Laurence Pirnay, Fashion designer

Interview réalisée en juillet 2014

Quel est votre parcours ?

Même si l’artistique m’attirait déjà, j’ai d’abord commencé par étudier le marketing. J’ai travaillé quelques années dans le domaine commercial et j’ai beaucoup voyagé. Je  me suis rendue compte que c’était malgré tout vers l’art que je voulais me diriger car j’ai toujours aimé ça. J’ai donc décidé de suivre des cours du soir en stylisme, tout en continuant à travailler. Je ne regrette toutefois pas d’avoir commencé par le marketing car cela m’a apporté beaucoup d’expérience. J’ai eu mon diplôme en 2012 et je me suis lancée en tant qu’indépendante complémentaire. J’essaie désormais de développer mon activité pour pouvoir la poursuivre à temps plein.

Comment se déroule concrètement le lancement d’une collection ? Les différentes étapes?

Personnellement, je pars toujours d’un thème, d’une histoire. Je fais ensuite des recherches, des croquis, des silhouettes et je teste sur des prototypes. L’étape de préparation prend beaucoup de temps. Une fois que je sais ce que je veux, je commence à réaliser les pièces qui seront présentées lors d’un défilé. Cet événement permet d’avoir un avis du public sur la collection et donc, de sélectionner les pièces à commercialiser. Pour ces dernières, je fais alors appel à un atelier de confection car ce n’est pas possible de gérer à la fois le côté couture, le côté création et le côté administratif.

Quels sont les autres professionnels avec lesquels vous avez des contacts ?

Il y a notamment les photographes, une designer textile, un atelier de confection…Les partenaires sont assez variés.

Qu’est-ce qui vous inspire ?

J’aime beaucoup la nature mais aussi l’architecture. La dernière collection que j’ai faite, c’était sur la Russie et plus particulièrement l’architecture russe. La collection précédente, j’avais choisi le Brésil, le carnaval, etc. J’aime bien l’idée du voyage, réel ou imaginaire.

Qu’est-ce qui est le plus important pour vous lorsque vous créez un vêtement ? A quels aspects faites-vous particulièrement attention ?

Je pense que le plus important pour moi c’est la finition, la qualité du travail.

Comment faites-vous connaitre vos créations ?

On peut découvrir mon travail via ma page Facebook, mon site internet. J’ai aussi ouvert un showroom dans lequel on peut voir mes collections et je suis aussi présente dans la boutique « En Suite », à Namur.

Quel est votre rythme de travail ?

Idéalement, j’aimerais pouvoir réaliser deux collections par an au minimum.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?  

Le plus dur, c’est de trouver des partenaires et qu’ils soient de qualité. Dans le domaine de la mode, quand on a des bons contacts, on les garde généralement un peu pour soi. Moi je les trouve notamment via des conférences, des salons, etc.

Quelles qualités faut-il selon vous posséder pour exercer ce métier ?

Il faut être assez tenace, persévérant et ne pas lâcher prise tout de suite.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui voudrait se lancer ?

Par rapport à mon parcours, j’ai trouvé intéressant d’avoir un bagage commercial et un bon sens de l’organisation. Je pense que ça peut être un plus et c’est peut-être ce qui manque parfois chez les artistes. 

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.