Nathalie Desmet, Magasinière

Interview réalisée en février 2019

Pourquoi et comment êtes-vous devenue magasinière ? 

Il y a quelques années, étant demandeuse d’emploi, je recherchais activement du travail. J’ai appris qu’il y avait moyen de se former à ce métier en promotion sociale. Je voulais vraiment sortir de mon inactivité, apprendre un métier, et celui de magasinier me semblait intéressant. Lors de la séance d’information, j’étais la seule femme présente et je me suis posé quelques questions… Allais-je pouvoir travailler dans un environnement a priori essentiellement masculin ? Après un entretien de motivation, les responsables de la formation ont gardé ma candidature et je me suis lancée. Au terme de celle-ci, j’ai obtenu un certificat de qualification de « cariste-magasinier » spécifique à l'enseignement secondaire inférieur de promotion sociale.      

Quelles connaissances avez-vous apprises lors de cette formation ?  

Assurer des opérations de manutention (portage, déplacement, chargement, etc.) à l’aide d’engins de manutention mais j’ai aussi appris à effectuer d’autres tâches spécifiques aux métiers de magasinier comme la réception, le stockage, la préparation et la distribution de marchandises. J’avoue que j’étais davantage intéressée par les activités propres au magasinier que par celles du cariste. Dans le cadre de cette formation que j’ai terminée en juin 2016, j’ai pu effectuer des stages dans divers magasins d’une chaîne spécialisée dans le bricolage et l’outillage. A chaque fois, j’ai pu y apprendre des facettes différentes du métier, des petits trucs en plus… Et comme cela s’est bien déroulé, j’ai ensuite été engagée en contrat à durée indéterminée. 

En quoi consiste ce métier ?

Au début, j’occupais un poste de cariste, c’est-à-dire que je faisais principalement du chargement et du déchargement de marchandises. Et puis, petit à petit, mes tâches ont évolué et sont devenues de plus en plus importantes. Je me suis ainsi occupée de la réception et de la livraison des marchandises, du traitement des commandes, de l’inventaire, du travail en caisse, des conseils aux clients, etc. Sans être une experte, je peux dire que m’y connais maintenant dans plein de domaines propres au bricolage ! J’ai même appris à faire des clés ! Et puis, à ma grande surprise, on m’a proposé un poste à responsabilités puisque je suis maintenant l’une des responsables du magasin avec un rôle d’encadrement du personnel. Je mène encore des activités propres au magasinier, mais j’évite d’utiliser les engins de manutention car ce n’est vraiment pas l’aspect du métier que je préfère…   

Est-ce un métier très « physique » ? 

Un peu quand même. Il faut être en bonne condition pour pouvoir se déplacer partout dans le magasin ! Il ne faut pas avoir peur de se retrousser les manches, de se salir et de transpirer ! C’est surtout un métier polyvalent où l’on est amené à faire une multitude de choses diverses, du moins dans l’entreprise où je l’exerce. Dans d’autres entreprises, le métier est peut-être plus « figé ».   

Quel est votre horaire de travail ?

Je travaille 38 heures par semaine. Le magasin étant ouvert 7 jours sur 7, mes journées de travail sont réparties sur deux semaines, l’une de 6 jours et l’autre de 5 jours. Vu ma fonction de responsable, j’assure l’ouverture et la fermeture du magasin. 

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui serait intéressée par ce métier de magasinier ? 

Les possibilités de faire carrière ne manquent pas et, lorsque l’on est motivé, on peut rapidement évoluer vers un poste plus important. La polyvalence est le maître-mot de cette profession.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.