Séverine Sciorre, Manucure - Pédicure

Interview réalisée en novembre 2010

Quelle formation vous a permis de devenir manucure ?

Lors de ma formation d’esthéticienne à l’institut Maud Marcy, j’avais des cours intégrés de pédicurie. Voulant me perfectionner, j’ai suivi une formation de deux ans en cours du soir à l’IFAPME. J’avais beaucoup de stages, notamment dans des homes. J’ai été vite confrontée à la pratique. 

En quoi consistent les soins que vous prodiguez ?

J’enlève des durillons et des cors. Je fais des coupes d’ongles, fraise et prodigue souvent un petit massage du pied. Lorsqu’on pratique la pédicurie, on porte toujours des gants, on désinfecte bien. C’est davantage un bien-être qu’un soin de beauté. Comme manucure, je coupe les ongles, pose du vernis, réalise des massages des mains mais je ne fais pas de pose d’ongle artificiel. 

Est-ce que les tarifs que vous proposez sont règlementés ?

Le métier n’est pas reconnu il n’y a donc pas de tarifs fixes. Il y a tout de même une moyenne de prix. Par contre, si je vais à domicile mon tarif est supérieur à celui que j’impose si je fais le travail dans mon institut. 

Y a-t-il beaucoup de concurrence dans ce domaine ?

Comme mon institut est situé en zone rurale, je ne la ressens pas trop, au fil des ans je me suis fait une bonne clientèle. Les gens reviennent régulièrement. Travaillant principalement avec des personnes âgées, le fait d’aller à domicile m’aide beaucoup. 

Comme lance-t- on son propre salon de manucure ?

Il faut bien s’équiper : les pinces, les limes, les manches prévus pour le bistouri, des lames, des râpes, de l’eau oxygénée, une fraiseuse, une machine pour polir et amincir les ongles, un plateau et une mallette. Cela demande un certain investissement mais pour ce qui est de l’ordre de prix exact, je ne saurais pas vous dire car j’ai acheté le matériel nécessaire lors de ma formation. Lorsque j’ai besoin de matériel, je vais chez « Medipost » à Seraing. On y trouve tout ce dont on a besoin pour la pédicurie-manucure. 

Parlez-nous de votre clientèle ?

En ce qui concerne la pédicure j’ai autant d’hommes que de femmes, surtout des personnes âgées. Pour la manicurie, ma clientèle est essentiellement féminine et l’âge varie beaucoup. 

Quelles sont les qualités d’une bonne manucure ?

L’hygiène, tant sur soi qu’au niveau des outils. Lorsque l’on travaille les pieds, il peut y avoir des mycoses qui peuvent se transmettre facilement, donc on doit bien désinfecter les outils. Il faut beaucoup de patience et entrer facilement en contact avec les clients. Faire un maximum et prendre son temps, les personnes âgées demandent davantage d’attention et nous devons être méticuleux. Une certaine dextérité manuelle est requise dans ce métier. Être à l’écoute de notre client est aussi un facteur très important. 

Que diriez-vous à un jeune qui désire se lancer dans cette profession ?

Avoir plusieurs cordes à son arc et ne pas seulement s’en tenir à la pédicurie-manucure. Dans mon cas, j’ai beaucoup plus de soins de pédicurie que d’esthétique et surtout, il faut aimer ce que l’on fait. 

Quels sont les avantages et les inconvénients ?

Parfois on peut tomber sur des gens pas très propres, il faut donc avoir le cœur bien accroché. L’avantage c’est que l’on apporte du bien-être aux gens et c’est très valorisant.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.