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Sous-fiche de Couturier·ère

Plumassier·ère

Mode Culture / Mode

Mise à jour 16/03/2015

Le plumassier réalise des accessoires pour la mode avec des plumes d'oiseaux d’élevage (autruche, coq, faisan, poule, oie, paon, canard, pintade, etc.) issus principalement de pays étrangers (Afrique du Sud, Israël, Brésil, Inde, pays d’Europe de l’Est, etc.) [1]. Il peut également avoir recours à des plumes artificielles.

Pour chaque pièce réalisée, le plumassier sélectionne attentivement les plumes qu’il compte utiliser en fonction de leur texture, de leur taille ou encore de leur inclinaison. Avant de réaliser son modèle, le plumassier suit une procédure de traitement des plumes. Il les nettoie et les dégraisse en les faisant passer plusieurs fois dans de l’eau savonneuse, puis claire. Viennent ensuite la teinture et le blanchissement éventuels selon le coloris souhaité. Une fois sèches, les plumes sont passées au-dessus de la vapeur afin de les déployer et de leur redonner du volume et de la souplesse. Selon l’effet désiré, le plumassier fait appel à une ou plusieurs techniques : le collage, la monture (assemblage de différentes plumes autour d’une tige qui permet de réaliser des plumets, des pompons, des barbes de plumes, etc.) et la couture.

Dans certaines tribus et depuis des siècles, l’usage de plumes d’oiseaux est très courant afin d’orner les masques, les parures et les coiffes lors d’événements, de pratiques rituelles et de cérémonies. Désormais, le plumassier peut créer des plumes pour égayer les robes de soirées (traîne, capeline...) ou des accessoires comme des boas, des sacs, des chapeaux, des bijoux, etc. On retrouve également les plumes sur les coiffures militaires ou les vêtements de scène dans le milieu du spectacle.

 

[1] Le commerce de la plume est régi par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) ou Convention de Washington, signée en 1973 et entrée en vigueur en 1975. Elle a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces. Les plumes utilisées proviennent d’oiseaux domestiques, élevés pour leur plumage, leur duvet, leur peau ou leur chair.

 

Compétences & actions

  • Connaître les caractéristiques des différentes plumes, des oiseaux
  • Maîtriser les techniques de plumasserie
  • Manipuler les outils (couteaux, pince, etc.) avec précaution
  • Posséder des capacités en dessin
  • Respecter des délais

Savoir-être

  • Créativité
  • Sens de l’observation
  • Habileté manuelle, dextérité
  • Minutie
  • Concentration
  • Patience

Cadre professionnel

Le plumassier travaille généralement en collaboration avec d'autres corps de métiers tels que le styliste ou le modiste. Il peut travailler comme freelance et avoir ses propres clients. Cependant, la plupart du temps, le plumassier met ses compétences au service de maisons de couture, de cabarets, de théâtre ou encore de productions cinématographiques, pour la confection, l'entretien et la réparation des costumes et des accessoires de scène. En-dehors de ces créneaux, le métier se fait de plus en plus rare.

Formations

Il n’existe pas de formation spécifique pour se préparer à ce métier. Il est donc conseillé de se former directement auprès d’un·e professionnel·le.


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