Le sens des affaires Magazine n°50

Publié en Décembre 2017  —  Magazine précédent / suivant  —  Archives
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Dans la Grèce antique, oikonomia signifiait « administration d’un foyer ». Depuis, le concept d’économie a fait un long chemin, en passant par le troc, l’apparition de la monnaie, l’essor du commerce, le développement des voies de transport, le mercantilisme, les révolutions industrielles et la grande crise de 1929. Vous connaissez peut-être l’économie au travers de grandes théories (comme celles d’Adam Smith ou Keynes) ou de grands courants (communisme et capitalisme) vus à l’école. Peut-être songez-vous aux faits d’histoire et d’actualité qui la marquèrent et la marquent encore aujourd’hui (chocs pétroliers, crises boursières et scandales financiers). Mais l’économie est présente dans votre vie au quotidien : l’argent de votre compte en banque, le repas que vous achetez à midi, l’argent de poche que vous donnent vos parents, le salaire que votre employeur vous verse en échange de votre travail. Autre exemple ; pensez à cette paire de chaussures qui vous fait envie dans la vitrine, dont le design a été conçu en Italie, qui a été produite en masse en Asie, dont le concept marketing a été développé dans un bureau à New York et qu’un transporteur d’Europe de l’Est a déchargée à l’entrepôt de l’enseigne du magasin. D’une façon ou d’une autre, à différents niveaux, nous sommes tous des maillons de l’économie locale, nationale et internationale.

Mais qu’est-ce que l’économie ? On peut la définir comme une activité qui consiste en la production, la distribution, l’échange et la consommation de biens et de services. L’économie est le concept étudié par les sciences économiques. Celles-ci prennent appui sur des théories économiques et sur la gestion pour sa mise en pratique. On distingue classiquement la macroéconomie de la microéconomie. La macroéconomie est la partie de l’économie qui se charge d’étudier le fonctionnement économique en général, ainsi que les politiques économiques mises en œuvre à grande échelle, par exemple dans un pays. En d’autres termes, elle englobe la société dans son ensemble fonctionnant comme un tout, pas de manière indépendante. Elle étudie, entre autres, le Produit Intérieur Brut (PIB), le taux de chômage, les niveaux d’imposition, les taux d’intérêt, l’inflation et la déflation, les acteurs économiques globaux. La microéconomie est la partie qui se charge du comportement de chaque agent économique de manière individuelle, les acteurs concrets (familles, entreprises, travailleurs). Elle analyse des lois entre consommateurs et offrants, comme l’offre et la demande, le niveau ou l’élasticité des prix. En d’autres termes, elle cherche comment parvenir à un accord entre les besoins des consommateurs et les entreprises qui offrent des biens et des services. Bien que différentes, la macroéconomie et la microéconomie ne sont pas totalement indépendantes et nous avons besoin des deux pour comprendre l’économie et la gestion.

Mais qui sont ces hommes et femmes d’affaires, ceux et celles qui ont choisi d’en faire leur métier ? Ils ont souvent fait de longues études leur permettant de jongler avec les chiffres, de parler plusieurs langues étrangères (l’anglais étant incontournable) mais aussi d’appréhender tous les outils indispensables à la gestion d’argent, de commerce, d’entreprises et de travailleurs : comptabilité et finances, marketing, informatique de gestion, gestion des ressources humaines et législation. Rigoureux, organisés et méthodiques, ils sont aussi d’excellents communicants, possédant un sens commercial et relationnel aigu. Tenaces et résistants, ils sont habitués aux longs déplacements et aux horaires exigeants, car ils ont assimilé, plus que quiconque, la devise « le temps, c’est de l’argent ». Mais, avant toute chose, ces métiers demandent un grand sens de l’adaptation et une permanente remise en question.

Durant ces dernières décennies, nous avons assisté à une transformation profonde de l’économie. Tout d’abord, la mondialisation n’a cessé d’évoluer et de se propager à toutes les sphères économiques, faisant le profit des multinationales et changeant le monde en énorme marché tentaculaire sans frontières, de plus en plus difficile à cerner. Mais la gestion économique a aussi été métamorphosée par la révolution numérique, l’informatisation complète de ses outils, l’accumulation gigantesque de données et le traitement quasi instantané de l’information. Qui peut dire ce qu’il en sera à l’avenir ? Ceux qui décideront de s’y plonger et d’en faire leur métier devront, en tout cas, s’y préparer et faire preuve d’une grande flexibilité.

Bonne lecture !

