Laurence Massart, Caissière

Interview réalisée en mai 2008

Laurence Massart est caissière chez Brico depuis 8 ans. 

En quoi consiste votre activité au quotidien ? 

Je pointe les articles, j’encaisse les paiements, j’accueille, je renseigne et j’oriente les clients. Je traite aussi les plaintes, lorsque quelque chose s’est mal passé en magasin, et je les transmets aux personnes responsables. Je redistribue à mes collègues les informations que les clients me donnent. Je gère ma caisse. A mon arrivée, je compte mon fonds de caisse, je l’encode, et je fais la même chose en fin de service. Lorsqu’il y a un trou, je dois chercher à comprendre avec la chef caissière où est passé l’argent. J’aide parfois les autres à réassortir en rayon, mais tout dépend de nos envies, ce n’est pas obligatoire. Nous alternons nos permanences aux caisses. La caisse numéro 1 est responsable. En fonction des horaires donnés, la caissière qui travaille au poste 1 ce jour-là décide des pauses de ses collègues. Elle est également chargée de distribuer de la monnaie lorsqu’il en manque, de gérer les remboursements, les communications téléphoniques et sa caisse. L’une de nous reste au bureau. 

Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer votre profession ? 

Pour tenir la caisse, il faut être diplomate et patient. Les caissières sont les tampons entre les clients et le magasin. Je dirais qu’il faut avoir un don en communication et connaître les deux langues nationales. Il est important de gérer son stress, d’être rapide et d’avoir un peu de « jugeote ». 

Quels sont les avantages et les inconvénients de votre métier ? 

Je rencontre énormément de personnes différentes, ce qui est à la fois un avantage et un inconvénient. Je tombe aussi bien sur des personnes sympathiques que sur des gens que je n’aurais jamais voulu rencontrer. Il arrive qu’un client nous fasse pleurer par méchanceté gratuite. Certains ne comprennent pas que nous ne sommes pas les gérants du magasin et que notre marge de manœuvre est limitée. De plus, j’ai la possibilité de passer un test pour devenir chef caissière, ce qui est un avantage. Lorsqu’on est motivé, qu’on travaille bien et qu’on réussit les épreuves, on peut avoir des promotions chez Brico. Mes horaires sont variables et cela me plaît, je peux faire plein de choses en dehors de ce travail, tout en étant payée correctement. Par contre, il nous arrive de prester des horaires tardifs, jusqu’à 21h le vendredi, ce qui représente, pour moi, plutôt un inconvénient qu’un avantage. 

Quel est l’horaire de travail ? 

Je travaille maximum 24 heures par semaine, répartis sur quatre jours, donc à mi-temps. Mon horaire est variable mais les desiderata remis à l’avance sont pris en compte dans la mesure du possible. La flexibilité est donc un atout pour le magasin comme pour moi. Je suis libre un à deux samedis par mois. 

Quelles études avez-vous suivies pour accéder à votre profession ? 

Je possède un graduat en communication. J’ai aussi suivi une formation pour passer mes tests de chef caissière. J’y ai appris tout ce qui est lié aux fiches de paie, à la comptabilité, aux engagements. Je sais clôturer les caisses, placer la recette dans le coffre, gérer les problèmes, organiser les horaires… 

Quel a été votre parcours professionnel ? 

J’ai commencé chez Brico à 16 ans comme réassortisseuse en rayon chaque week-end. J’ai continué pendant mes études supérieures. Quand j’ai terminé mes études, je suis restée, à mi-temps, tout en entreprenant d’autres activités. J’ai travaillé dans une maison de disques, dans un cinéma, chez un disquaire… Certaines tâches m’ont aidée à parfaire ce que j’avais appris pendant mes études. 

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ? 

Les horaires me plaisent. Je peux avoir des loisirs en dehors du travail. De plus, comme je travaille ici depuis que j’ai 16 ans, j’ai beaucoup d’ancienneté, et donc une bonne paie. 

Que diriez-vous à un jeune qui souhaite se lancer dans cette voie ? 

Pour être caissier, il faut de la patience, beaucoup de motivation et de la diplomatie. Parler différentes langues est toujours un atout. Ce métier permet d’évoluer hors du boulot, puisque les horaires sont légers. De plus, en étant curieux, on en apprend beaucoup sur le bricolage. 

Avez-vous une anecdote à raconter ? 

Un jour, un client mécontent a lancé des boutures de cactus à la figure d’une de mes collègues ! Il faut s’accrocher, ce n’est pas une blague ! La colère envenime toujours les choses. Il vaut mieux tenter de calmer la situation.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.