Vente & Distribution Magazine n°11

Ilana Dahan

Publié en mars 2010  —  Magazine précédent / suivant  —  Archives
vente et distribution

Épiceries, librairies, étals de marchés, boutiques de prêt-à-porter, magasins biologiques, parfumeries, hypermarchés généralistes, grandes surfaces spécialisées, entrepôts de grossistes…Vente et distribution se déclinent en une multitude de réalités professionnelles.

La distribution représente le trajet d’un produit, de sa fabrication à sa consommation. Grâce à l’activité de ce secteur, les marchandises sont disponibles en bonne quantité, au bon endroit, au bon moment, et rendues attractives par les techniques de marketing des magasins. La distribution est donc une démarche à la fois logistique et commerciale.

S’il est toujours possible de commencer en bas de l’échelle, sans qualification et de monter un à un les échelons, les diplômes remplacent peu à peu l’expérience. Ce secteur est en pleine mutation : adaptation incessante de l’offre à la demande, automatisation des tâches, ouverture de « convenience stores », respect de l’environnement, essor des franchises… En parallèle, des métiers naissent et d’autres se transforment. La flexibilité, la polyvalence et l’orientation « client » sont des qualités recherchées par les recruteurs.

Ce nouveau magazine dédié aux secteurs de la vente et de la distribution vous propose une série de fiches métiers afin de faire connaissance ou d’en apprendre davantage sur les métiers variés qui les composent. Un métier de pro et un métier insolite sont quant à eux mis à l’honneur. Les rubriques « Autant savoir » et « Bonnes adresses » complètent le tout afin d’en savoir toujours plus !

 

Les métiers

 

Autant savoir

 

Distributeurs, secteurs de la distribution, nouvelles tendances, commissions paritaires... faites le plein d'infos sur la vente et la distribution dans cette rubrique!  

Qui sont les distributeurs?


Les distributeurs sont soit détaillants, soit grossistes. Le commerce de détail comprend les magasins qui vendent les articles « au détail », c’est-à-dire à la pièce, à des particuliers, contrairement aux grossistes qui vendent de grandes quantités de marchandises à des professionnels. Parmi les détaillants, on distingue la grande et la petite distribution. La grande distribution comprend toutes les chaînes de magasins, petits ou grands. Les marchandises y sont généralement  en libre-service. La petite distribution regroupe les détaillants indépendants : ils n’appartiennent à aucune enseigne. 

On distingue :
    Le commerce de gros: Le grossiste achète les marchandises en grande quantité aux producteurs, les stocke et les revend à un moindre prix à des détaillants, des artisans, des industriels, des restaurateurs ou des institutions. Son travail, contrairement aux autres distributeurs, s’effectue dans des entrepôts, sur des quais et dans des bureaux, et non en magasin.
    Le commerce indépendant : Le commerçant indépendant a créé sa propre entreprise. Il peut vendre des articles d’alimentation comme n’importe quel autre produit. Soit il possède un magasin, soit il s’agit d’un vendeur ambulant.
    Le commerce intégré : Le distributeur intégré est à la fois grossiste et détaillant. Il achète donc les marchandises en gros et les distribue à ses différentes succursales. Les exemples les plus courants sont les chaînes de supermarchés, mais aussi les coopératives ou les grandes entreprises de vente par correspondance.
   Le commerce associé : Des indépendants s’associent pour l’achat, la gestion et la livraison des produits. Ces groupements unissent soit des grossistes, soit des détaillants. Chaque commerçant reste le propriétaire de son établissement.
    Les magasins en franchise : Une entreprise accorde à certains distributeurs le droit de vendre ses produits et son nom. Le franchiseur fournit donc sa marque, sa publicité, ses systèmes de gestion de stocks et donne accès à ses produits. Le franchisé est néanmoins propriétaire de son commerce.

Les secteurs de la distribution

En Belgique, le ministère de l’économie opère la classification suivante :

-    Alimentation
-    Alimentation spécialisée
-    Soin de la personne et produits d’entretien
-    Equipement de la personne
            vêtements
            chaussures
-    Equipement de la maison
            électroménager, matériel électrique, luminaires
            ameublement
            articles de ménage et décoration d’intérieur
-    Bricolage et aménagement de la maison
            outillage
            revêtements de murs et de sols et matériaux de construction
            équipement de cuisine et sanitaire
            jardineries
-    Loisirs
            librairies, papeteries, articles de bureau
            matériel hi fi, vidéo, photo, ordinateurs, cd et jeux électroniques
            sport et aventure
            jouets
            animaux domestiques et accessoires
-    Magasins à rayons multiples (généralistes)
-    Articles d’occasion

Globalement, ces dix dernières années, les dépenses en alimentation, boissons, tabac, habillement, chaussures, meubles et électroménager ont diminué par rapport aux autres biens de consommation. Par contre, le budget réservé aux loisirs et à la culture aurait augmenté. Cependant, ces derniers temps, la hausse des prix à la consommation fait exploser le budget alimentaire et énergétique des foyers. Concrètement, la grande distribution organisée (intégrée et associée) assure près de 60 % du commerce alimentaire et 45 % des ventes au détail (bricolage, sport, habillement, parfumerie …).

