Olivier Dekegel, Vendeur - conseiller

Interview réalisée en mai 2008

Olivier Dekegel est conseiller chez Facq Plomberie depuis 3 ans

En quoi consiste votre activité au quotidien ?

Je conseille les professionnels du sanitaire et du chauffage, je leur fais des offres selon leur demande et je commande le matériel. Le système de gestion de stock est spécifique à notre enseigne, il est informatisé, et nos besoins sont directement transmis aux fournisseurs. Je passe les commandes au fur et à mesure, client par client.

Je consacre 2 à 3h par jour dans le bureau, à conseiller des clients et à effectuer les commandes. Le reste de la journée, je m’occupe de la vente aux particuliers dans le magasin.

Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer votre profession ?

Je travaille à Zaventem. Il faut donc être bilingue. Il faut savoir de quoi on parle, donc avoir des connaissances techniques approfondies et être débrouillard pour pouvoir aider, par exemple, un professionnel en installation de chauffage confronté à un problème de plomberie. La plomberie, c’est très large. Je dois essayer de tout connaître.

La dimension commerciale n’est pas très importante lors de la vente aux professionnels. Ceux-ci ont déjà une idée de ce qu’ils veulent acheter en arrivant. Ils demanderont juste quelques conseils sur l’installation. Par contre, lorsqu’on travaille avec les particuliers, il faut, bien entendu, être un bon vendeur. Nous avons un show room juste à côté du magasin. Là, des vendeurs compétents imaginent, avec un client, une salle de bain complète, par exemple.

Quels sont les avantages et les inconvénients de votre métier ?

L’avantage, c’est qu’on côtoie beaucoup de monde. Il faut aimer les rencontres. En discutant avec les clients professionnels, on en apprend énormément. Chacun parle de ses expériences. Je retiens ce que mes clients ont bien fait et mal fait, les problèmes qu’ils ont rencontrés lors d’une installation et je m’en sers pour conseiller d’autres personnes.

Je ne vois pas d’inconvénients, j’aime ce que je fais. Le seul désavantage est peut-être que je travaille à l’intérieur. Quand il fait beau, je préférerais être dehors.

Quel est l’horaire de travail ?

Je preste 38 heures par semaine. Nous sommes répartis en trois équipes. Je travaille une semaine de 7h à 15h30, la suivante de 8h à 16h30, et la suivante de 9h à 18h. Je travaille un samedi sur deux et je récupère un jour.

Quelles études avez-vous suivies pour accéder à votre profession ?

J’ai appris la plomberie en alternance à l’EFPME. J’ai fait une spécialisation en chauffage. Chez Facq, je reçois une formation chaque mois. On nous présente les nouveaux produits des fournisseurs. J’ai eu la chance de participer deux fois déjà à Batibouw. Nous suivons des formations très techniques avant cet événement. On nous explique les nouvelles technologies avant qu’elles arrivent sur le marché. Nous sommes formés sur le terrain aux techniques de vente et aux programmes de gestion de stock. Pendant trois mois, nous observons un conseiller qui nous explique son travail. 

Quel a été votre parcours professionnel ? 

J’ai exercé comme plombier pendant six ans après mon apprentissage. Mon patron m’avait orienté vers les grands bâtiments, comme la tour Madou, par exemple, ce qui ne m’intéressait pas vraiment. J’ai postulé chez Facq. Ils demandaient des personnes bilingues et spécialisées en plomberie. J’ai été réassortisseur pendant trois mois, puis conseiller technique.

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

Lorsque je travaillais comme plombier, j’étais attiré par le côté technique, les dépannages et la maintenance. Je m’intéressais déjà aux nouvelles technologies, aux panneaux solaires. Chez Facq, j’ai eu l’occasion d’apprendre ces aspects du métier et ça me plaît !

De surcroît, le statut d’employé présente des avantages par rapport à celui d’ouvrier, rien qu’au niveau des horaires. Comme ouvrier, on finit quand on finit…

Que diriez-vous à un jeune qui souhaite se lancer dans cette voie ?

Je lui dirais que ce métier n’est pas facile. Un conseiller a des responsabilités. Dans la chaîne fabricant-vendeur-installateur, notre place est importante. Imaginons que quelqu’un achète une chaudière, nous devrons l’aider à la choisir et lui fournir toutes les pièces nécessaires. S’il rencontre un problème, nous avons une part de responsabilités. Il faut bien s’y connaître.

Il faut aussi être disponible. Certains clients préfèrent les conseils de tel ou tel vendeur. Il faut être présent pour entretenir cette relation de confiance. Même si un client ne vous plaît pas, s’il veut passer commande avec vous, vous devrez répondre à ses questions et le dépanner.

Avez-vous une anecdote à raconter ?

Un jour, un client a appelé le magasin pour me parler mais j’étais en vacances en Italie. Au lieu de passer commande chez un de mes collègues, il a attendu mon retour pendant un mois entier. Il s’agit d’une relation de confiance, pour lui, c’était moi et personne d’autre ! Certains clients sont même devenus mes amis !

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.