Violette Dehaye, Logisticienne

Interview réalisée en janvier 2010

Parmi ses nombreuses tâches, Violette Dehaye s'occupe de la logistique pour la une société créatrice de lunettes.

Quelles sont vos fonctions au sein de la société ?

Je m'occupe principalement de la gestion des stocks de production et des commandes : je procède aux inventaires et estime les quantités de matériel dont notre usine de production basée au Vietnam a besoin pour éviter toute pénurie qui la paralyserait. Je passe les commandes et assure le suivi de celles-ci. Bien évidemment, je m'assure que ce matériel arrive bien à temps et à destination.
Dans mon travail, je suis en contact permanent avec nos fournisseurs : la société possède ses fournisseurs "habituels" avec lesquels s'est installée une sorte de relation de confiance, mais comme nous cherchons sans cesse à améliorer la qualité de notre production, il s'avère donc essentiel, dans certains cas, de voir "ce qui se fait ailleurs" non seulement pour un gain de la qualité mais aussi pour chercher à diminuer les coûts. J'effectue donc un vrai travail de recherche d'informations en tous genres : des informations techniques sur les produits et/ou matériaux mais aussi pratiques (possibilité d'avoir des échantillons, offres de prix, transport…).

Etes-vous souvent amenée à pratiquer les langues dans l'exercice de votre travail ?

Oui, quotidiennement. Les trois quarts de nos fournisseurs sont européens et proviennent notamment d'Italie, d'Autriche et d'Allemagne… Les contacts que j'ai avec eux se font essentiellement en anglais, oralement par téléphone ou lors de foires (comme exemple lors des salons de l'optique) mais aussi par écrit (e-mails). Nous avons aussi de nombreux fournisseurs asiatiques, chinois principalement. Là aussi l'anglais s'avère nécessaire. Par ailleurs, je peux me débrouiller en espagnol et en italien. Les autres employés administratifs de la société pratiquent aussi l'une ou l'autre langue étrangère…

Quelle langue souhaiteriez-vous apprendre ?

Le chinois. J'ai suivi quelques cours en promotion sociale et j'essaie de l'apprendre encore en autodidacte avec des livres, même si ce n'est pas une langue facile ! Connaître quelques phrases facilite les contacts avec les fournisseurs chinois qui apprécient tout particulièrement les efforts que je fais pour parler dans leur langue, même si ce ne sont que quelques mots sommaires.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.