Quelles formes peut prendre la distribution?

La vente peut se faire en magasin (petite ou une grande surface) ou via les distributeurs automatiques. Elle peut être ambulante ou s’effectuer à domicile (représentants commerciaux, « porte-à-porte »,  réunions à domicile, etc.). On retrouve aussi la vente à distance, par correspondance ou par internet.

Les nouvelles tendances du secteur

Aujourd’hui, les producteurs et les distributeurs ont compris la nécessité de cerner le comportement d’achat des consommateurs afin d’augmenter leur chiffre d’affaires. Ils s’entourent donc de professionnels qui récoltent, analysent et anticipent leurs envies. Ces résultats permettent aux enseignes mais aussi aux petits commerçants de modifier leur politique de vente, l’agencement de leurs magasins  et la présentation de leurs produits afin de correspondre à ce que recherchent les clients.  Ainsi, le secteur a procédé à la mise en place de « convenience stores », des magasins de proximité de taille réduite et établis dans les lieux de fort passage. Certains magasins proposent des cartes de fidélité, voire des cartes de crédit à leur clientèle ou développent leurs propres marques (produits blancs). La livraison à domicile se généralise partout, sans parler des magasins qui offrent la possibilité d’acquérir leurs produits en ligne, 24h sur 24, 7j sur 7 ! Les produits proposés se diversifient (bio, équitables, parapharmacie, saveurs du monde, etc.) et les producteurs développent sans cesse de nouveaux emballages et des procédés de fabrication « améliorés ».

Les commissions paritaires

La distribution en compte 10. Voici les plus importantes :
CP 311 : Grandes entreprises de vente au détail
CP 312 : Grands magasins
CP 201 : Commerce de détail indépendant
CP 202 : Commerce de détail alimentaire
CP 202.1 : Moyennes entreprises d’alimentation

Les alternatives à la distribution de masse

 La distribution sociale 
Tout le monde n’a pas accès à la consommation, et donc à la distribution ordinaire.
Face à ce constat, différents projets ont vu le jour. Ils visent à améliorer l’alimentation des plus pauvres, à leur laisser le choix de leurs achats. Les clients y trouvent des articles de différentes marques, alimentaires ou d’usage quotidien, comme dans un supermarché classique.

 Le commerce équitable
Ce type de commerce a pour objectif de remplacer le tandem aide humanitaire-exploitation économique par des transactions commerciales plus justes permettant aux populations défavorisées de s’autogérer. Le principe est simple. Le prix d’achat des marchandises au fabricant comprend les coûts de production, les coûts sociaux et environnementaux ainsi que les investissements nécessaires. Une partie de la somme est donc payée à l’avance et les relations commerciales sont planifiées à long terme. La transaction ainsi établie assure le développement durable de l’activité de production.

 La seconde main
Que ce soit pour des raisons écologiques (recycler au lieu de produire – consommer – jeter), économiques (la seconde main reste accessible à tous), éthiques (utilisation des bénéfices pour de bonnes causes) ou pratiques (acheter sur internet sans se déplacer), le marché de la seconde main grossit de 10 % par an. En effet, l’achat-vente et le dépôt-vente attireraient près de 30 % de nouveaux clients chaque année. Il est désormais possible de combiner le confort, l’écologie, l’humanitaire et l’économie…

 

Bonnes adresses

Voici quelques bonnes adresses et sites à consulter pour celles et ceux qui souhaient davantage d'informations.

CEFORA - Centre de Formation de la Commission Paritaire Nationale Auxiliaire pour Employés (CPNAE)

Avenue E. Plasky, 144- 1030 Bruxelles
+32 2 734 62 11 - info@cefora.be  -  www.cefora.be

CRIOC - Centre de recherche et d'information des organisations de consommateurs

Boulevard Paepsem, 20 - 1070 Anderlecht
+32 2 547 06 11 - info@crioc.be www.crioc.be

FEDIS

Avenue Edmond Van Nieuwenhuyse 8  – 1160 Bruxelles

+32 2 788.05.00 - info@fedis.be www.fedis.be

QUELQUES SITES

www.observatoire-consommation.be 

www.distrijob.fr

http://economie.fgov.be

www.emploi.belgique.be%A0


Ce site est un site d'information belge francophone sur les métiers.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.