Sébastien Lovens, Plafonneur

Monsieur lovens EST plafonneur pour un patron flamand

Quelle est votre formation ?

Je suis plafonneur qualifié deuxième échelon; j'ai accès à la profession en tant que plafonneur, cimenteur et rejointoyeur.  J'ai réalisé cette formation au Château Massart (75 rue du Château Massart à 4000 Liège).

Quel est votre parcours professionnel ?

J'avais 16 ans lorsque j'ai commencé cette formation de  deux années.  Ensuite, j'ai travaillé dans une société de construction à Stavelot, puis dans une autre à Verviers et aujourd'hui, cela fait trois ans que je travaille pour un patron flamand.

Est-ce un travail d'équipe ?

Dans le plafonnage, le plus courant sont les équipes de deux personnes. Lorsque l'équipe est composée de trois personnes et que l'on fait une projection de plâtre le matin pour trois, les journées deviennent beaucoup trop longues.

Quand intervenez-vous dans une construction ?

Les plafonneurs commencent à travailler lorsque le chauffage est placé, ainsi que l'électricité, la toiture et les châssis. Il s'agit donc du gros-œuvre fermé avec sanitaires et électricité placés au niveau des tuyauteries. Nous intervenons par contre avant les chapes parce que notre métier est fort salissant.

Nous travaillons aussi bien pour des particuliers que pour des promoteurs et nous faisons aussi beaucoup de « clés sur porte ».  Pour le moment, je travaille dans un lotissement de 115 maisons à plafonner; je suis à la onzième !

Quelle est votre journée-type de travail ?

Je vais chercher mon collègue à 5h30 à Rocourt pour arriver vers 7h00 sur le chantier et nous quittons vers 16h00.  Nos horaires dépendent de la prise du plâtre; nous ne pouvons donc pas définir exactement nos temps de pause.  Pour le moment, nous travaillons dans la région de Bruxelles.  Il faut donc ajouter le temps de parcourir 260 kilomètres par jour.

Quels matériaux ou outils utilisez-vous ?   Ont-ils évolué ces dernières années ?

Les machines à projeter le plâtre ont fortement évolué. On travaille aussi au silo, ce qui signifie qu'il n'y a plus de sacs à transporter; c'est de la poudre. Le silo amène le plâtre à la machine, celle-ci est raccordée à l'eau et à l'électricité. Il y a différents réglages à faire et cela permet de mélanger le plâtre et de le jeter directement sur les murs. Tout cela évite la manutention de sacs.

Selon les travaux à réaliser, nous travaillons avec différents types de plâtres à prise rapide, différents enduits aussi qui permettent de travailler plus rapidement.

Les outils manuels sont plus légers, plus ergonomiques, mais fondamentalement une palette reste une palette, une plâtresse aussi.

Quelle est votre plus grande satisfaction personnelle ?

De par la place que nous occupons, c'est-à-dire le parachèvement du bâtiment, notre satisfaction est liée à celle du client pour qui le  projet touche à sa fin; sa maison va être enfin finie.

En une semaine, une semaine et demie, le client retrouve le sourire parce que le plafonneur finit sa maison.

Quels sont les avantages et inconvénients de votre profession ?

Le plus grand avantage est la satisfaction personnelle d'un travail bien fait.  De plus, pour quelqu’un de courageux et qui n'a pas peur de prester beaucoup d'heures, c'est un métier bien payé.

L'inconvénient réside dans le fait que nous sommes parmi les trois métiers les plus durs physiquement du bâtiment avec les châpistes et les couvreurs.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune ?

On dit souvent que c'est un métier où l'on gagne bien sa vie et c'est vrai.  Néanmoins si la première motivation d'un jeune est celle-là, ça ne marchera jamais.  Il faut vraiment aimer le métier.  C'est un métier très physique et les horaires sont flexibles; je sais quand je pars, mais jamais quand je rentre.

En Belgique, il manque 3500 plafonneurs.  Après l'apprentissage de la théorie, ce qui compte, c'est la pratique.  Il faut aussi savoir se débrouiller, savoir s'adapter à chaque chantier.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.