Matthias Simonis, Facteur

Interview réalisée en février 2019

Comment êtes-vous devenu facteur ?  

C’est un peu le hasard. J’ai obtenu un bachelier professionnalisant en Immobilier en Haute Ecole et je cherchais une activité professionnelle à faire le matin, avant d’éventuellement travailler dans l’immobilier le reste de la journée. Et j’ai pensé au métier de facteur ! J’ai ainsi postulé sur le site internet de bpost et ai été engagé : d’abord comme intérimaire puis en contrat à durée indéterminée. Aujourd’hui, facteur est mon job à temps plein !  

Quel est votre horaire de travail ?

Je débute généralement à 6h00 du matin. J’ai fini ma journée uniquement lorsque tout le courrier a été livré. Généralement c’est vers 13h00 mais, en fonction du nombre de lettres et colis à distribuer, il m’est déjà arrivé de terminer bien plus tard. Je travaille cinq jours par semaine. 

Comment s’organise votre métier ? 

Lorsque j’arrive à mon bureau de distribution, je passe deux à trois heures à effectuer le triage des lettres, colis et recommandés arrivés durant la nuit via les camions. Ce triage s’effectue par rues et par numéros. Ensuite, j’embarque dans la camionnette bpost et je commence ma tournée. Celle-ci s’effectue dans la zone qui m’est conférée. Notre bureau couvre trois codes postaux et nous sommes une soixantaine de facteurs à nous les partager. Après, je rentre la voiture au dépôt et consigne le kilométrage parcouru dans un document prévu à cet effet.  

Outre les facteurs, quels autres professionnels retrouve-t-on au bureau de distribution ?

Nous avons un Team Leader, qui est, en quelque sorte, notre chef de bureau. Mais on y retrouve aussi une personne affectée uniquement aux horaires et d’autres qui sont nos référents pour ce qui concerne les colis, les journaux et les collectes. 

En quoi consistent ces collectes ? 

C’est un autre aspect du métier : le facteur relève les boîtes aux lettres publiques placées à divers endroits. Mais, personnellement, c’est une tâche que je n’effectue que très rarement.   

Existe-t-il d’autres moyens de locomotion que la voiture ?

Certains facteurs effectuent leur tournée en vélo ou VTT, d’autres encore à pied ou en bus, mais pour ma part, c’est toujours en voiture. 

Vous arrive-t-il de livrer des journaux ? 

Oui, tout à fait. Dans ce cas, la journée commence beaucoup plus tôt, vers 2h00 du matin. Là aussi le travail commence par une phase de triage avant la distribution qui commence vers 4h00 environ. C’est une tâche financièrement avantageuse car il y a une prime pour les heures prestées de nuit… Après la livraison des journaux, on peut retourner au dépôt pour reprendre son activité initiale et trier le courrier mais, dans ce cas, la tournée de distribution est généralement adaptée et, tout du moins, plus courte. 

Avez-vous pu choisir votre lieu d’affectation ?

Quand on débute, on vous propose un bureau particulier et chaque année en septembre, en fonction des places vacantes, on peut demander sa mutation dans un autre dépôt. Moi, je reste dans le mien car je m’y plais bien ! 

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce métier ? 

L’indépendance : je gère ma tournée comme je veux, je prends mes pauses quand je le souhaite, du moment que le travail est fait ! C’est un métier qui bouge : je fais plus de 20.000 pas par jour, selon mon GSM. Je gare ma voiture à un endroit et je marche, je monte les rues, je les descends… C’est sûr que, sans être un sportif accompli, il faut avoir une bonne condition physique ! J’aime aussi le fait que le travail ne soit pas toujours le même tout au long de la journée : d’abord le triage, puis la distribution. Et puis, il y a l’ambiance de travail avec les collègues : elle est très stimulante.   

Et s’il fallait citer un élément plus difficile du métier ? 

Devoir travailler dehors, par tous les temps ! Qu’il pleuve, vente ou neige, peu importe : le courrier doit être livré ! Pour certains, se lever tôt pourrait être problématique, mais ce n’est pas mon cas.  On trouve vite le rythme.  

Avec le développement du commerce en ligne, vous métier a-t-il évolué ?  

Si je ne remarque pas de baisse significative dans la distribution du courrier, il est vrai que j’ai de plus en plus de colis à livrer en raison du développement du commerce en ligne.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.