Goossens, Sales manager

Interview réalisée en janvier 2008

Présentez-nous votre service…

Notre équipe « énergies renouvelables » compte actuellement onze personnes, soit ingénieurs industriels, soit ingénieurs civils. Je suis personnellement ingénieur industriel en construction et géomètre. Bien que notre section soit assez jeune, elle existe en effet depuis 2001, nous élaborions déjà auparavant des projets « énergies renouvelables » qui s’intégraient aux départements existants. Aujourd’hui, cette section bien distincte a pour but de développer et de réaliser des projets  en énergie renouvelable. Plus précisément, 80% à 90% des dossiers menés sont axés vers l’énergie éolienne. Le reste se répartit entre des projets biomasses ou des projets en panneaux solaires. Voilà actuellement les trois grandes orientations en matière d’énergie renouvelable.

Quelles sont les perspectives en matière d’énergies renouvelables ?

Aujourd’hui, même si l’énergie éolienne se montre la plus rentable, la biomasse, dans certaines centrales existantes, peut se montrer intéressante, grâce aux investissements assez réduits et aux retours encourageants. Tout cela dépend évidemment de l’évolution du marché.

Comment s’organise le travail dans un bureau d’études ?

Concrètement, la moitié du personnel travaille sur les avant-projets. Tout d’abord, nous menons des études stratégiques pour découvrir les emplacements adéquats pour l’installation de parcs éoliens ; ensuite l’équipe de « faisability » calcule et estime la rentabilité du projet. Alors, seulement, nous étudions plus spécifiquement le site : l’implantation exacte des hélices en fonction des vents dominants et des possibilités de rendement, l’influence des turbulences d’une éolienne sur une autre, les effets de fatigue sur certains composants, les effets d’ombres ou acoustiques, mais aussi l’influence sur le paysage ou les possibilités de connexion au réseau électrique local. Ces analyses constituent la base de discussion avec nos clients. Si ceux-çi décident de poursuivre la collaboration, nous préparons alors les demandes de permis que nos clients remettent eux-mêmes aux autorités. Lorsque ceux-ci sont octroyés, nous prenons en charge trois grandes phases : le génie civil, la partie purement électrique et la partie environnementale.

Le génie s’occupera des fondations, des chemins d’accès, des aires de travail ; l’électricité consistera au raccordement au réseau existant ; l’environnemental agira sur l’impact des hélices sur le paysage. Ensuite, lorsque nous recevons les offres de nos sous-traitants, nous les comparons et nous élaborons une proposition que nous soumettons à notre client. Eventuellement, une phase de renégociation s’ensuit.

A quoi doit s’attendre un jeune collaborateur qui rejoint votre équipe ?

Mon bureau se partage donc entre ces deux entités, l’une de développement, l’autre des contrats. Lorsque vous rejoignez mon équipe, vous commencez habituellement par le développement pour ensuite devenir chef de projet. Nous pouvons donc considérer la section « énergies renouvelables » comme un bon apprentissage pour devenir chef de projet. Les projets éoliens sont relativement « petits » : 4, 5, 6 éoliennes… Mais toutes les techniques et les repères sont déjà bel et bien là ! Pour les grands projets, les techniques à suivre sont les mêmes, sauf qu’il y en a beaucoup plus et que ça dure plus longtemps… C’est pour ça aussi que chacun de nous essaie de suivre le projet du début à la fin…

Qu’attendez-vous de vos collaborateurs ?

Avant tout, d’être très communicatifs car nous travaillons essentiellement en équipe. Comme les projets sont vastes, il faut tout le temps communiquer, que ce soit avec l’équipe ou avec les centres de compétences.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.