Tanguy Burlet, Vétérinaire

Interview réalisée en avril 2015  —  Interview 1215

Quel est votre parcours ?

Après mes études secondaires, j’ai suivi un Master en médecine vétérinaire à l’ULg. Je suis vétérinaire indépendant à Eghezée depuis 2011.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir vétérinaire ?

Depuis tout petit, j’ai toujours eu envie de faire ce métier. La question de faire autre chose ne s’est jamais posée.  

Quels sont les animaux que vous soignez le plus fréquemment ? Pour quels types de cas/pathologies ?

Je pratique uniquement la médecine canine (50%) et féline (50%).

Il est très difficile de lister tous les cas rencontrés mais en général, il s’agit de médecine généraliste au sens large (otite, vomissements, diarrhée, ulcère cornéen, boiterie, intoxication…), de médecine préventive (vaccins, prévention des maladies parasitaires…), de chirurgie de convenance (stérilisation, castration) et de chirurgie générale (abdominale, urinaire, cutanée..).

Concrètement, en quoi consiste votre métier ?

Outre les interventions médicales ou chirurgicales sur les animaux, il y a aussi beaucoup de relationnel, de psychologie et de pédagogie avec les clients. Sans oublier les formalités administratives (stock de médicaments, comptabilité…).

Qu’est-ce que vous appréciez le plus ?

La relation, le contact avec le client.   

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez le plus souvent ?

Il existe une grande concurrence entre confrères dû au nombre trop élevé de vétérinaires. Le revenu est également peu élevé par rapport aux heures prestées et aux années d’études.

Le métier entraîne beaucoup de responsabilités et donc beaucoup de stress au quotidien.

Enfin, il y a le manque de moyens financiers des clients. C’est souvent très frustrant de ne pas pouvoir soigner ou diagnostiquer certaines pathologies à cause de ça.

D’après vous, quelles sont les qualités à posséder pour devenir vétérinaire ?

L’écoute, le « contact humain », la disponibilité, sont selon moi des qualités bien plus importantes que la partie purement « soigner l’animal ».    

Continuez-vous à vous  former ? Dans quels domaines ?

Oui, je suis régulièrement des formations en cardiologie, chirurgie, parasitologie, endocrinologie… Nous sommes d’ailleurs obligés de suivre un certain nombre de formations par an.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui voudrait devenir vétérinaire ?

Si c’est vraiment ce qu’il veut faire, il faut se lancer car c’est un très beau métier et je ne regrette pas mon choix.

Mais il faut aussi savoir que tout n’est pas aussi rose que ce qu’on laisse croire au début des études. Comme je l’ai dit, il y a beaucoup de contraintes et les études sont longues, stressantes et difficiles. Je connais très peu de confrères qui n’ont pas raté au moins 1 année.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.