Michael, Interprète indépendant

Michael, 57 ans, travaille comme interprète indépendant.

Pourquoi et comment vous êtes-vous lancé dans l'interprétation ?

On peut dire que je suis tombé dedans quand j'étais tout petit car ma mère était Galloise, mon père Belge francophone et j'ai été élevé par une dame allemande. La question de savoir quelles études j'allais entreprendre ne s'est donc guère posée.

Quelles langues interprétez-vous ?

J'interprète à partir de l'allemand et de l'anglais vers le français et suis capable de m'exprimer dans chacune de ces langues. J'interprète aussi le néerlandais mais uniquement dans le sens du néerlandais vers le français. Mais je tiens à préciser que l'interprétation ne constitue que 10% de mon activité professionnelle. Les 90% restants concernent la traduction.

Quel a été votre parcours professionnel ?

J'ai travaillé comme traducteur-interprète indépendant durant quatre ans puis j'ai eu la possibilité de travailler dans le marketing et cela pendant plus de 20 ans. En 1998, j'ai repris mon activité de traducteur-interpète.

Quel type d'interprétation faites-vous ?

Je pratique principalement l'interprétation de liaison. Je me suis spécialisé dans le domaine technique. Je vais vous donner un exemple. Je viens d'assurer l'interprétation lors d'une formation donné par des ingénieurs allemands à un petit groupe d'ouvriers français. Je servais de liaison entre les deux.

Vous arrive-t-il parfois de travailler pour des institutions ?

Oui, bien sûr, pour des organisations internationales notamment. Je suis en effet repris dans différents listings d'interprètes en anglais et allemand et il m'est déjà arrivé d'être contacté par une des branches de l'ONU, par exemple.

A quelle difficulté majeure est confronté l'interprète ?

La concentration. Il n'est pas évident de bloquer son esprit, d'écouter l'orateur, de prendre des notes et puis de restituer son discours. Le métier est attirant car il y a un certain prestige qui rôde autour mais il est extrêmement compliqué.

Y-a-t-il beaucoup d'interprètes indépendants ?

Oui énormément mais moins que de traducteurs.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.