Selon la définition classique, la théologie est une étude de la foi qui cherche à se comprendre elle-même et à se dire. Le théologien cherche donc à connaître et à étudier la foi, à partir des textes sacrés et de la tradition où elle est enracinée, pour mieux l’ouvrir aux défis d’une culture en perpétuelle mutation. Il réfléchit au pourquoi de l'existence, à l'origine de l'homme et à sa destinée. Il cherche à comprendre Dieu et le monde en faisant appel à toutes les ressources qu’offre la raison. D’où le recours à la philosophie, aux sciences humaines, sciences naturelles, à la culture, etc. Loin de se définir comme un discours replié sur lui-même et frileux à tout contact autre que le sien, le langage de la théologie est indissociable d’un rapport à tout ce qui définit l’être humain. La croyance ou le refus de cette croyance inspire des comportements, des discours, des écritures qui sont de beaux objets d'étude ! Certes, il n’est pas nécessaire d’avoir déjà la foi chevillée au corps pour entreprendre des études de théologie, mais faut pouvoir prendre au sérieux les questions qu’elle pose et les réponses qu’elle apporte. Il faut aussi accepter de confronter la foi aux questionnements dont elle est l’objet. Exposer la foi à la critique de la raison, c’est aussi une manière de la structurer et de la faire mûrir.

La théologie chrétienne comporte trois axes principaux, articulés l’un à l’autre. D’abord un axe biblique et historique : l’étude de la Bible (Ancien et Nouveau Testament), des écrits des grands théologiens et de l’histoire du Christianisme. Ensuite, l’effort réflexif qui consiste à rendre compte de l’intelligibilité de la foi. Le troisième axe a pour objet les pratiques individuelles ou collectives des croyants.

La théologie chrétienne ne s'arrête pas qu'au Christianisme, car une connaissance de la tradition chrétienne ne suffit plus à comprendre les grands débats du monde moderne. Le théologien s'efforce de fournir les connaissances nécessaires au dialogue entre les grandes religions.

 

Compétences & actions

  • Excellente maîtrise du français parlé et écrit
  • Capacité à approcher les textes des traditions biblique et chrétienne en grec ou en latin
  • Pouvoir initier une réflexion éthique et dogmatique
  • Pouvoir décoder et comprendre les discours et phénomènes religieux
  • Maîtrise de l'histoire du Christianisme, de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament

Savoir-être

  • Intérêt pour les questions humaines et religieuses
  • Excellente écoute
  • Sens du dialogue
  • Tolérance, ouverture d'esprit
  • Esprit critique
  • Esprit d'analyse et de synthèse
  • Rigueur

Cadre professionnel

Les études dans une Faculté de théologie offrent des débouchés divers. À côté des "classiques" que sont l’enseignement de la religion (mais aussi de la philosophie et du latin) et la recherche en théologie, plusieurs anciens ont trouvé du travail dans les services d’aumônerie (hôpital, prison) et dans l’animation pastorale (mouvements, paroisses), mais aussi par exemple dans le monde des médias, les bibliothèques, l’animation culturelle, etc. Certains théologiens ont trouvé un emploi dans le journalisme religieux et historique, dans des métiers du livre (librairie, édition) ou encore dans des métiers gravitant autour de l'art (conservateur de musée, etc.). Les qualités humaines des théologiens sont très appréciées dans l'accompagnement humain et spirituel de communautés chrétiennes, de jeunes, de malades, de personnes handicapées, de prisonniers ou de toute autre personne en difficulté. Le master en Sciences des religions, offre plus spécifiquement des perspectives du côté de

la médiation interculturelle et interreligieuse.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.