Le baluchonneur est la personne qui vient aider les familles qui souhaitent garder leurs proches atteints de la maladie d'Alzheimer le plus longtemps possible à domicile.

La première mission du baluchonneur est de permettre à l'aidant proche d'une personne atteinte par cette maladie de prendre du répit en toute tranquillité durant une période déterminée (de 3 à 14 jours) sans avoir à le transférer dans un autre milieu que son domicile. Son second objectif est un accompagnement et un soutien de l’aidant proche. Ce soutien se traduit par une évaluation des capacités du patient, des propositions de pistes de réflexion et des stratégies d’intervention adaptées aux besoins.

Durant le baluchonnage, le baluchonneur demeure nuit et jour au domicile de la personne atteinte d’Alzheimer. Il accomplit tout ce que l’aidant proche fait habituellement (préparation des repas, prise de médicaments, mise au lit, etc.) et veille au confort et à la sécurité du patient. La présence d’une tierce personne au domicile durant le baluchonnage n’est pas autorisée. La personne malade se référant davantage à la personne qu’elle connaît le mieux, cela risque de compromettre la relation de confiance entre le baluchonneur et le patient. Par contre, les visites d’amis ou de personnes de la famille sont encouragées surtout si celles-ci font partie de son quotidien. De même, les habituels soins et aides à domicile demeurent durant le baluchonnage. Ceci assure donc une continuité du quotidien pour la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer.

Le baluchonnage s’amorce par une journée de transition, idéalement une cohabitation de 24h avec l’aidant proche et la personne aidée. Ce temps permet notamment de découvrir l’environnement et les habitudes du patient, de discuter des situations difficiles rencontrées et de créer une relation de confiance. Après le départ du proche, le baluchonneur reste seul avec le patient de façon continue. Au-delà de sept jours de baluchonnage, deux professionnels se relaient.

Le baluchonneur rédige quotidiennement un journal d'accompagnement destiné à l'aidant dans lequel il rapporte les activités réalisées avec le patient, une observation de ses capacités cognitives (mémoire, sens de l’orientation, etc.) et de son comportement, les interventions effectuées dans les situations difficiles ainsi que des suggestions pour la famille. Outre la transmission de l’expertise du baluchonneur, ce journal vise l’apaisement et le soutien de la famille de la personne atteinte.

Le baluchonneur peut ensuite rester en contact avec la famille et devenir une personne ressource.

Source : www.baluchon-alzheimer.be

 
 

Compétences & actions

  • Connaître et gérer le langage des comportements atypiques
  • Créer un climat de confiance avec la personne aidée et ses proches, établir le contact
  • S’adapter aux changements fréquents d’environnement
  • Respecter le patient
  • Faire face aux situations difficiles
  • Observer et évaluer
  • Poser des limites
  • Maintenir un certain degré d’attention de jour comme de nuit
  • Rédiger un journal d’accompagnement

Savoir-être

  • Affinité avec les soins relationnels
  • Flexibilité
  • Patience
  • Ouverture
  • Communication aisée, sens de l'écoute
  • Sens humain
  • Humilité
  • Empathie
  • Maturité
  • Solidité psychique
  • Calme
  • Sens des responsabilités
  • Attitude posée
  • Douceur

Cadre professionnel

La plupart des baluchonneurs sont rémunérés par contrat intérimaire. Certains ont un contrat fixe à temps plein.

Ils sont couverts par une assurance (responsabilité civile et accident de travail) et leurs frais de déplacement sont intégralement remboursés par les familles.

Beaucoup de baluchonneurs exercent cette activité de manière bénévole. Ils perçoivent un petit défraiement de l'association. Une participation financière de 65 euros par jour de la part des familles est demandée. Une somme qui peut s'avérer chère pour certaines familles mais l'association ne veut pas que l'argent soit un obstacle à l'appel au service. Elle essaie dès lors de trouver des solutions à chaque situation, etc.

Conditions requises

Le métier de baluchonneur n’est pas protégé. Il est cependant recommandé d’avoir un diplôme du domaine paramédical ou social (infirmier, psychologue, ergothérapeute, aide-soignant, éducateur spécialisé, etc.), une expérience en gérontologie ou de la maladie, avant de suivre une formation en baluchonnage.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.