Hakin, Domoticien

Interview réalisée en janvier 2008

Entretien avec M. Hakin, électricien en installations résidentielles (Klinkenberg SEPPI s.a.)

Quelle a été votre formation ?

J’ai fait une formation d’A3 électricité en bâtiment à St-Laurent Fléron, une formation comme technicien spécialiste en systèmes d’alarme et un graduat en électromécanique. 

A quel moment la domotique est-elle apparue dans votre parcours ?

Un de mes premiers employeurs, celui chez qui je suis resté le plus longtemps, était un concepteur en matériel ; c’était un ingénieur qui avait l’habitude de voir au-delà des simples placements. Donc, on a construit des centrales d’alarme qui fonctionnaient beaucoup sur le principe du traitement de données et d’informations. Un peu comme un système domotique, finalement. C’était à peu près le même genre de concept et c’est vrai que l’on a vu la domotique apparaître progressivement. Mais, au début, c’était un peu folklorique : c’était le fax dans la salle de bains, sur la baignoire. Cela faisait rire au début. 

Vous pourriez donner quelques exemples d’application domotique ?

Pour moi la domotique, c’est quelque chose qui doit d’abord être pratique. Premièrement, ça doit rendre un service : le service est de simplifier la vie des gens par rapport à ce qui est programmation ou élaboration d’une façon de vivre. La domotique doit se plier à la façon de vivre des gens. Par exemple, un interrupteur pour allumer une lampe, c’est simple : on appuie sur l’interrupteur. La simplification peut venir du fait que, si vous approchez de la pièce, il y a un système de détection qui allume la lampe automatiquement quand il fait noir.

Quel est votre statut ?

Je suis chef de secteur : je m’occupe de toutes les techniques spéciales. Pour l’instant, par exemple, on est en train de réaliser une installation dans une maison pour handicapés où l’on va installer la gestion de l’éclairage de toutes les chambres en automatisme. Il y a 40 chambres pour handicapés profonds qui ne peuvent pas allumer et éteindre les éclairages. Donc les lampes vont s’allumer automatiquement s’ils bougent.

A côté du domaine de l’éclairage, du chauffage, de la sécurité en alarmes, que peut-on envisager dans les prochaines années comme perspectives de la domotique ?

La gestion de l’eau, c’est-à-dire avoir de l’eau chaude au robinet quand vous êtes dans la pièce. Ça évite de chauffer les tuyaux en permanence, de jeter un demi seau d’eau chaque fois que vous ouvrez votre robinet.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune en termes de formation ?

Ce qu’il faut en électricité, à mon avis, pour bien travailler et bien vivre à l’avenir, c’est d’abord avoir une bonne base et de bonnes notions du courant alternatif en alimentations. Ce qui est vraiment la base de l’électricien pour s’y retrouver.

Vous travaillez aussi bien seul qu’en équipe ?

Exact.

Etes-vous amené à vous déplacer souvent ?

Oui effectivement. Par jour, je peux rouler 200 km en moyenne.

Quel type d’horaire avez-vous ?

En général, ce sont les huit heures de travail par jour classiques, donc les 38 heures/semaine. Le problème de notre métier, c’est qu’il existe un rôle de garde-dépannage. Donc ça veut dire qu’on est souvent susceptibles d’être appelés 24h sur 24, un peu comme un médecin.

Quelles qualités sont, à votre sens, nécessaires pour exercer votre métier ?

Tout doit être parfait, il faut donc de la patience et de la précision. On ne peut pas se tromper, on ne peut pas remettre au lendemain une installation, on doit être tenace, précis.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.