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Policier·ère

Sécurité / Police

Code Riasec ERS - Mise à jour 10/06/2012

C'est la personne qui veille au maintien de l'ordre et de la paix, à l'application des lois et règlements, à la protection du public et à la prévention du crime. A cette fin, elle doit, entre autres, patrouiller dans les secteurs qui lui sont désignés, surveiller la circulation automobile, secourir les victimes d'accidents et de délits criminels, identifier les personnes en cas d'accident ou d'infraction à la loi, recueillir des preuves matérielles pour les besoins d'enquête et effectuer les enquêtes au besoin.

Elle doit également procéder a l'arrestation de suspects et rédiger des rapports pour rendre compte des arrestations et des accidents. Elle se préoccupe de réagir rapidement aux situations critiques (accidents routiers, vols, agressions, etc.) afin d'assurer en tout temps la protection du public.

Près de 40 000 hommes et femmes travaillent aujourd’hui à la police. Parmi eux, plus ou moins 36 000 fonctionnaires mais aussi près de 4000 collaborateurs sans compétence de police mais qui s’occupent principalement de l’administratif et de la logistique.

Auparavant, il existait trois corps de police : la gendarmerie, la police communale et la police judiciaire. Aujourd’hui, tous trois sont intégrés dans la nouvelle police structurée à deux niveaux :

  • les brigades de gendarmerie et les corps de la police communale forment la police locale ;
  • la police judiciaire auprès des parquets et la gendarmerie (à l'exception des brigades) forment la police fédérale.

Police locale, police fédérale, un rôle propre pour chacune

  • La locale assure au niveau de sa zone la fonction de police de base et de proximité. Sur le terrain, ces missions consistent à gérer les événements et phénomènes quotidiens en vue d'assurer la sécurité et la tranquillité publique.
  • La fédérale assure dans tout le pays les missions spécialisées et « supra-locales », de même que des missions d'appui au profit de la locale et des autorités administratives et judiciaires

La police locale

La police locale est joignable 24h/24 et 7 jours sur 7. La permanence est organisée par les zones de police qui comprennent chacune un ou plusieurs bureaux ou postes de police.

Le territoire belge est subdivisé en 196 zones de police. Parfois, seuls quelques fonctionnaires de police travaillent dans un bureau de police. Dans une grande ville par contre, un bureau de police peut compter plus de 100 hommes et femmes. A l'issue de leur formation, certains optent dans un premier temps pour la réserve générale à Bruxelles avant d'aller dans un bureau de police : pour autant qu'il y ait des places disponibles, chaque fonctionnaire de police peut se porter candidat pour une zone de son choix.

Le travail de terrain

Le fonctionnaire de la police locale, peu importe sa fonction (agent de quartier, motard, maître-chien, …), s’occupe principalement du travail de police quotidien dans le voisinage immédiat.

A la demande du centre de coordination (dispatching) de la zone de police, les fonctionnaires de police se rendent régulièrement sur le terrain pour porter assistance à la population.

Parfois, pendant son travail, le policier peut être confronté à l'insécurité et au danger. Il peut être amené à y faire face en utilisant une arme mais il ne devra pas perdre de vue que la violence ne peut être utilisée qu’en cas de force majeure.

De par sa fonction, le policier veille à entretenir de bons contacts avec la population. Cela passe par l’écoute et l’attention qu’il portera à chacun des problèmes qu’il devra traiter. Ces contacts peuvent aussi lui permettre de récolter énormément d'informations pour aider éventuellement la justice dans la résolution d’un délit.

Le travail administratif

Le volet administratif est une des tâches essentielles du policier. Il lui faut en effet rédiger des rapports et procès-verbaux, traiter des affaires, etc.

Lors d'un vol, d'un cambriolage ou en cas de vandalisme sur une voiture par exemple, le fonctionnaire de police acte la déclaration sur les lieux du délit ou au bureau de police. Les enquêtes sur des délits locaux sont souvent menées par le service d'enquête de la police locale elle-même, sous la direction du Parquet. Pour les délits plus complexes ou supra-locaux qui, par définition, prennent plus de temps et exigent une plus grande spécialisation, il est fait appel aux membres du pilier judiciaire de la police fédérale.

