Serge Wauthier,
Directeur général des Affaires consulaires

Interview réalisée en janvier 2010

Après avoir exercé la fonction d'ambassadeur en Lituanie, Serge Wauthier est aujourd'hui directeur général des Affaires consulaires au SPF Affaires étrangères.

Quelle était votre fonction exacte au sein de l’ambassade en Lituanie?

J’ai été durant huit mois à la tête de ce poste, en qualité d’ambassadeur. Ayant réussi une sélection pour la fonction de Directeur général des Affaires consulaires au SPF Affaires étrangères, j’ai quitté la Lituanie en mai 2010.

Pouvez-vous nous décrire votre nouvelle fonction ?

Il s’agit d’une tâche de gestion et de coordination des activités des quatre directions ("Assistance d’urgence et affaires judiciaires", "Documents de voyage et d’identité", "Droit des personnes", "Visas et migration") qui la composent.

Comment vous êtes-vous préparé au concours de diplomate ?

En suivant et en approfondissant l’actualité, en lisant des ouvrages d’histoire diplomatique, d’économie et de droit international et en perfectionnant mon néerlandais !

Quel a été votre parcours professionnel ?

Après avoir été enseignant de français, histoire et mathématiques en Belgique et à l'étranger,j'ai exercé comme stagiaire chancelier Minafet à Bruxelles, puis consul à Manille, vice-consul à Atlanta et à Istanbul, stagiaire diplomate Minafet à Bruxelles, attaché d’ambassade àBrasilia, 1er secrétaire de l'ambassade belge à Washington, conseiller diplomatique de la ministre de la Justice, conseiller diplomatique de la ministre des Affaires sociales et de la
Santé publique et enfin ambassadeur de Belgique à Vilnius.

Qu’est-ce qui a vous motivé à devenir diplomate ?

L’attrait combiné de la fonction publique et d’une carrière expatriée. Dans ce cadre, le métier de diplomate était celui qui m’offrait la plus large panoplie de fonctions.

Quelles langues pratiquez-vous ? A quelle fréquence ?

Le français, qui est ma langue de travail, l’anglais et le néerlandais, que je pratique quotidiennement, de même que le portugais que je n’ai malheureusement plus très souvent l’occasion de pratiquer.

Quels aspects positifs retirez-vous de votre parcours professionnel ?

Ils sont trop nombreux pour les citer tous. Je ne voudrais pas faire un autre travail : multitude des personnes et cultures rencontrées, multitude des tâches et problématiques traitées, perspectives de carrière, ouverture  exceptionnelle pour les enfants et la famille en général. Et, bien sûr, l’honneur de représenter et défendre les intérêts de son pays à l’étranger.

Et quels en sont les éventuels aspects négatifs ?

Le côté pile de ce qui est énoncé ci-dessus : stress des départs programmés, rupture programmée des relations établies, inégalité de la scolarité des enfants, perte de contact avec certaines attaches belges, importance démesurée de la carrière dans la vie de tous les jours, sur la famille…
 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.