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Sportif·ve professionnel·le

Tourisme, sports & loisirs / Sport

Code Riasec SRE - Mise à jour 30/07/2015

Qu'il soit footballeur, cycliste, tennisman, patineur, hockeyeur ou basketteur, le sportif professionnel incarne aux yeux du grand public à la fois le rêve et la réussite. Les exploits des grands noms du sport mondial relayés par les médias font naître de fols espoirs chez des jeunes de tous pays et de tout niveau social. Toutefois, plus une passion et un choix de vie qu'un métier, le haut niveau n'est pas accessible à tous. Tous les entraîneurs le disent : la réussite ne passe que par le travail et beaucoup de chance. Elle est synonyme de longues années d'entraînement, d'efforts mais aussi de renoncements et de sacrifices (famille, loisirs, etc.). Le sport de haut niveau demande donc un total investissement. Le courage et la détermination font bien souvent la différence. Une très grande rigueur et un moral d'acier s'imposent. L'athlète s'appuie sur des qualités physiques pointues et un entraînement quotidien intensif, avec des leçons techniques et de préparation physique propres à sa discipline. Pour être au top, il doit en outre éviter tous les écarts d'une vie trop festive. D'ailleurs, pour prévenir les blessures, certains clubs ou employeurs interdisent à leurs protégés de pratiquer des activités jugées à risque telles le ski ou l'alpinisme.

La compétition étant permanente, jamais le sportif ne se repose sur ses lauriers. Les défaites succèdent forcément à un moment donné ou à un autre aux victoires. Il faut donc avoir des qualités de gagneur, de battant et aussi être capable de faire abstraction des risques du métier, des blessures et de la méforme.

Avoir une confiance inébranlable en soi semble également essentiel : croire en sa capacité à bouleverser les hiérarchies établies, à se hisser parmi les grands en dépit des obstacles.

Enfin, le sportif doit être quelqu'un d'équilibré. Ce n'est pas toujours simple d'être soumis au regard et aux commentaires des autres, c'est souvent difficile de se remettre d'un échec.

Beaucoup de jeunes tentent leur chance mais doivent vite renoncer à leur rêve par manque de résultats, par manque de motivation ou tout simplement par manque de talent. Il ne suffit pas d'être bon, il faut être excellent ! Finalement, très peu arrivent au sommet et parviennent à vivre de leur sport. C'est surtout vrai pour ceux qui ont choisi un sport médiatisé et prisé par les sponsors : le tennis, le football, le basket ou encore le cyclisme à la seule condition qu'on l'exerce à un très haut niveau. D'autres qui auront choisi un sport plus confidentiel, tels l'escalade, les arts martiaux ou encore le handball ne pourront se contenter de leurs revenus sportifs. Dans ce cas, les sacrifices consentis peuvent vite apparaître comme ingrats, etc. Même ceux qui vivent de leur sport n'ont pas gagné la partie pour autant : une blessure sérieuse ou un accident peut rapidement et subitement mettre un terme à leur carrière. Les exemples de brutale fin de carrière sont extrêmement nombreux, etc. La période d'activité sera dans tous les cas de courte durée : de dix à vingt-cinq ans selon les disciplines. La carrière du sportif de haut niveau est donc un sprint qu'il faut savoir négocier dans les meilleures conditions. La fin de carrière, il faut donc aussi l'anticiper.

Il est très important de préparer soigneusement sa reconversion. Dans certains sports en effet, on peut se retrouver « retraité » à 30 ans. Il importe donc que l'athlète intègre cette donnée et se découvre un caractère épargnant.

Les futurs professionnels, qui tirent leurs ressources principales de leur activité, commencent à pratiquer leur discipline généralement dès leur plus jeune âge. Le chemin qui mène à la professionnalisation est long et parsemé d'embûches. La plupart des athlètes de haut niveau ont commencé à pratiquer leur sport entre 6 et 10 ans. Généralement, on estime que l'âge le plus opportun pour débuter un programme de formation se situe entre 10 et 12 ans. Attention toutefois : « casser la baraque » dans des compétitions pour jeunes n'est pas toujours un gage d'avenir. Là aussi, les exemples d'espoirs qui n'ont jamais confirmés sont nombreux. A contrario, il peut aussi y a voir des sportifs qui découvrent une discipline sur le tard et qui franchissent les étapes à la vitesse de l'éclair. Il n'y a donc pas de recette miracle.

