Jean-François Sobotka,
Technicien de maintenance informatique

Interview réalisée en mai 2009

Jean-François Sobotka travaille comme technicien de maintenance au sein de la clinique Notre Dame de Grâce de Gosselies. Au quotidien, il résout les pannes informatiques lorsque celles-ci surviennent.

Pouvez-vous nous présenter l'équipe informatique de la clinique ?

Nous sommes trois informaticiens sous la responsabilité d'un chef informatique. Je m'occupe plus particulièrement de la maintenance des PC de l'hôpital, un collègue s'occupe des serveurs et un autre de l'administration réseaux et sécurité. Deux programmeurs font aussi partie de notre équipe.

Comment s'organise le travail entre les informaticiens de la clinique ?

La clinique comprend 420 ordinateurs, une centaine d'imprimantes et environ 30 serveurs. Je suis généralement le premier à intervenir en cas de problème sur l'une des machines. Le plus souvent, un médecin ou une infirmière contacte notre service par téléphone pour signaler une panne. Soit je la résous à distance, soit je me déplace sur le poste qui pose problème. Avant tout, je dois déceler ce qui ne fonctionne pas. Si c'est un problème matériel, j'interviens directement. S'il s'agit plutôt d'un problème lié au serveur, je contacte mon collègue administrateur réseau. S'il s'agit d'un problème lié à un programme, ce sera plutôt un programmeur qui interviendra ou qui contactera le fournisseur du programme. Nos tâches et fonctions sont clairement établies. Chacun d'entre nous sait très bien ce qu'il a à faire.

Quelles sont les pannes les plus fréquentes que vous devez résoudre ?

Dans 60% des cas, les problèmes sont dus à une mauvaise manipulation de la part du médecin ou de l'infirmière. Dans ce cas, la résolution s'effectue très rapidement. Le reste du temps, ce sont des pannes qui nécessitent plus de temps : surchauffe du matériel, perte d'alimentation, composants défectueux, ventilation déficiente… C'est souvent dû à la vétusté du matériel.
J'interviens également lorsqu'il faut installer un programme supplémentaire pour permettre le bon fonctionnement d'un fichier, lorsqu'un PC a besoin de plus de mémoire, pour l'installation des mises à jour... Je délivre aussi, toujours sous la responsabilité du responsable informatique, les accès Internet. 

Pouvez-vous nous raconter une anecdote d'intervention ?

Je dois parfois intervenir en urgence dans une salle d'opération pour un ordinateur qui ne fonctionne plus. Dans ce cas, j'enfile en vitesse les habits réglementaires, j'évalue le problème et si j'estime que sa résolution prendra du temps, je change en vitesse le PC car, heureusement, chaque salle dispose de matériel informatique de rechange. Plus qu'une anecdote, c'est quelque chose qui arrive fréquemment.

Quels sont vos horaires ?

Je dois prester un peu moins de 8h par jour. Je commence généralement à 7h30. Je veille à arriver tôt pour être présent si jamais un problème survient lors de l'ouverture des consultations et l'arrivée des premiers patients. Mes journées sont bien remplies. Parfois, une simple installation peut prendre plusieurs heures !
En dehors de mes heures de travail, je suis rappelable à peu près à tout moment, que ce soit durant mes congés, la nuit ou le week-end mais cela arrive heureusement très rarement. Il arrive parfois que je doive travailler le soir très tard. C'est le cas lorsque les programmes doivent être mis à jour. Ce n'est en effet pas possible d'effectuer cette tâche en journée puisque les médecins et infirmières utilisent le matériel.

Pouvez-vous nous citer une facette moins connue de votre métier ?

Je m'occupe des contrats avec les fournisseurs de matériel (renouvellement, résiliation). Je gère également les stocks (claviers, souris…). Mais attention : je dois obtenir, pour chaque achat, l'aval du responsable informatique. C'est lui qui coordonne nos activités et qui prend toutes les décisions importantes.

Y a-t-il un volet "administratif" à ce métier ?

Notre responsable informatique possède un agenda électronique où sont consignés tous les problèmes à traiter et, en fonction des compétences de chacun, il dispatche, le plus souvent par e-mail, les tâches. Après chaque intervention de ma part, je dois l'encoder dans un fichier. Cela nous permet à la fois de savoir précisément le nombre d'interventions que nous effectuons par année mais aussi d'indiquer les résolutions, cela afin d'agir plus rapidement lorsque ce type de problème survient à nouveau.

Quels sont les points négatifs de votre profession ?

La pression. Les médecins et les infirmières ne comprennent pas toujours que détecter la raison d'une panne et sa solution nécessite parfois du temps. Par ailleurs, plusieurs problèmes peuvent survenir en même temps. Nous sommes alors obligés de faire le tri entre les pannes prioritaires et celles qui le sont moins mais cela, tout le monde ne le comprend pas.

Et les points positifs ?

Le plaisir de travailler au sein d'une équipe d'informaticiens particulièrement motivés où l'entraide et la fraternité règnent ! J'apprécie aussi la diversité des tâches. Chaque problème est un nouveau défi à relever ! Enfin, j'adore bouger dans les différents services de l'hôpital et rencontrer des gens différents. Notre clinique est relativement petite et tout le monde se connaît.

Suivez-vous régulièrement des formations pour mettre vos connaissances à jour ? 

Oui. Cela peut venir de nous ou de notre responsable informatique. C'est particulièrement le cas lorsque la clinique fait l'acquisition d'un nouveau programme.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.