Le dragage consiste à extraire différents matériaux du fond de l’eau et à les transporter d’un point à un autre. A bord d’une drague, travaillent des mécaniciens, du personnel de production et parfois aussi du personnel navigant. Tous ces professionnels sont des dragueurs. Cependant, compte tenu de l’objet de ce guide, nous décrivons ici uniquement le profil du personnel de production, c'est-à-dire de l’ouvrier qui manipule les engins sous l’eau.

L’ouvrier de dragage prépare la drague au transport et l’adapte aux travaux à réaliser. Il fixe les différents équipements (tuyaux, ancres, dents, etc.). Sur place, il contrôle le fonctionnement de toutes les installations. Il introduit le programme dans l’ordinateur et actionne les commandes. La drague peut aménager et entretenir des voies navigables, des digues et des rivages ou creuser des ports comme des tranchées pour y placer des canalisations. A l’aide des outils d’extraction, elle peut aussi prélever, selon le chantier, des graviers, du sable comme des sédiments ou des morceaux d’épave. Le sable est, par exemple, projeté sur une plage et les graviers, utilisés en construction. Les autres matériaux sont coulés en mer ou traités dans des stations spécifiques. Tout dépend de leur nature et de leur impact sur l’environnement. En effet, les sédiments sont souvent pollués et contiennent des métaux lourds ou des hydrocarbures. La règlementation en la matière est donc très stricte. L’ouvrier de dragage veille à l’évacuation de ces produits. Il entretient et répare aussi les machines et les outils.

Les bateaux de dragage ont des formes, des tailles et des équipements très différents, selon le lieu où ils se rendent et la nature du travail à accomplir. Les activités du dragueur varient en fonction de la drague sur laquelle il embarque.

La drague suceuse, aussi appelée drague à élinde, est munie d’une sorte d’aspirateur. Un jet d’eau détache la matière qui est ensuite aspirée par une pompe. Lorsque la cale est remplie, le bateau navigue jusqu’au point de déchargement, puis retourne sur le chantier.

La drague à désagrégateur est équipée d’une élinde à cutter munie de dents. La roche détachée est aspirée et acheminée jusqu’au rivage par un tuyau. Ce bateau est fixé au fond par des pieux et des ancres qui lui permettent tour à tour d’avancer et de pivoter. A bord, il n’y a pas de personnel navigant. La drague à godets, équipée d’un moulin qui tourne et gratte le sol, est de plus en plus rare.

 

Compétences & actions

  • Connaissance du bateau et des installations
  • Savoir manœuvrer l’équipement de dragage, la grue, le mariphone
  • Savoir lire une carte maritime
  • Connaissance du processus de production et du cycle de dragage
  • Connaissance du réseau électrique
  • Savoir souder
  • Connaissances de base en informatique
  • Bilingue néerlandais – français
  • Connaissance de l’anglais

Savoir-être

  • Esprit d’équipe
  • Connaissance et respect des procédures réglementaires
  • Autonomie
  • Polyvalence
  • Précision
  • Prudence
  • Bonne condition physique
  • Savoir réagir rapidement
  • Sang froid
  • Habileté manuelle

Cadre professionnel

Dans ce secteur, les déplacements sont fréquents. Le dragueur travaille sur un plan d’eau, dans un port comme en haute mer, à quelques kilomètres de chez lui comme à l’autre bout de la terre. Il alterne les périodes de travail et de congé. Pendant les missions, il vit avec le reste de l’équipage, dans un espace confiné. Son environnement professionnel change fréquemment puisque les pays comme les bateaux et les types de chantiers se succèdent les uns aux autres.

Ce métier est dangereux. Sur le pont ou dans la cabine de commande, le dragueur manipule des outils de chantier sur une mer parfois houleuse. Il porte un gilet de sauvetage. Son cadre de travail est bruyant, et même vibrant. Il est en contact avec des matières polluées.

Dans ce métier, la hiérarchie est très forte et chacun a généralement exercé toutes les fonctions en dessous de lui avant d’arriver à son poste. Outre l’expérience, la formation devient importante. En effet, l’autonomisation croissante du secteur pousse ce professionnel à acquérir de plus en plus de connaissances.

Formations

Il n’existe pas de formation spécifique pour se préparer à ce métier. Tout s’apprend sur le tas. Cependant, le secteur recrute des personnes qui ont une formation fluvio-maritime.

Les liens formations-métiers sont mis à jour annuellement.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.