A ce sujet, on peut préciser qu'un entraînement précoce n'est pas indiqué à tout le monde : il peut même être dangereux, à la fois sur le plan physique parce que l'organisme est en pleine croissance donc fragile mais aussi sur le plan psychologique parce qu'on prend le risque d'user son enthousiasme.

Enfin, il est utile de rappeler que les sportifs d'élite représentent une infime minorité d'athlètes par rapport à la foule considérable que représentent celles et ceux qui ont pris conscience de l'importance d'entretenir leur corps par une pratique sportive. Il n'y a pas deux catégories bien tranchées, professionnels d'un côté et amateurs de l'autre. Il y a des façons différentes de tirer ses ressources du sport, pourvu qu'on appartienne à l'élite de discipline. Mais ne perdons pas de vue que faire partie de celle-ci demeure un privilège.

 

Compétences & actions

  • Pour pouvoir prétendre à devenir professionnel dans sa discipline de prédilection, il est évident que le niveau sportif doit être excellent
  • Excellente condition physique
  • Endurance
  • Accepter d'être sous les « feux de la rampe », sous le regard du public
  • Faculté d'analyse de ses propres performances

Savoir-être

  • Courage, détermination et abnégation
  • Grande rigueur dans la préparation
  • Moral à toute épreuve
  • Grande confiance en soi
  • Etre équilibré
  • Capacités à évoluer en équipe (pour les sports collectifs)
  • Capacités d'adaptation à un nouvel environnement (club, pays, culture, etc.)
  • Pouvoir maîtriser son stress et ses émotions
  • Résister aux pressions et aux enjeux d'une compétition
  • Savoir relativiser certains échecs

Cadre professionnel

Le statut de sportif de haut niveau n'est jamais acquis et est remis en cause perpétuellement. Les conditions de travail sont difficiles car soumises à cette pression qui fragilise les capacités physiques et psychiques. Le travail collectif sous le contrôle d'un entraîneur est un bon soutien et un bon moteur.

Les relations de travail entre un sportif rémunéré et son employeur sont réglées par une loi spécifique, la loi sur les sportifs rémunérés. Celle-ci déroge à certaines dispositions de la loi générale sur les contrats de travail. Les sportifs non rémunérés (amateurs) ne tombent pas dans le champ d’application de la loi sur les contrats de travail. Leur statut est réglé au niveau des entités fédérées (Communauté flamande, Communauté française, Communauté germanophone). Par « sportifs rémunérés », l’on entend les personnes qui s’engagent à se préparer ou à participer à une compétition ou à une exhibition sportive sous l’autorité d’une autre personne, moyennant une rémunération excédant un certain montant. Pour être sportif rémunéré, deux conditions doivent donc être remplies : il faut se préparer et/ou participer à une compétition ou à une exhibition sportive contre paiement d’une rémunération et sous l’autorité d’une autre personne ; il faut que le salaire que l’on reçoit dépasse un certain seuil.

Pour plus d’informations : http://www.emploi.belgique.be/defaultTab.aspx?id=41950. 

Formations

Il vaut toutefois mieux pratiquer le sport de son choix dès son plus jeune âge dans un club, s'entraîner, bien s'entourer et... croire en sa bonne étoile !

Toutefois, dès le secondaire, il existe la possibilité d'augmenter les heures de pratique sportive dans le cadre scolaire. De même, un jeune peut bénéficier d'un statut de Sportif de Haut Niveau ou d'Espoir Sportif de la Communauté française, voire d'Elite olympique. Il peut aussi éventuellement bénéficier d'un statut A.P.E. ou A.C.S.

Au niveau supérieur, aussi, sport et études sont conciliables.


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