Gonda Mertens, Secrétaire

Interview réalisée en janvier 2010

Gonda Mertens, secrétaire pendant 25 ans au Sénat, est collaboratrice occasionnelle au Parlement de la Communauté française.

En quoi consiste votre activité au quotidien ?

Au Sénat, j’étais engagée comme dactylographe bilingue pour le service du compte-rendu analytique. Je travaillais sous dictée en néerlandais et en français. Au Parlement de la Communauté française, jusqu’en 2004, je travaillais aussi sous dictée au service du compterendu analytique. Depuis, ce service a fusionné avec le service du compte rendu intégral. Désormais, mon travail consiste à fragmenter à l’ordinateur les interventions des orateurs dans les séances plénières et en commission. Cela signifie que je découpe l’enregistrement en morceaux que je transmets aux rédacteurs. Parfois, je dactylographie aussi des textes pour les rédacteurs.

Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer votre profession ?

Il faut savoir dactylographier très vite, avoir une orthographe impeccable et être au courant de la vie politique et actuelle.

Quels sont les avantages et inconvénients de votre métier ?

Au Sénat, j’avais beaucoup de jours libres, mais je n’étais pas maître de mon agenda. Je devais toujours être à la disposition du calendrier parlementaire.

Quel est l’horaire de travail ?

Je n’avais, et je n’ai toujours pas, d’horaire fixe. Je dois être présente lors des réunions plénières et des réunions de commission.

Quelles études avez-vous suivies pour accéder à votre profession ?

J’ai fait des humanités commerciales jusqu’à l’âge de dix-huit ans. Mes parents m’ont inscrite à l’âge de douze ans dans une école tout près de notre quartier. J’ai appris la dactylographie, la sténotypie en trois langues : le néerlandais, le français et l’anglais. J’ai appris les lettres et le langage commercial. Ces quinze dernières années, j’ai suivi des cours d’informatique à titre personnel.

Quel a été votre parcours professionnel ?

À l’âge de dix-huit ans, j’ai commencé à travailler comme secrétaire dans plusieurs organisations. Après six ans de travail, j’ai décidé de rester à la maison pour élever mes quatre enfants. En 1980, j’ai commencé des stages au Sénat. En 1983, après avoir réussi des examens de sélection, j’ai été engagée comme dactylographe bilingue pour le service du compte rendu analytique où je suis restée jusqu’à ma pension en 2008.

Que diriez-vous à un jeune qui souhaite se lancer dans cette voie ?

Le plus important, c’est de connaître les langues et l’informatique et d’avoir l’esprit indépendant et pratique.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.