La police judiciaire

La criminalité doit être traitée par des spécialistes : des policiers expérimentés et motivés par le travail d'enquête. Ils vont chercher des indices, des preuves car il est très rare que des délits puissent être commis sans que personne ne le sache ou ne le remarque. Leur objectif consiste donc à trouver l'information et à reconstituer le puzzle pour leur permettre d’arrêter le criminel.

Il s’agit d’un travail immense qui nécessite une étroite collaboration avec les divers services judiciaires nationaux et internationaux et, notamment, avec la police locale. Les enquêteurs de celle-ci ont en effet d'innombrables contacts avec la population qui peut leur fournir des informations.

Les enquêteurs spécialisés sont des fonctionnaires de police qui sont la plupart du temps en tenue civile et qui se déplacent dans des voitures de police anonymes. Ils ont suivi une formation poussée et spécialisée. En outre, ils suivent régulièrement des formations complémentaires sur les nouvelles formes de criminalité dans le but d'appréhender les nouvelles techniques du monde criminel ou d'échanger leurs expériences avec d'autres enquêteurs belges ou étrangers.

La direction générale de la police judiciaire à Bruxelles est un élément charnière dans le travail des différentes unités de police en matière d'enquêtes judiciaires. Elle se charge, entre autres, de la transmission des informations collectées et traitées de la police fédérale vers la police locale, du national vers l'international et inversement. Des spécialistes dans différentes formes de criminalité (drogues, organisations criminelles, traite d'êtres humains, disparitions, délits financiers, ....) collaborent également aux formations spécialisées que suivent les enquêteurs.

La réserve générale

Dans certains cas, la police doit faire face à des groupes agressifs. Le cas échéant, elle peut faire appel à la réserve générale.

Cette réserve possède ses quartiers à Etterbeek et comporte plus de 1000 membres, tous fonctionnaires de la police, équipés d’un casque, d’un bouclier et d’une matraque. Elle dispose de nombreux moyens spéciaux comme les arroseuses, la cavalerie et les « chevaux de frise » (barricades en fil de fer).

Les pelotons de la réserve générale sont envoyés en rue selon un accord préalable entre le bourgmestre, les services de police et les organisateurs d'une manifestation quant à l'itinéraire et quant aux limites de ce qui sera toléré. Le but de tels accords est de responsabiliser les manifestants, tout comme les services de police, pour que tout se passe dans le bon ordre tout en permettant aux manifestants d’exprimer leur opinion.

On les retrouve notamment lors d'échauffourées, de manifestations et de matchs de football, mais ils interviennent également à de nombreuses autres occasions : lors d'actions de recherche de personnes disparues lorsqu'un grand territoire doit être passé au peigne fin ou lors de catastrophes par exemple. Autre fonction à remplir : l'escorte des transports de fonds.

La réserve possède en son sein des cavaliers. Ils sont de moins en moins nombreux (les chevaux ayant été remplacés par les véhicules), mais leur rôle reste essentiel. Le policier à cheval a en effet une meilleure vue d'ensemble que ses collègues qui se déplacent à pied ou en voiture. En plus de leur tâche policière, les cavaliers doivent parfois participer à un cérémonial. On fait en effet appel à la cavalerie pour le défilé annuel du 21 juillet, pour l'escorte du Roi ou de chefs d'Etat étrangers, ainsi que pour escorter les ambassadeurs quand ils présentent leurs lettres de créance au Roi.

Immédiatement après la formation de base, chacun peut se porter candidat pour devenir cavalier. Après une formation supplémentaire de plusieurs mois, le cavalier est alors affecté quelques années à la réserve générale à Bruxelles.

Un entraînement spécifique

Les fonctionnaires de police de la réserve générale suivent un entraînement spécifique et sérieux dans des situations pratiques. L'accent est mis sur la maîtrise des moyens de contrainte. Ils apprennent à évaluer le degré de danger de chaque situation et à y répondre de manière adéquate. Lors de ces formations, il est clair que l'on apprend aux fonctionnaires de police comment se protéger au mieux en tant qu'individu et surtout en tant que groupe, contre les projectiles.

LES UNITES PROVINCIALES DE CIRCULATION

La circulation routière ne cesse de s’intensifier que ce soit en ville, sur les autoroutes ou encore en agglomération. La réguler est une des fonctions de la police. Chaque province dispose d'une unité provinciale de circulation qui est composée de différentes sections.