 

Les métiers

 

Autant savoir

Le Code des Sociétés

Le droit des sociétés en Belgique est entièrement contenu dans le Code des Sociétés du Moniteur belge (Loi du 7 mai 1999 contenant le Code des sociétés, publiée au Moniteur belge du 6 août 1999). Le chef d'entreprise peut consulter ce code pour toute question juridique qu'il se pose à propos de son entreprise et du fonctionnement de celle-ci.

www.infos-entreprises.be

Les formes les plus courantes de sociétés

  • Société anonyme (SA) : société dans laquelle au moins deux actionnaires sont disposés à investir du capital. Elle est surtout choisie comme forme de société par les grandes entreprises mais elle l’est aussi pour les PME.
  • Société privée à responsabilité limitée (SPRL) : société formée par une ou plusieurs personnes qui n'engagent que leur apport. Les droits des associés n'y sont transmissibles que sous certaines conditions. Ce type de société peut être créé par une seule personne physique.
  • Société privée à responsabilité limitée « Starter » (SPRL-S) : société exclusivement réservée aux personnes physiques ne disposant pas toujours des liquidités suffisantes pour lancer leur société. Elle est destinée à stimuler la création de nouvelles entreprises tout en mettant le patrimoine privé et familial de l’entrepreneur à l’abri du risque d’entreprise.
  • Société coopérative à responsabilité limitée ou illimitée (SCRL ou SCRI) : société dont les membres travaillent à des objectifs communs et partagent des valeurs communes. Il s’agit d’une forme spécifique de société commerciale, qui a pour caractéristique d'avoir un nombre d'associés et un capital variables.
  • Société en nom collectif (SNC) : société que contractent des associés responsables et solidaires et qui a pour objet social d'exercer une activité civile ou commerciale sous une dénomination sociale. Toute décision doit être prise à l'unanimité.
  • Société en commandite simple (SCS) : société qui réunit des associés commandités et des associés commanditaires. Les associés commandités s’occupent de la gestion. Les associés commanditaires sont des bailleurs de fonds mais ne peuvent intervenir dans la gestion.
  • Société en commandite par actions (SCA) : société que contractent un ou plusieurs associés responsables et solidaires, que l'on nomme commandités, avec un ou plusieurs associés commanditaires qui n'engagent qu'une mise déterminée.

Les formes les plus courantes d’associations

  • Association sans but lucratif (ASBL) : groupement de personnes physiques ou morales qui poursuit un but désintéressé. Elle se compose d’au moins trois personnes.
  • Association internationale sans but lucratif (AISBL) : groupement de personnes physiques ou morales qui poursuit un but non lucratif d’utilité internationale.

www.belgium.be/fr/economie/entreprise/creation/types_de_societe

http://economie.fgov.be/fr/entreprises/vie_entreprise/Creer/structurer_projet/formes_societes

Quelques statistiques

En 2013, l’économie marchande non financière comptait 565.802 entreprises ainsi que 2.709.917 personnes occupées et a généré 191 milliards de valeur ajoutée en Belgique. 53 % des entreprises et 45 % des personnes occupées sont actives dans le secteur des services. Le commerce est le deuxième plus grand secteur tant en nombre d’entreprises (24 %) que d’emplois (23 %). L’industrie est, quant à elle, le plus petit secteur en nombre d’entreprises (6 %), mais pas en nombre de personnes occupées (21 %). Ainsi, le secteur industriel emploie en moyenne plus de personnes par entreprise que les autres secteurs, soit 15,9 personnes occupées. Ce chiffre s’élève à 4,7 pour le commerce, à 4,0 pour les services et à 3,2 pour les entreprises de construction. Ces faibles moyennes s'expliquent notamment par le nombre élevé d’indépendants sans personnel.

Le commerce affiche les valeurs totales les plus élevées pour le chiffre d’affaires et les achats (respectivement 413 et 371 milliards d’euros), tandis que le secteur des services arrive en tête pour la valeur ajoutée, les dépenses de personnel et l’excédent brut d’exploitation (respectivement 76 milliards d’euros, 42 milliards d’euros et 34 milliards d’euros). Le secteur de la construction détient la part la plus faible pour l’ensemble de ces indicateurs. Le commerce et l’industrie présentent le chiffre d’affaires par personne occupée le plus élevé (respectivement 665.000 euros et 572.000 euros), tandis que la construction et les services détiennent le chiffre le plus bas (respectivement 189.000 et 155.000 euros). La valeur ajoutée par personne occupée (aussi appelée « productivité apparente du travail ») est la plus forte dans l’industrie (106.000 euros) et la plus faible dans le secteur de la construction (50.000 euros). Le commerce et les services présentent des valeurs pratiquement équivalentes (respectivement 64.000 euros et 63.000 euros). L’industrie affiche les dépenses de personnel par salarié les plus élevées (64.000 euros) et la construction les plus faibles (50.000 euros). Les dépenses de personnel par salarié sont très fortement liées à la valeur ajoutée par personne occupée.

