Stéphane Villefroy,
Mécanicien-régleur de machines textiles (mécanicien tissage)

Interview réalisée en octobre 2014

Pouvez-vous décrire concrètement votre activité au quotidien ?

Je m’occupe de l’entretien des machines. J’interviens quand il y a une panne. Je répare quand il y a des pièces cassées.Quand quelqu’un a besoin d’un coup de main, je l’aide. Je suis un peu polyvalent. J’interviens dès que quelqu’un a un problème sur une machine. S’il y a de la casse, je regarde ce qu’il y a et j’essaie de réparer. Il y a un atelier de mécanique. Je fais du tournage et du fraisage. J’ai le matériel de mécanique générale et donc si je peux faire la pièce, je la fabrique ici. Comme je n’ai pas toujours tout le matériel nécessaire, je dois parfois commander la pièce et il faut alors attendre.

Pour l’instant, par exemple, je démonte un carter d’une machine. Il y avait des problèmes, les tisserands ne savaient pas carder. J’ai dû intervenir et démonter la machine. La casse n’était pas réparable et j’ai dû changer la pièce. Je connais les machines textiles presque par cœur.

Je travaille ici depuis 2003. En arrivant, j’ai fait un petit peu de tout et maintenant je suis le seul mécanicien pour les machines textiles. Tant que tout va bien pour la production, il y a d’autres choses à faire : les entretiens, les vidanges, écouter les bruits pour voir s’il n’y a rien d’anormal, faire de la prévention pour que les machines durent le plus longtemps possible, etc.

Quelles formations avez-vous réalisées?

Avant de venir ici, j’étais mécanicien tourneur. J’aimais déjà réparer un petit peu de tout dans la mécanique. Quand je suis arrivé, je ne connaissais pas les machines mais c’est ce que je voulais faire. Je ne voulais plus faire du tournage en continu pendant 8h d’affilée devant une machine. De temps en temps, il y a quelque chose à réparer et je fais du tournage. Mais je préfère être polyvalent et faire un peu de tout : démonter et réparer ! Sur les machines qui sont d’origine, j’essaie d’améliorer certains éléments pour que cela dure plus longtemps sans que je doive intervenir.

Je suis français, j’ai fait un BEP de mécanique-fraiseur et c’est par le fraisage que j’ai commencé ma vie professionnelle.

Quelles sont, selon vous, les qualités nécessaires pour exercer votre profession ?

Il faut aimer ! Aimer le métier, aimer se salir les mains, démonter, réparer, etc.

Quelles sont les personnes avec lesquelles vous êtes en contact ?

Il y a des choses que je ne sais pas faire seul. Quand il y a des choses lourdes à porter, par exemple, je demande un coup de main. En général,c’est un travail solitaire. Quand je commence quelque chose, je le réalise de A à Z. Personne ne commence ou ne finit mon travail. Je suis en contact avec les conducteurs de machine qui me signalent les problèmes.

Quel est l’horaire de travail ?

Je travaille du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 12h30 à 16h30. Quand une machine tombe en panne à 16h30, elle doit attendre le lendemain.

Avez-vous un conseil particulier à donner à un jeune qui s’intéresse à cette profession ?

S’il aime la mécanique, de venir voir et d’essayer ! Il faut être motivé !

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.