La mission de chacune d’entre elles consiste à aider, à intervenir éventuellement et à protéger les usagers de la route. Les policiers des unités provinciales de circulation doivent pouvoir faire face à tous les problèmes qui sont susceptibles de survenir sur les routes ou le long de celles-ci.

Il arrive que les policiers soient confrontés à des affaires qui relèvent de la traite des êtres humains, à la découverte d'un corps ou à un hold-up commis dans une station service.

Autres fonctions des unités provinciales : accompagner les touristes vers le littoral en adoptant la circulation en "blocs", escorter un membre de la famille royale, accompagner un groupe rock célèbre à un concert ou encore guider une importante course cycliste.

Ce sont également les unités provinciales de circulation qui se chargent des contrôles de vitesse (bien souvent annoncés car c’est la sécurité routière qui prime et non pas le nombre de procès-verbaux dressés) et des contrôles d'alcoolémie. L’inspection des poids lourds est également de leur ressort.

Comme tous les candidats policiers, il faut commencer par suivre la formation de base, souvent suivie par une fonction dans un bureau de police locale ou à la réserve générale située à Bruxelles. C'est seulement au moment où une place sera vacante qu’il est possible d’introduire une demande auprès d'une unité provinciale de circulation. D'autres critères entrent alors en ligne de compte : l'aptitude physique, l'entraînement intensif à bord de voitures et de motos puissantes, l'étude poussée du code de la route et de l'emploi des appareils de contrôle, …

LES UNITES SPECIALES

Si la police locale, la police judiciaire, la réserve générale de la police fédérale et les unités provinciales de circulation comprennent la majeure partie des fonctionnaires de police, on en retrouve d’autres dans d’autres sections décrites ci-dessous. Pour les intégrer, il faut suivre une formation spécifique, posséder des aptitudes médicales et psychologiques spécifiques mais aussi avoir une certaine expérience du métier de policier.

Le service d’identification des victimes
Le travail de ce service n'est pas facile, mais il est crucial pour les parents proches des victimes de catastrophes telles qu’un crash aérien en Belgique ou à l'étranger qui implique des victimes belges, un accident de la route grave au cours duquel des corps ont été carbonisés, un cadavre jeté dans le canal, ... Il revient aux spécialistes du « Team Disaster Victim Identification » d'identifier les victimes de ces catastrophes. Pour la plupart, le « Team » se compose de policiers appartenant au pilier judiciaire de la police fédérale.

L’escadron spécial d’intervention
Lors de prises d’otages, de détournements d’avion, de l’évasion de prisonniers ou encore de révoltes en milieu pénitentiaire, on fait appel à l'escadron spécial d'intervention qui se doit de régler la situation le plus discrètement et le plus efficacement possible. Tous ses membres suivent un programme d'entraînement intensif pour toutes les situations auxquelles ils risquent d’être confrontés un jour ou l’autre. Ils disposent également des moyens, des armes et des véhicules les plus sophistiqués pour effectuer leurs tâches.

Le détachement aux palais royaux
Lors de leurs visites liées à leur fonction, de cérémonies et de voyages à l'étranger, les membres de la famille royale sont toujours accompagnés par des représentants des forces de l’ordre. La famille royale peut compter sur une protection permanente du détachement aux palais royaux. Ce détachement veille à la surveillance des palais et de tous les autres domaines royaux ainsi qu'à la protection des membres de la famille royale. Toutes ces activités sont minutieusement préparées en concertation avec les organisateurs et tous les autres partenaires concernés par l'événement.

Les centres de formation
La police compte dans ses rangs plus de deux cents formateurs : des policiers qui, pour la plupart, jouissent d'une expérience pratique et qui vont inculquer leur savoir auprès des étudiants. D’ailleurs, chaque fonctionnaire de police suit en moyenne chaque année une dizaine de jours de formation. Pour certaines missions, des formations orientées sont organisées : enquêteurs, maîtres chiens, cavaliers, formateurs, motards, etc. Quant à ceux qui souhaitent une promotion, ils suivent également un certain nombre de formations.

Le centre de télécommunications
Les policiers qui sont de faction au centre de télécommunications sont constamment au courant de ce qui se passe sur le terrain. Ils reçoivent et envoient des messages aux équipes d'intervention, aux parquets, aux services de secours, etc. et disposent de toutes sortes d'applications informatiques pour identifier entre autres les voitures et les personnes.

