Manu Duquenne, Régisseur

Interview réalisée en septembre 2008

Manu Duquenne est régisseur général au manège.mons et enseignant.

Quelle fut votre formation ?

Je suis diplômé de l’INSAS, section son.

Faut- il absolument suivre des études spécifiques pour devenir régisseur ?

C’est actuellement à conseiller. D’un point de vue technique, le métier devient extrêmement exigeant et le matériel performant, il est de plus en plus difficile de débuter sans base théorique. Une formation artistique est précieuse car le régisseur est le lien entre l’équipe technique et l’équipe artistique d’un spectacle. Il doit donc comprendre les impératifs des uns et des autres.

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai commencé comme régisseur son principalement pour le théâtre et la chanson pour enfant. En 1997, j’ai été engagé par le Centre Dramatique Hennuyer comme régisseur son pour la création théâtrale. En 1999, je suis devenu régisseur général toujours pour le CDH. Depuis 2004, j’exerce la même fonction au sein du manège.mons.

Concrètement, en quoi consiste votre travail ? Comment s’organise-t-il ?

J’ai en charge la responsabilité des accueils techniques de spectacles et de festivals de la programmation du manège.mons. Il y a une grande partie de préparation plus « administrative » en amont et une partie plus technique sur le plateau : J’analyse les besoins techniques et humains nécessaires, je dresse le budget technique (achats, location de matériel mais aussi estimation de la masse de travail), j’organise lesplannings des équipes techniques et je dirige l’équipe sur le plateau.

Est-ce difficile de gérer une équipe ?

C’est un milieu relativement organisé. Il y a une hiérarchie technique sur un plateau et le travail est réparti en fonction des compétences de chacun. Ma principale fonctiondans la gestion d’équipe est de faire en sorte de respecter les délais.

Quelles sont les qualités qu’un régisseur doit posséder ?

Un esprit d’équipe, de la discrétion, de la diplomatie et de la disponibilité.

Quels sont les débouchés pour un régisseur en Belgique ? Pensez-vous qu’il soit facile de trouver du travail dans cette branche ?

Il y a un manque de régisseurs. Beaucoup de centres culturels ont des techniciens et pas de régisseurs.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre travail ? Le moins ?

J’apprécie la variété : à chaque montage, un travail différent, jamais de routine. J’aime aussi les rencontres que l’on peut faire. Par contre, les horaires sont parfois durs.

Pourquoi vous êtes- vous tourné vers l’enseignement ?

Cela vient d’une demande suite au manque de professeur pour un cours. Ensuite par goût et par fierté (quelle meilleure reconnaissance que de pouvoir enseigner ce que l’on a appris...).

Quelles sont les difficultés qu’un régisseur peut rencontrer au cours de sa carrière ?

La gestion du stress, car les délais sont très courts, et une vie familiale compliquée

Quels sont les conseils que vous donneriez aux jeunes qui veulent se lancer ?

De ne pas négliger les formations (y compris les langues) et de faire preuve de patience car c’est un métier qui demande beaucoup d’expérience.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.