d’ingénieur. J’ai bifurqué vers la gestion, qui m’avait plu dans un cours suivi en 6e secondaire. C’est ainsi que je me suis inscrit à HEC-Liège (qui n’avait pas encore fusionné avec les départements de gestion et d’économie de l’Université de Liège). J’ai éprouvé certaines difficultés, notamment dans les langues et j’ai suivi des cours supplémentaires en néerlandais pour me mettre à niveau. A la sortie de mes études, j’ai immédiatement trouvé un emploi dans le service d’audit/consultance interne d’une mutuelle à Bruxelles. Le travail consistait à conseiller les autres départements quant à leur organisation. J’ai quitté cette structure pour travailler comme directeur commercial pour une petite entreprise liégeoise dans le domaine médical (fabrication et exportation d’attelles). J’ai ensuite eu une prise de conscience par rapport au monde, à la façon dont il tournait, j’ai notamment été fort actif (en tant que bénévole) dans l’association ATTAC [6], qui questionne la mondialisation et la marchandisation du monde. J’ai décidé de quitter mon emploi pour travailler pour Médecins Sans Frontières en Afrique. Je m’occupais de l’aspect administratif et logistique de missions au Burundi puis au Tchad. C’était pour moi la possibilité de voir une autre facette du monde et de me rendre utile. Mais importer nos modèles là-bas n’est pas toujours le plus adéquat, ils ont plein de ressources en Afrique. En revenant en Belgique, j’ai continué à militer pour l’altermondialisme durant une période de chômage. C’est à cette époque que j’ai créé « La Bourrache ». Puis, j’ai été employé à mi-temps comme coordinateur du Forum Social de Belgique, une structure qui fédère l’ensemble des organisations altermondialistes belges : petites ONG (Organisations Non Gouvernementales), Greenpeace, le CNCD (Centre National de Coopération au Développement), Oxfam Solidarité, les syndicats, etc. J’ai participé à des évènements européens et mondiaux, notamment le Forum Social de Porto Alegre. Pour mon autre mi-temps, je travaillais dans une société coopérative d’immobilier à finalité sociale (création de logements sociaux). J’ai quitté un des deux mi-temps pour me consacrer à l’étude de faisabilité de « Vin de Liège », pour laquelle j’avais obtenu des subsides de l’Etat fédéral puis du Ministre de l’Economie de la Région wallonne. Je me suis en quelque sorte employé moi-même pour réaliser cette étude. Au moment de lancer « Vin de Liège », j’ai postulé en même temps à la société de logements sociaux « La Maison Liégeoise », où j’ai obtenu le poste de direction. Un dilemme s’est présenté à moi : accepter ce poste ou prendre la direction de la société coopérative que je venais de créer. J’ai pris la décision d’accepter le poste et d’engager quelqu’un d’autre pour assurer la gestion quotidienne de « Vin de Liège ». En résumé, au fil de mon parcours, je suis passé par le privé, le public, l’associatif et la coopération internationale.

Vos études vous ont-elles bien préparé à exercer vos différents métiers ?

Oui, ce sont des études intéressantes car très larges. On apprend beaucoup de choses différentes : droit commercial, droit civil, statistiques, comptabilité, finances, management, gestion des ressources humaines, etc. Je suis très satisfait des cours que j’ai suivis. Un manager, un gestionnaire doit être généraliste : il doit un peu tout faire. Par exemple, pour engager ou licencier du personnel, il a besoin de notions de législation sociale. Il a aussi besoin de certaines notions techniques. Grâce à mes études secondaires, je maîtrise beaucoup d’éléments techniques en plus des matières acquises durant mes études supérieures. J’ai également complété ce profil en suivant une formation de caviste à l’IFAPME [7], durant la période de l’étude de faisabilité. J’ai y appris la dégustation de vins, les marges bénéficiaires d’un caviste, l’organisation d’une cave à vin, des notions de base sur le processus de vinification, etc. La formation permanente et continue est essentielle.

Pouvez-vous nous donner une idée des coûts et des rentrées budgétaires générés par « Vin de Liège » ?

Le capital de fonds propres nécessaires est de trois millions d’euros, qui sont ventilés comme suit : 1 800 000 euros de capital investis par les coopérateurs et 1 200 000 euros d’emprunts. A terme, vers 2020/2021, le chiffre d’affaires annuel atteindra 600 000 euros, avec un bénéfice de 60 000 euros. A ce moment-là, on commencera à distribuer les bénéfices aux coopérateurs. L’objectif est qu’ils puissent obtenir l’équivalent de ce que leur argent aurait rapporté sur un compte d’épargne. En revanche, s’ils décident de revendre leurs parts, ils ne pourront jamais en obtenir plus que le prix de départ. Dans une société à finalité sociale, il est interdit de faire une plus-value sur la revente des parts. C’est une des règles qui font la spécificité des entreprises d’économie sociale, parmi d’autres (bénévolat des membres du Conseil d’Administration, bénéfices plafonnés à 6%, possibilité pour les travailleurs de devenir actionnaires, etc.). Pour ceux que cela intéresse, cette règlementation se trouve à la fin du Code des Sociétés publié au Moniteur Belge.

Des exemples de collaborations/partenariats de travail avec d’autres entreprises (d’économie sociale ou non) ?

Meusinvest, qui soutient la création d’entreprise sur Liège, a pris des parts dans la société et nous soutient. Un de leurs membres siège au sein de notre Conseil d’Administration. Nous avons développé différents partenariats avec « La Bourrache » pour l’accueil de stagiaires. Dernièrement, le Théâtre de Liège a mis un espace à notre disposition pour le week-end évènementiel de vente.