Le service d’appui aérien
Le Service d'appui aérien de la police fédérale offre un appui spécialisé aux services de police. Depuis le ciel, les pilotes (d’hélicoptères le plus souvent) scrutent le trafic. Ce service d’appui aérien est engagé dans dix domaines différents et notamment : la gestion d’événements « confus » (embouteillages, collisions en chaîne, chutes d’avion, rassemblements de foules, compétitions sportives d’envergure, etc.), la recherche de personnes disparues ou d’objets, la poursuite et l’interception de suspects, la recherche et/ou la constatation d’infractions (évacuations illégales, dépôts clandestins, laboratoires clandestins, etc.), la protection de personnes et de biens (protection des transports de fonds, protection des VIP, etc.), la transmission d'images vidéo via des postes fixes ou mobiles.
Le détachement de sécurité de l’aéroport national Zaventem est une gigantesque fourmilière où passent quotidiennement 50 000 personnes. En son sein, on retrouve une unité qui veille au contrôle frontalier de tous les voyageurs qui pénètrent en Belgique ou la quittent. En plus du contrôle des documents de voyage, ils luttent contre la criminalité organisée qui est fortement liée aux frontières : à savoir la traite des êtres humains et le trafic de drogue. Le rapatriement des étrangers expulsés ainsi que la protection des VIP et des vols menacés complètent l'ensemble des tâches du détachement de sécurité.

La police du chemin de fer
La police des chemins de fer est un service de police spécialisé chargé de la sécurité, de la qualité de vie et de l'appui policier dans le cadre du transport de personnes et de biens par rail. Lors de l'exécution de ses tâches, elle veut être une partenaire fiable pour les usagers, les sociétés de transport et les autres services de police. Elle veille principalement à ce que les navetteurs qui prennent le train puissent voyager en toute sécurité.
La police des chemins de fer agit tant préventivement que répressivement contre toute forme de criminalité liée au transport ferroviaire. La prévention s'exerce principalement par des patrouilles dans les différentes gares. Les interventions de la police des chemins de fer peuvent être axées vers différents phénomènes tels que les infractions ou accidents liés au transport public par train (importation et exportation de substances interdites, traite des êtres humains, graffitis sur les trains ou les bâtiments de la SCNB et de la STIB, suicides et les tentatives de suicide liés aux transports), les incidents à caractère pénal ou les troubles de l'ordre public (fraudes et malversations liées aux titres de transport, manifestations) ainsi que les incidents diminuant la sécurité et la tranquillité dans les gares (agressions physiques ou verbales entre passagers à l'encontre du personnel de contrôle).

Il existe un poste de police du chemin de fer dans toutes les grandes stations. Les voyageurs peuvent s'y rendre pour tout problème.

La police maritime
Depuis début 1999, la police fédérale possède sa propre « police sur l'eau ». Celle-ci peut aussi bien opérer sur mer que sur les rivières et canaux du pays. En plus de ces activités nautiques, la police maritime s'occupe également des contrôles aux frontières maritimes et intervient de manière policière à bord des navires qui font escale dans les grands ports.

Le service appui canin de la police fédérale et le maître-chien de patrouille de la police locale
Le chien pisteur de la police fédérale doté d'un flair exceptionnel est capable de suivre des traces difficilement perceptibles par tous les temps. Il reconnaît de manière infaillible une odeur humaine parmi tant d'autres odeurs. Il met son maître sur la trace d'un criminel en fuite ou d'un enfant disparu. Et s'il n'y a pas de trace, il parvient à trouver le moindre petit objet laissé à l'abandon sur un terrain. Un autre chien renifle une voiture ou déambule parmi les bagages à l'aéroport de Zaventem. Grâce à son aboiement, il fait comprendre à son maître qu'il a trouvé de la drogue. Ces chiens sont dressés par des spécialistes dans un centre canin. Lorsqu’un chien est formé, il est remis à un policier qui aura lui suivi une formation en la matière.
Au niveau local, la procédure est toute autre. Le policier qui souhaite devenir maître-chien dresse lui-même son propre chien dans un centre de son choix et présente par la suite les examens. On les voit principalement lors de matchs de football, de grandes manifestations et dans les quartiers. Enfin, il reste à citer quelques cas particuliers comme les chiens qui sont entraînés pour détecter les explosifs, pour chercher les cadavres, pour neutraliser des criminels dangereux, etc.

