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Détective privé·e

Administration & législation / Droit
Sécurité / Protection & surveillance

Profession dont l'accès est réglementé Profession dont l'accès est réglementé
Code Riasec RIS - Mise à jour 01/10/2018

La profession consiste principalement en la recherche d'informations légales pour des clients. Le détective privé travaille souvent à la fois pour des entreprises (compagnies d’assurances, cabinets d’expertises, etc.) et pour des particuliers. Il est donc amené à traiter des dossiers de natures fort différentes.

Pour le compte d’une entreprise, il pourra suivre un employé afin de vérifier, par exemple, son emploi du temps. Il peut également se renseigner sur la véracité des expériences professionnelles mentionnées sur un CV, avant que l’entreprise se décide à engager un nouvel employé.

La recherche d’informations est donc l’une de ses activités principales. Cela peut prendre également la forme d’une recherche d’informations légales sur une autre société (comme sa santé financière). La vérification de sinistres ainsi que la recherche de fraudes concernant les assurances pour les accidents de travail ou de roulage sont également fortement demandés. Il peut également rechercher des preuves d’espionnage industriel.

Dans le cas des demandes de particuliers, généralement, le détective sera sollicité pour des problèmes de couples ou de mariages (pensions alimentaires, preuves d’adultères, gardes d’enfants, etc.), mais également pour retrouver des biens ou des personnes disparues, même à l'étranger (en ayant, dès lors, l’autorisation d’exercer dans les pays visités). Ces enquêtes de disparition peuvent s’agir de cas malheureux ou de recherches de débiteurs défaillants. Les rapports établis par un détective privé peuvent être utilisés en justice mais ils sont soumis à l'appréciation du juge. Dans la mesure où ils sont faits à la demande d'une seule partie en cause, leur objectivité peut être sujette à caution.

 

Compétences & actions

  • Effectuer des surveillances, filatures et observations
  • Rédiger des rapports : pour les clients, les tribunaux, les avocats, etc.
  • Acquérir de solides connaissances juridiques, pratiques et techniques
  • Respecter la législation et le droit à la vie privée
  • Maîtriser des techniques de prises de photos et de vidéos et l’utilisation de banques de données
  • Étudier les itinéraires et éventuellement en prévoir d’autres

Savoir-être

  • Discrétion et disponibilité
  • Observation et patience
  • Esprit de déduction
  • Faculté d’adaptation
  • Curiosité
  • Objectivité et ouverture d’esprit
  • Professionnalisme
  • Bonne communication
  • Bonne culture générale
  • Pugnacité

Cadre professionnel

Le détective privé travaille aussi bien dans un bureau pour ses recherches et ses rapports administratifs qu’à l’extérieur lors de ses rencontres et ses filatures. Il peut aussi bien exercer en tant qu’indépendant qu’en tant que salarié. Il se déplace fréquemment et doit apprécier la solitude lorsqu’il est en mission de surveillance. Ses missions l’obligent parfois à rester des heures au même endroit. De plus, il est amené à travailler de nuit ainsi que les dimanches et jours fériés si sa mission l’exige.

Au cours des cinq premières années de sa fonction de détective, il peut choisir d’exercer sa profession à temps partiel. Passé ce délai, il est obligé d’exercer à temps plein ou d’arrêter la profession. Le nombre de détectives privés en Belgique autorisés par le Ministère de l’Intérieur à exercer l’activité est de 930. Cependant, seuls 10% d’entre eux officient comme indépendants.

Conditions requises

La loi du 19 juillet 1991 (dernière mise à jour : M.B. 10.05.2010) définit les conditions pour devenir détective privé :

  • Ne pas avoir été condamné, même avec sursis, à une peine de prison de six mois ou plus, quelle que soit l’infraction commise ;
  • Être ressortissant d’un Etat membre de l’Union européenne ;
  • Ne pas exercer simultanément d’activités dans le domaine du gardiennage, de la sécurité ou toute autre activité qui peut constituer un danger pour l’ordre public car exercée par un détective privé ; et ne pas exercer un métier en lien avec les armes ;
  • Satisfaire aux conditions de formation et d’expérience professionnelle ;
  • Être âgé de 21 ans accomplis.

Toutes ces conditions doivent être remplies lorsque l’autorisation est reçue.

Pour accéder à la formation IFAPME, le candidat doit posséder le CESS et un certificat de bonne vie et mœurs. Si le candidat ne remplit cette condition de diplôme, il est possible d’accéder à la formation s’il est en possession du CESI et sous réserve de l’acceptation d’un dossier de motivation à compléter.

Le diplôme en poche, le jeune détective introduit une demande d’autorisation d’exercer auprès du Ministère de l’Intérieur. Des conditions restrictives – c’est-à-dire des limitations de moyens dans sa fonction – peuvent être demandées s’il travaille dans la fonction publique et qu’il a accès à certaines données sensibles (ex. : le registre national).

Certaines fonctions sont néanmoins totalement incompatibles au métier de détective. C’est le cas pour les personnes travaillant dans le secteur du gardiennage et de la sécurité, les professions en lien avec la détention d’armes, les policiers, les agents à la Sûreté de l’Etat. Ces personnes peuvent devenir détective cinq ans après l’arrêt de leur activité (cela passe à dix ans si elles ont été licenciées).

Autres appellations : Agent·e de recherches privées, Enquêteur·rice privé·e, Inspecteur·rice d’assurance

Ce site est un site d'information belge francophone sur les métiers.

 
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