Florence Gheysen, Centraliste

Interview réalisée en janvier 2009

Florence Gheysen est centraliste depuis 8 ans à Télé-Secours.

En quoi consiste votre activité au quotidien ?

Lorsqu’un de nos abonnés a un problème (malaise, chute…), il enclenche un émetteur placé sur un bracelet ou un pendentif. Un télé-transmetteur raccordé au téléphone de la personne s’enclenche et appelle Télé-Secours. En tant que centraliste, je gère ces appels. Je parle avec la personne en difficulté et j’évalue si une intervention est nécessaire.
En fonction de ce qui se passe, j’avertis une équipe médicale, un voisin ou un proche qui se rendra sur place pour venir en aide à notre abonné. J’effectue également différentes tâches administratives. Je vérifie le bon fonctionnement des appareils à distance, je résouds divers problèmes, comme une panne de courant, par exemple.

Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer votre profession ?

La patience est très importante. Il faut aussi avoir une voix qui passe bien.

Quels sont les avantages et inconvénients de votre métier ?

Les horaires sont décalés, ce qui peut être vu comme un avantage ou comme un inconvénient. Les centralistes sont répartis en trois équipes qui assurent la permanence téléphonique de 7h à 14h, de 14h à 21h et de 21h à 7h. Nos horaires sont variables, mais ne nous sont pas imposés.

Quelles études avez-vous suivies pour accéder à votre profession ?

J’ai fait un graduat en assistant-e en psychologie à la Haute Ecole Marie Haps puis une licence en Sciences de la Famille à l’Université Catholique de Louvain. Mes études n’ont donc rien à voir avec mon emploi !

Quel a été votre parcours professionnel ?

C’est mon premier emploi. J’ai commencé à travailler à Télé-Secours pendant mes études universitaires, puis j’ai continué à temps plein.

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

Je n’ai pas vraiment choisi. Je devais vraiment travailler et ce poste m’a plu. Ce principe n’est pas très fréquent. Je suis centraliste mais je ne fais pas de télémarketing, je réponds à une demande, j’aide des gens.J’aime le côté humain de mon travail.

Que diriez-vous à un jeune qui souhaite se lancer dans cette voie ?

De nombreux étudiants travaillent chez nous. Je pense qu’il est important d’essayer pour voir si cela convient. Ce travail ne va pas à tout lemonde !

Avez-vous une anecdote à raconter ?

Ce n’est pas un métier rigolo ! Les événements exceptionnels, ce sont les cas compliqués qui impliquent l’envoi d’une ambulance.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.