Frédéric Van Luchene,
Analyste - programmeur

Interview réalisée en mai 2009

Frédéric Van Luchène, 39 ans, détenteur d'un bachelier en informatique de gestion, est analyste-programmeur au service informatique du secrétariat social de l'UCM.

Pouvez-vous nous décrire brièvement l'UCM ?

L’UCM est une ASBL reprenant tous les services destinés au indépendants et aux PME. Elle comprend une caisse d’allocations sociales, une caisse d’allocations familiales, un secrétariat social et un guichet d’entreprise.

En quoi consiste exactement votre métier d'analyste-programmeur ?

Je reçois les demandes des responsables de nos clients (les gestionnaires de salaires) pour qu’une solution informatique soit apportée afin de rendre leur travail plus efficace ou plus automatique. Nous analysons les demandes (analyste) et nous transposons ces demandes dans des programmes informatiques (programmeur) que nous mettons à leur disposition.

"Programmer", ça veut dire quoi ?

La programmation est l’automatisation de processus écrits dans des langages de programmation. Ils sont tous différents. Certains sont très connus (COBOL, C, Pascal, FORTRAN), d'autres moins. Il existe donc plusieurs formes de langages :

  • des langages de définition de données : ils permettent de décrire des types abstraits de données (listes, arbres…), et des instances de ces types de données. Par exemples : ASN.1, XML Schema…
  • des langages de requête de base de données qui permettent de communiquer avec une base de données. Par exemples : SQL, SAS…
  • des langages pour pages Web qui permettent de dynamiser l'interaction entre un client et un serveur en produisant des pages au contenu dynamique. Par exemples : PHP, ASP, JavaScript…

 

Sur quels types de programmes avez-vous été amené à travailler ?

A l’UCM, je travaille essentiellement sur des programmes de calculs salaires. Egalement sur l’édition de documents périodiques. Chez d’autres employeurs, j’ai travaillé sur des programmes d’encodage de signalétiques, sur des programmes de comptabilité, sur des programmes qui calculent les quittances dans les assurances.

L'industrie software se développe en permanence. Comment reste-t-on dans le coup ?

Dans la mesure du possible, nous essayons de nous spécialiser dans les outils et langages que nous utilisons couramment. Nous essayons aussi de nous former dans les nouvelles technologies dans le cas où nous devrions nous réorienter au sein de l’entreprise.

Quel est votre environnement de travail ?

Je travaille sur mainframe IBM et je programme en Natural (proche du COBOL).

Quels sont les points positifs de votre profession ?

Avant tout la diversité des matières. Etre analyste-programmeur, cela nécessite aussi de l'imagination pour trouver des solutions rapides pour des problèmes souvent imprévus. La gestion des plannings serrés met parfois un peu de pression et il faut s'y accommoder. J'apprécie personnellement les contacts que cette profession permet de nouer.

Et quels sont les points négatifs ?

La pression que je viens d'évoquer peut, pour certains, être difficile à vivre. Certaines tâches bien précises peuvent aussi déplaire : les phases de tests, la documentation à rédiger…

A quelles difficultés êtes-vous régulièrement confronté ?

Comprendre les attentes des clients, aller au-delà de leurs exigences et attentes, trouver des solutions rapides à des problèmes cruciaux.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.