LE METIER DE POLICIER : LE FONCTIONNAIRE DE POLICE

Pour pouvoir prétendre à un poste à la police, qu’elle soit fédérale ou locale, il faut répondre à certaines conditions générales d’admission et passer des tests de sélection.

Pour participer aux épreuves de sélection, il faut :

  • Etre de nationalité belge
  • Jouir des droits civils et politiques
  • Etre de conduite irréprochable
  • Avoir satisfait aux lois sur la milice (pour les candidats masculins)
  • Etre âgé de 17 ans au moins
  • Avoir fourni à la Direction du recrutement et de la sélection un dossier d'inscription complet
  • Respecter le délai d'un an entre la notification d'un échec à une épreuve de sélection précédente et une nouvelle inscription pour le même cadre
  • Ne pas faire l'objet d'une interdiction légale de port d'armes, ni refuser ou s'abstenir de toute forme d'usage d'armes
  • Pouvoir fournir un certificat de bonnes vie et mœurs d'une ancienneté maximale de trois mois à la date de dépôt de la candidature
  • Etre en possession du diplôme requis ou suivre la dernière année de cours pour l'obtention de ce diplôme :
    • Cadre auxiliaire : pas de diplôme requis
    • Cadre de base : diplôme ou certificat de l'enseignement secondaire supérieur (6 années réussies en général, technique ou professionnel où la septième n'est pas demandée !)
    • Cadre moyen : en recrutement interne (destiné aux fonctionnaires de police), pas de diplôme requis ; en recrutement externe, un graduat dans l'une des options précisées lors du recrutement
    • Cadre des officiers : diplôme universitaire ou non universitaire de type long

Pour pouvoir commencer la formation de base, il faut :

  • Etre âgé de 18 ans au moins
  • Disposer des aptitudes physiques et être exempt de tout handicap incompatible avec les exigences de la fonction visée
  • Etre porteur du diplôme ou du certificat d'études requis
  • Réussir les épreuves de sélection (et être classé en ordre utile lors de la procédure de sélection pour les cadres moyen et des officiers)
  • Posséder le permis de conduire de catégorie B

L’admission dans un des cadres (auxiliaire, de base, moyen et officier) est donc déterminé selon le niveau d’études.

  • S’il l’on ne possède pas de diplôme de niveau secondaire supérieur (CESS), on ne peut postuler que pour le cadre des auxiliaires. La sélection est organisée via concours
  • S’il l’on possède un diplôme de niveau secondaire supérieur (CESS - 6 années de l'enseignement général, technique, professionnel ou artistique), on peut solliciter pour le cadre de base. Le recrutement pour ce cadre est permanent
  • Le détenteur d'un diplôme supérieur de type court (bachelier, anciennement graduat) peut solliciter pour le cadre moyen pour autant que l'orientation de son diplôme corresponde à ce qui est demandé lors de la parution du concours qui n'a lieu qu'au maximum une fois par an
  • Le détenteur d'un master universitaire (anciennement licence) ou d'un niveau assimilé peut solliciter pour le cadre des officiers. La sélection est organisée en concours au maximum une fois par an

LES EPREUVES DE SELECTIONS

Quand on veut rentrer à la police, quel que soit le cadre, il faut au préalable réussir quatre épreuves de sélection : une épreuve qui évalue les aptitudes cognitives nécessaires, une épreuve de personnalité, une épreuve d'aptitudes physique et médicale et enfin un entretien devant la commission de sélection. Une enquête sur le milieu et l’entourage du candidat sera effectuée parallèlement afin de vérifier qu’il dispose de suffisamment de légitimité pour pouvoir agir comme fonctionnaire de police.

1ère épreuve : l’aptitude cognitive

Le candidat devra passer différents tests :

  • des tests psychotechniques évaluant sa capacité de raisonner de manière abstraite, de manier des informations et de raisonner avec des chiffres
  • des tests orthographiques et grammaticaux de la langue dans laquelle le candidat s'est inscrit
  • l'aptitude à rédiger

2e épreuve : la personnalité

Le candidat devra se soumettre à :

  • un questionnaire de personnalité informatisé
  • un questionnaire biographique
  • une mise en situation lors de laquelle une situation précise est présentée à 4, 5 ou 6 candidats
  • une interview structurée

3e épreuve : l’aptitude médicale et sportive

Seront examinés :

