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Sous-fiche de Détecteur·rice dans la marine

Sous-officier·ère "détecteur" à la marine (armée)

Sécurité / Armée
Informatique & télécommunication / Réseaux & télécoms

Mise à jour 28/06/2012

Un sous-officier détecteur est un marin, garçon ou fille, qui commande une équipe de quelques militaires (volontaires).

Les missions se déroulent souvent dans le centre d'information de combat et à la passerelle. Pendant le quart au centre d'information de combat, il est responsable de la commande des senseurs pour la compilation de l'image (radars de navigation, radars de veille surface et aérien, senseurs électroniques et électro-optique) et la mise en oeuvre des systèmes d'armes.

A la passerelle, il assiste l'officier de quart. A quai, il fait partie de la garde. Il va de soi qu'un détecteur doit désirer naviguer. Les horaires de travail irréguliers sont inhérents à cette fonction. Il est souvent parti, même pour plusieurs mois, de Zeebrugge, le port d'attache. La participation à des opérations conjointes avec d'autres navires de l'ONU ou de l'OTAN fait partie de la mission.

 

Compétences & actions

Ses tâches les plus importantes sont :

  • L'habileté dans la connaissance des instruments de météo et de navigation
  • L'utilisation des radars et des moyens de communication interne et externe
  • L'utilisation de la table de plot, la connaissance et les applications en ce qui concerne l'information de combat
  • La connaissance théorique des ordres d'opération, de l'organisation OTAN et des livres tactiques
  • L'exécution des tâches en ce qui concerne la navigation, la compilation d'image surface et aérienne, la guerre électronique
  • La participation aux équipes de sécurité et de lutte anti-incendie

Savoir-être

Les qualités requises, outre celles inhérentes à tout militaire, sont la capacité à travailler en équipe et une grande rigueur. Le détecteur doit aussi être minutieux et précis. En tout que sous-officier, il doit aussi posséder des facultés de commandement.

Cadre professionnel

Le sous-officier détecteur fait partie de l'équipage d'un des navires de la Composante marine. Cette fonction appartient au corps Pont (Opération) de la Marine. Au cours de sa carrière, les périodes à bord alternent avec les fonctions à quai. A terre, il travaille dans un des organismes de la Défense (instruction, administration, services portuaires, etc.).

Le détecteur sera affecté à Zeebrugge, Ostende ou Den Helder (aux Pays-Bas).

Le statut de sous-officier

Le sous-officier constitue l'épine dorsale des forces armées. Il traduit les ordres sur le terrain. Il peut ainsi être chef de section ou d'équipe, technicien(ne) ou spécialiste. Il est le lien entre les dirigeants et les exécutants. En toute circonstance, il doit pouvoir transmettre ses aptitudes à ses militaires. Par ailleurs, la direction et la responsabilité des personnes et du matériel font également partie de leurs attributions.

Les postes de sous-officiers sont ouverts aux personnes fournissant une attestation de la quatrième année de l'Enseignement Secondaire. Il existe plusieurs types de sous-officier :

  1. Sous-officier de carrière Niveau 2 et Niveau 3+
    A l'armée, on peut décrocher son diplôme de l'enseignement secondaire supérieur (CESS). Un salaire est versé dès le premier jour de l'incorporation. La formation est payée et le militaire est assuré d'une sécurité d'emploi à l'issue de celle-ci. Un grade de sous-officier ouvre les portes vers de nombreux postes spécialisés : pionnier au génie de combat, technicien d'avion ou fantassin à la Composante terre ou Air ou encore mécanicien de marine. Par ailleurs, ceux qui détiennent déjà le CESS ont accès à pratiquement tous les domaines des composantes de la Défense, et ce après une formation d'un à trois ans.
  2. Sous-officier de carrière via le recrutement spécial niveau 2+
    La Défense engage également des candidats sous-officiers de carrière, détenteurs d'un diplôme de l'enseignement supérieur de type court, infirmier(e) gradué(e). Le salaire équivaut à celui de la fonction publique niveau 2+. Le candidat travaillera au sein d'une Composante.
  3. Sous-officier court terme
    Le sous-officier court terme bénéficie des mêmes avantages que le sous-officier de carrière. Il s'agit d'un travail de 38 heures/semaine, le tout dans une atmosphère collégiale. Les heures supplémentaires sont récupérées en temps ou payées après trois mois et certaines prestations comme les missions à l'étranger ou les gardes donnent droit à une indemnité financière. La durée du service s'élève à deux ans. Ensuite, le candidat peut prolonger son contrat cinq fois maximum, à chaque fois pour une période d'un an. Au terme du contrat, il fait encore partie de la Réserve pendant au moins dix ans. Il est possible, dans certaines conditions, de passer vers le cadre de complément ou de carrière.
  4. Sous-officier de réserve
    Le sous-officier de réserve apporte une aide occasionnelle aux forces armées en cas de crise. Après une formation spécialisée de quatre à quatorze semaines et une période de stage et d'évaluation, on peut devenir sous-officier de réserve. Sept jours minimums d'entraînement par an permet d'entretenir le niveau.

Conditions requises

 


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