Jacobs,
Surveillant de chantier exploitation et entretien

Interview réalisée en janvier 2008

Entretien avec M. JACOBS, surveillant de chantier exploitation et entretien éclairage public (SIBELGA)

Quelle a été votre formation ?

Je suis technicien A4 en électricité du bâtiment.

Comment s’organise votre fonction au quotidien ?

Au quotidien, ma fonction s’organise autour d’un travail administratif, pour commencer la journée : préparer le travail, encoder les pannes et les transmettre aux agents de terrain qui assurent les dépannages, sortir le matériel pour les hommes et organiser le roulement de matériel (fusibles, …), préparer les dossiers pour les entrepreneurs avec lesquels nous travaillons et faire les métrés quand les travaux sont terminés (paiement des entrepreneurs).

Quel est votre cadre professionnel ?

Mon horaire se situe entre 7h30 et 16h45. Toujours le même. Je gère trois équipes de deux agents de terrain pour les trois secteurs bruxellois : Bruxelles-Centre, le secteur Est de Bruxelles et le secteur Ouest. Dix-neuf communes pour trois équipes.
Il y a des sous-traitants qui interviennent : des entrepreneurs qui s’occupent des travaux intempestifs dont les systématiques et les réparations de lampes.
Nos agents de terrain sont des agents de première intervention : les sections éteintes (rues et quartiers non éclairés, poteaux accidentés, …). Ils se rendent sur place, agissent en première intervention, sécurisent et signalent la situation à encoder. Les sous-traitants interviennent par la suite.

A quel type de panne devez-vous faire face, par exemple ?

Des sections qui restent allumées (il s’agit de relais sûrement défectueux et les lumières restent allumées jour et nuit), ou des sections éteintes : celles qui n’ont pas fonctionné la nuit. Selon la saison, il y a plus ou moins d’éclairage. En été, on rencontre surtout des problèmes de poteaux accidentés, des armatures déformées par le choc des voitures. L’hiver, on a beaucoup plus de travail car les réseaux fonctionnent plus longtemps.
Il y a des services d’intervention de garde la nuit, c’est le service exploitation électrique qui s’en occupe. Moi, je suis au service maintenance.

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes ?

Au moins être A2, voire A1 (soit un bachelier) et avoir des notions essentielles sur l’électricité et ses dangers.

Quel savoir-faire attendez-vous de vos agents ?

Trouver la panne ; être très prudent car on ne sait jamais à quoi s’attendre, utiliser les équipements individuels de protection : l’électricité, c‘est méchant ; et enfin être aimable avec les gens que l’on dépanne et qui posent des questions.

Du point de vue des qualités humaines, qu’appréciez-vous chez vos collaborateurs ?

Connaître son métier, être consciencieux et très prudent dans les interventions.  La notion de risque est très importante sur une panne.

Que diriez-vous pour motiver les jeunes à s’engager dans cette filière ?

C’est un métier très intéressant car ce n’est pas toujours la même chose. Ce n’est pas lassant. Chaque intervention est différente et suscite encore la curiosité. On apprend constamment. On peut aussi comparer des façons de travailler différentes entre réseaux. J’apprends encore des choses aujourd’hui.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.