La grande majorité des entreprises (94 %) actives dans l’économie marchande non financière sont des microentreprises. Seulement 0,2 % des entreprises comptent 250 personnes occupées ou plus. Logiquement, la part des microentreprises dans le nombre de personnes occupées est nettement plus faible (34 %) et celle des grandes entreprises nettement plus élevée (30 %) que leur part respective dans la population des entreprises. Les PME (entreprises comptant moins de 250 personnes occupées) apportent une contribution importante à l'emploi : environ deux personnes occupées sur trois (70 %) travaillent dans une PME.

www.statbel.fgov.be

 

Bonnes adresses

AERF asbl - Association pour une Ethique dans les Récoltes de Fonds

Rue des quatre vents 60 à 1080 Bruxelles
vefaerf.secr@gmail.com
http://vef-aerf.be

AFF - Association Française des Fundraisers

Rue de Londres 6 à 75009 Paris
www.fundraisers.fr

Ages - Agence conseil en économie sociale

Rue de Steppes 24 à 4000 Liège
04 227 58 89 - ages@ages.be
www.ages.be

BECI - Chambre de Commerce et Union des Entreprises de Bruxelles

Avenue Louise 500 à 1050 Bruxelles
02 648 50 02 - info@beci.be
www.beci.be

Carrefour de l’économie sociale

http://econosoc.be

CCI Mag’

www.ccimag.be

CCI Wallonie - Chambres de Commerce et d’Industrie Wallonie

www.cciwallonie.be

ConcertES asbl - Concertation de l’économie sociale

Place de l'Université 16 à 1348 Louvain-la-Neuve
010/456.450 - contact@concertes.be
www.concertes.be

EFA - European Fundraising Association

www.efa-net.eu

FEB asbl - Fédération des Entreprises de Belgique

Rue Ravenstein 4 à 1000 Bruxelles
02 515 08 11 - info@vbo-feb.be
http://vbo-feb.be

Fédération des Chambres de Commerce belges asbl

Avenue Louise 500 à 1050 Bruxelles
info@belgianchambers.be
www.chambresbelges.be

Fundraisers Forum

info@fundraisers.be
http://fundraisers.be

Informations et services officiels sur l’économie belge

www.belgium.be/fr/economie

International Institute of Business Analysis (IIBA)

Rossland Road East 701, Suite 356, Whitby, ON L1N 9K3, Canada
www.iiba.org

Portail des entreprises de Belgique

www.portail-des-entreprises-de-belgique.be

Réseau Entreprendre en Belgique

http://reseau-entreprendre-belgique.org

SAW-B - Solidarité des Alternatives Wallonnes et Bruxelloises

Rue de Monceau-Fontaine 42/6 à 6031 Monceau-sur-Sambre
071 53 28 30 - info@saw-b.be
www.saw-b.be

Service public fédéral Economie, P.M.E., Classes moyennes et Energie

City Atrium C, rue du Progrès 50 à 1210 Bruxelles
0800 120 33 - info.eco@economie.fgov.be
http://economie.fgov.be/

SOWACCESS - Société wallonne d'Acquisitions et de Cessions d'Entreprises

Avenue Maurice Destenay 13 à 4000 Liège
04 250 00 81 - info@sowaccess.be
www.sowaccess.be

SOWALFIN SA - Société Wallonne de Financement et de Garantie des Petites et Moyennes Entreprises

Avenue Maurice Destenay 13 à 4000 Liège
04 237 07 70 - info@sowalfin.be
www.sowalfin.be

SOWECSOM - Société Wallonne d’Économie Sociale Marchande

Avenue Maurice Destenay 13 à 4000 Liège
04 221 99 42 - sowecsom@sriw.be
www.sowecsom.org

UWE - Union Wallonne des Entreprises, asbl

Chemin du Stocquoy 3 à 1300 Wavre
010 47 19 40 - info@uwe.be
www.uwe.be

 
 

Remerciements

Nous tenons à remercier toutes les personnes interviewées pour le carnet Le sens des affaires comme pour notre site, ainsi que celles qui nous ont fourni les contacts de professionnels. Nous tenons particulièrement à remercier Monsieur Benoît Collet (SPI), Monsieur le Professeur Didier Van Caillie (HEC-ULG), Madame la Professeure Annie Cornet (HEC-ULG) et Madame Aurélie Bruyère (CBCEC Liège), pour les informations et précisions apportées concernant le secteur.


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