Des exemples de collaborations avec le monde politique, l’administration, l’enseignement, la presse ou autre(s) ?

La presse nous sollicite pour de nombreuses interviews. Nous participons à différents colloques de l’Université de Liège. Durant l’étude de faisabilité, j’ai fait appel à l’expertise d’un géographe mais aussi à HEC Consulting Group, une entreprise de consultance en marketing composée d’étudiants HEC-ULg (pour l’étude de marché). Nous faisons également partie des fondateurs de l’Association des Vignerons de Wallonie. Nous sommes en contact avec le Ministre wallon de l’Economie Jean-Claude Marcourt, qui a soutenu l’initiative et participé à l’inauguration du chai. Nous sommes en relation avec la ville de Liège, qui nous a sollicités pour un projet de vignobles dans les Coteaux de la Citadelle. Nous sommes ouverts à tout type de collaboration, privée ou publique, tant qu’on respecte nos valeurs.

Etes-vous amené à vous déplacer ?

Les réunions se tiennent le plus souvent au chai (à Heure-Le-Romain) ou parfois à Liège. Nous utilisons beaucoup la téléconférence et la conférence vidéo. Je travaille également beaucoup chez moi, en soirée. L’administrateur délégué se déplace plus que moi, il se rend partout en Belgique, parfois en France, pour aller chercher du matériel ou participer à des foires viticoles (avec notre viticulteur). J’ai participé à un de leurs voyages, nous sommes partis trois jours en Allemagne pour visiter des domaines viticoles.

Quels sont les aspects positifs et négatifs du métier d’entrepreneur social ?

Le point positif principal est de donner un sens à sa vie, à son travail, se sentir utile, avec une attitude positive dans sa relation avec les autres. J’aime aussi le côté concret : fabriquer quelque chose, le vendre, observer un résultat direct. Notre vin, on le boit, on le partage, on en est fiers ! Pour les aspects négatifs, j’en vois peu. Au début, ce n’était pas aisé de convaincre pour ce projet atypique, car les gens n’y sont pas habitués, on peut passer à priori pour des hurluberlus même si nos méthodes sont sérieuses. Les moyens financiers sont quand même faibles, nous avons pas mal « bricolé » au départ, les conditions n’étaient pas toujours faciles. Mais cela fait partie de l’aventure et ça soude les participants.

Quel(s) conseil(s) donnez-vous aux jeunes qui souhaitent se lancer dans ce type de carrière ou de projet ?

Je leur conseille de choisir une formation de base suffisamment solide et large, de garder une ouverture d’esprit et une envie de tester, d’essayer des choses. Je leur suggère aussi de s’impliquer de manière volontaire/bénévole dans différents projets qui existent, ce qui leur permettra de créer et développer un réseau de contacts. Les opportunités professionnelles en découleront naturellement par la suite. Il existe dans l’enseignement supérieur des formations spécifiques en entrepreneuriat social, mais c’est la formation de base, globale, qui est la plus importante. Il ne faut pas avoir peur de faire des choses atypiques, de mouiller sa chemise et d’aller voir aussi ce qui se fait à l’étranger. Il y a plein d’idées qui se développent partout dans le monde, ça bouillonne dans l’économie sociale ! C’est quand on est jeune qu’on peut s’investir dans le bénévolat, quand on n’a pas encore d’engagements financiers, de maison à rembourser, etc. Enfin, qu’ils n’hésitent pas à pousser des portes pour rencontrer des entrepreneurs sociaux, leur demander des conseils, c’est un secteur où les gens sont très ouverts. S’ils veulent créer un nouveau projet, des structures existent pour les aider : conseil en économie sociale, bourses de lancement et de financement, etc.

Comment envisagez-vous l’avenir ? Songez-vous à devenir un jour employé de « Vin de Liège » ?

Non, car je ne compte pas prendre la place de l’administrateur délégué actuel. Il est compétent et investi dans son travail. Le remplacer serait à l’encontre de mes valeurs. Je ne me poserais la question que s’il venait à partir, mais ce n’est pas du tout à l’ordre du jour. Même si « Vin de Liège » est mon bébé, il appartient maintenant à toute une communauté. Il m’a échappé, un peu comme un enfant qui grandit. A un moment, il faut accepter de déléguer, de faire confiance aux autres et accepter une évolution différente de ma vision unique. C’est la force de « Vin de Liège », nous n’avons pas tout cadenassé, cela permet à chacun de s’approprier le projet.

 

[1] Association sans but lucratif

[2] Les EFT (Entreprises de Formation par le Travail) assurent une formation de stagiaires en entreprise assortie d'un accompagnement psychosocial.

[3] Centre public d’action sociale

[4] La mise à l’emploi conformément à l’article 60 § 7 est une forme d’aide sociale permettant au CPAS de procurer un emploi à une personne, qui s’est ou qui est éloignée du marché du travail, et a pour objectif de réintégrer cette personne dans le régime de la sécurité sociale et de la réinsérer dans le processus du travail. Le CPAS est toujours l’employeur juridique.

[5] Un Brevet de Technicien Supérieur (BTS) est un diplôme d’enseignement supérieur en France.

[6] ATTAC (Association pour une Taxation sur les Transactions financières et l'Action Citoyenne) est un réseau citoyen international né à Paris en juin 1998 et décidé à reconquérir les espaces perdus par la démocratie au profit de la sphère financière. A la mondialisation actuelle, exclusivement économique et financière, ATTAC entend opposer une mondialisation prenant comme critère premier l'ensemble des intérêts citoyens.

[7] Institut wallon de Formation en Alternance et des indépendants et Petites et Moyennes Entreprises

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.