  • la taille : La taille minimale doit être au moins de 152 cm, mesurée avec les pieds nus par terre et les cheveux dénoués ;
  • le poids : Les critères concernant le poids sont déterminés par l’indice de masse corporelle (IMC) qui est défini en divisant le poids exprimé en kilogrammes par le carré de la taille exprimée en mètre(s). La valeur de l’IMC doit être au moins 17, autant pour les candidats féminins que pour les candidats masculins. La valeur maximale est fixée à 26 pour les candidats féminins et 28 pour les candidats masculins.
  • la vue ;
  • l’audition ;
  • les urines.
  • une prise de sang sera aussi effectuée. Un test en vélo peut également être mis sur pied mais tous ne doivent pas le passer. Pendant ce test, la consommation maximale d’oxygène est mesurée.

L’aptitude sportive du candidat policier va également être examinée via un test de potentialité. Trois épreuves figurent au menu :

  • une épreuve d'équilibre : parcourir une poutre de 4 mètres de long, 10 cm de large et 150 cm de haut en avant, sans aucun soutien et rester en équilibre avant de reculer également sans soutien. En arrière, Le candidat doit rester en équilibre et sans soutien sur la poutre et rester en équilibre jusqu’au signal de la fin du test.
  • un « shuttle-run » (4 x 10m en sprint) : partir derrière une ligne, allongé les coudes sur le sol. Au signal de départ, le candidat court vers une autre ligne qui se trouve à 10 mètres de la ligne de départ et prend un objet. Il revient en courant avec cet objet qu’il dépose derrière la ligne de départ. Ensuite, le candidat retourne chercher un second objet qu'il ramène également derrière la ligne de départ. Le temps s’arrête quand la ligne de départ est franchie. Deux essais sont possibles et le meilleur résultat des deux essais est pris en compte pour la note finale.
  • un test de « Cooper » : courir pendant 12 minutes le plus loin possible. Ce test évalue la consommation maximale d'oxygène ou le VO2-max .

Tous ces examens permettent de vérifier que le candidat satisfait aux exigences médicales et physiques requises pour l'exercice de la fonction. A l'issue de cette troisième épreuve, le candidat est estimé apte, inapte ou définitivement inapte. Cette décision est valable un an. Cependant, pour les deux derniers cas de figure, le candidat a le droit d'interjeter appel auprès de la commission d'aptitude médicale.

4e épreuve : La commission de sélection

Cette épreuve, qui dure environ une heure, consiste en un entretien devant un jury. Celui-ci a pour but d’évaluer l'aptitude globale du candidat pour la fonction sur base d'une part, d'une synthèse de l'ensemble des épreuves de sélection précédentes et d'autre part, des informations complémentaires obtenues lors de cet interview.

Au terme de ces quatre épreuves, le candidat sera inscrit dans une réserve de recrutement, suivra des cours dans une école de police et passera une ultime visite médicale de contrôle.

Une formation préparatoire gratuite est aussi organisée dans différentes villes du pays. Elle s’adresse aux candidats qui ne sentent pas prêts à réussir les épreuves d’admission. Cette formation qui dure 4 à 5 mois comporte un programme de cours à temps plein, avec entre autres : français, préparation psychotechnique et psychologique, connaissance du métier de policier, institutions belges et européennes, actualités, communication, éducation physique.

Vous trouverez les coordonnées de ces centres sur le site www.jobpol.be.

LE PERSONNEL CIVIL

Au sein des polices fédérale et locale, on retrouve de plus en plus de personnel civil qui n’a aucune compétence policière. Ce personnel « CALOG » (pour « Cadre Administratif et Logistique) effectue des tâches spécialisées dans des domaines aussi variés que l'administration, la logistique et la maintenance.
Vous trouverez des informations à ce sujets sur le site www.jobpol.be. Notez aussi que les candidatures spontanées ne sont pas acceptées. Il faut consulter le site www.jobpol.be pour découvrir les emplois vacants. Sur ce même site, il est possible de s’inscrire gratuitement dans la rubrique « Places vacantes ».

SITES INTERNET DIVERS

Police Fédérale : www.polfed.be
Police locale : www.policelocale.be
Recrutement : www.jobpol.be - Tél. : 0800/99505

Autre appellation : Agent·e de police

Ce site est un site d'information belge francophone sur les métiers.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.