Jean-François Arnould,
Ingénieur en énergie solaire thermique

Interview réalisée en janvier 2008

M. Jean-François ARNOULD est ingénieur en énergie solaire thermique - entreprise Novastar

Depuis combien de temps exercez-vous la profession d’ingénieur en énergie solaire ?

Je travaille depuis septembre 2007 pour Novastar en tant que chef de projet solaire.

En quoi consiste votre activité au quotidien ?

Je travaille dans une PME, cela veut dire que le travail est fort varié. Je suis tant sur le terrain que dans mon bureau. J’assure également le côté commercial et, donc, je vais chez des clients potentiels pour leur expliquer comment cela fonctionne et voir si cela pourrait se mettre en place chez eux. Les clients peuvent être des particuliers pour leur maison ou des professionnels pour des immeubles à appartement et là, la superficie à couvrir est plus importante. J’interviens alors pour faire l’étude de faisabilité, pour voir si les raccords peuvent se faire, quels matériaux utiliser, estimer le temps de travail, faire des métrés… Une fois que la visite est faite, il faut commander les pièces et les matériaux. Je dois également prévoir la location des diverses machines. Mon travail est d’organiser le chantier : organiser les livraisons, organiser la présence des différents acteurs du chantier (il ne faut pas que la grue arrive trop tôt ou que des professionnels se déplacent pour rien…), organiser le temps et les déplacements de chaque corps de métier. A la fin du chantier, je réalise un rapport d’évaluation sur le déroulement du chantier pour mieux prévoir et organiser les futurs projets. J’assure le suivi du chantier depuis son acquisition jusqu’à sa finalisation.

Quelles sont, à votre avis, les qualités personnelles attendues dans ce domaine professionnel ?

Quand il y a plusieurs professionnels sur un chantier, il faut des capacités d’organisation et de gestion pour mener le projet à bien et éviter les temps morts. Il faut également assez de poigne pour diriger tout le monde tout en maintenant une certaine souplesse afin de ménager les susceptibilités de chacun. Il faut également être flexible et savoir s’adapter aux changements car il y en a beaucoup dans ce genre de chantier. Il est également important de pouvoir gérer son stress car tout doit être coordonné dans les temps et parce que j’ai la responsabilité de la bonne marche du projet.

Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de ce type d’activité ?

Par rapport à mon boulot d’avant, je bouge beaucoup moins mais c’est positif pour moi. C’est également un domaine qui m’intéresse beaucoup et donc j’ai énormément de choses à apprendre. Quand je n’apprends plus ou quand c’est trop répétitif, je m’ennuie vite. J’aime également le contact clientèle, faire des visites, expliquer les systèmes. Et puis, je participe parfois à des salons tels que Batibouw. Mon travail est varié, je n’ai pas le temps de m’ennuyer. Les inconvénients, ce serait peut-être le côté trop local, j’aimerais bien étendre le champ d’action mais je suppose que cela va arriver petit à petit.

Quel est l’horaire de travail ?

C’est assez flexible, cela dépend des journées et du boulot qu’on a. Il y a des journées où c’est assez « calme », tout roule… D’autres où je suis au boulot à 7h30 et ne suis pas rentré avant 19h30 ! Il y a toujours quelque chose à faire mais certaines sont plus urgentes que d’autres, les horaires sont alors modulables en fonction des délais. Parfois, je peux travailler chez moi, c’est pratique aussi. Pour les visites sur le terrain, je dois parfois travailler en soirée ou le week-end car les clients ne sont pas là en journée mais c’est assez bien gérépour qu’on n’ait pas plus d’une visite ou deux par semaine.

Quelles études/formations avez-vous faites pour accéder à cette profession ?

J’ai fait mon secondaire en général avec orientation sciences fortes. J’ai ensuite fait les études d’ingénieur industriel en électronique à Bruxelles. Mes connaissances d’aujourd’hui, je les ai acquises grâce aux contacts avec les professionnels et à la formation que mes patrons m’ont donnée et me donnent encore.Je suis d’ailleurs en formation pour les chaudières à bois.

Quelles sont les perspectives d’avenir ?

Dans le domaine du solaire, je pense qu’il y a pas mal de boulot ! Pour des jeunes qui voudraient se lancer comme chauffagiste ou comme électricien spécialiste. On a du mal à trouver des personnes compétentes dans le domaine. Il y a également du boulot du côté des études et des audits énergétiques où on recherche des profils d’ingénieur ou d’architecte… Je pense qu’il y a du boulot pour toutes les professions, manuelles et intellectuelles. Les métiers des énergies renouvelables sont des métiers d’avenir. Il faut trouver des solutions pour se passer de mazout et devenir autonome au niveau de l’électricité, du chauffage…

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.